Marois Andre
Marois Andre
André parle français, tout comme toi ! À quelques exceptions près...
André est attiré par le mystère... Il s'invente toujours toutes sortes d'histoires !
Sous la douche ou dans la voiture, André chante tout le temps. Enfin... presque tout le temps !
Bagatelles pour l'éternité (littéraire). On se souvient du jugement de Pline sur Martial : « il a écrit ses bagatelles en vue de la postérité ». Jeux, mais jeux sérieux de moraliste, suggérait de son côté Martial. Le paradoxe de l'épigramme achemine vers quelques questions. Comment le texte bref peut-il faire oeuvre ? À ce qui n'a pas d'étendue, quelle place donner dans le champ de la littérature ? Et quel poids quand la ténuité de la forme se double de la frivolité ou de la contingence radicale du sujet ? Le choix de la brièveté relève souvent d'une démarche ambiguë : modestie affichée, mais biais pour échapper aux contraintes des grands genres et contestation des valeurs, stylistiques et mentales, qu'ils véhiculent. Les dix-sept études ici rassemblées permettent d'envisager, à partir d'exemples typiques, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, des fables d'Ésope aux nouvelles de Borges, des lais de Marie de France à un roman éclaté de R. Pinget, de Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand aux Phrases pour éventail de Claudel, certaines des stratégies et des significations de la brièveté. Là, comme dans les prologues de théâtre, les pièces en un acte, et aussi, pour une part, la fable, le miracle (Gautier de Coincy), ou le conte, dominent la considération pratique de la réception, le souci de s'accorder à l'impatience ou la fantaisie du public. Mais le bref ne se conçoit guère sans une esthétique. Malgré la diversité des postulations et des projets, on repère des méthodes similaires : l'ellipse, présente dans le récit lacunaire du poème en prose, et, déjà, dans les silences d'histoires folkloriques du xvie siècle ; la discontinuité, qu'imposent l'impressionnisme de la notation dans le Journal des Goncourt, et plus encore les souvenirs inorganisés de l'autobiographie contemporaine ; l'art du démembrement, qu'il s'agisse du discours, pour l'ostentation spectaculaire d'un aphorisme, ou de la structure syntaxique, pour la sourde résonance des mots du poème. Quelques approches complètent ces analyses en dégageant tel modèle épistémologique sous-jacent à l'écriture des moralistes classiques, ou en étudiant des textes réflexifs, arts poétiques, théorie romantique du fragment.
Une jeune Française en vacances dans le sud de la Colombie-Britannique traverse par erreur la frontière entre le Canada et les États-Unis. Elle est aussitôt arrêtée par des policiers et conduite dans une prison américaine. Elle en sortira après seize jours de détention au cours desquels sa rencontre avec Juanita, une Mexicaine de son âge, marquera à jamais sa perception des immigrants clandestins.
Par une journée de canicule étouffante, Étienne et ses amis voient leur piscine fermer à cause d’un orage. Pour éviter de fondre sur l’asphalte, il leur faut un plan anti-canicule aussi drôle qu’efficace.
Bagatelles pour l'éternité (littéraire). On se souvient du jugement de Pline sur Martial : « il a écrit ses bagatelles en vue de la postérité ». Jeux, mais jeux sérieux de moraliste, suggérait de son côté Martial. Le paradoxe de l'épigramme achemine vers quelques questions. Comment le texte bref peut-il faire oeuvre ? À ce qui n'a pas d'étendue, quelle place donner dans le champ de la littérature ? Et quel poids quand la ténuité de la forme se double de la frivolité ou de la contingence radicale du sujet ? Le choix de la brièveté relève souvent d'une démarche ambiguë : modestie affichée, mais biais pour échapper aux contraintes des grands genres et contestation des valeurs, stylistiques et mentales, qu'ils véhiculent. Les dix-sept études ici rassemblées permettent d'envisager, à partir d'exemples typiques, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, des fables d'Ésope aux nouvelles de Borges, des lais de Marie de France à un roman éclaté de R. Pinget, de Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand aux Phrases pour éventail de Claudel, certaines des stratégies et des significations de la brièveté. Là, comme dans les prologues de théâtre, les pièces en un acte, et aussi, pour une part, la fable, le miracle (Gautier de Coincy), ou le conte, dominent la considération pratique de la réception, le souci de s'accorder à l'impatience ou la fantaisie du public. Mais le bref ne se conçoit guère sans une esthétique. Malgré la diversité des postulations et des projets, on repère des méthodes similaires : l'ellipse, présente dans le récit lacunaire du poème en prose, et, déjà, dans les silences d'histoires folkloriques du xvie siècle ; la discontinuité, qu'imposent l'impressionnisme de la notation dans le Journal des Goncourt, et plus encore les souvenirs inorganisés de l'autobiographie contemporaine ; l'art du démembrement, qu'il s'agisse du discours, pour l'ostentation spectaculaire d'un aphorisme, ou de la structure syntaxique, pour la sourde résonance des mots du poème. Quelques approches complètent ces analyses en dégageant tel modèle épistémologique sous-jacent à l'écriture des moralistes classiques, ou en étudiant des textes réflexifs, arts poétiques, théorie romantique du fragment.
Olivier doit fuir pour oublier tout ce qu'il a vu et surtout entendu. Mais avec son hypermnésie auditive, c'est impossible. Le moindre son se grave instantanément dans sa mémoire. William est aussi en cavale. Traqué comme un gibier. Il veut tenter sa chance ailleurs pour changer de vie et oublier son passé. Trois options s'offrent à eux : se noyer dans la masse, acheter un aller simple pour une destination inconnue ou se réfugier dans un coin isolé. Leur rencontre en propose une autre : échanger leur planque pour brouiller les pistes de ceux qui les poursuivent.
Jay est engagé pour l'été comme promeneur de chiens. En allant chez sa cliente Lynou pour chercher Zéro, son labrador, un homme attend devant la porte. Quelques jours plus tard, Jay découvre que l'appartement de sa cliente a été cambriolé. Son premier réflexe est d'appeler la police, mais compte tenu qu'il travaille au noir, il décide de partir lui-même à sa recherche, sans se douter qu'il met sa vie en danger.
En 2048, le Québec est devenu un territoire hostile : chaque soir, des milliards de moustiques tueurs envahissent le ciel, et un gouvernement omniprésent surveille chaque citoyen.
Quand petit Pat décide de sortir jouer malgré le froid polaire, il va devoir user de ruse pour entraîner ses amis dehors.
Le garçon a dix ans, une mère et une petite soeur. Des copains, aussi. Il s'amuse bien. Son père est mort sur un chantier de construction. Son fils avait coupé ses lacets et caché son casque, mais c'était pour faire une blague. Et puis, il y a Luigi, l'ami de son père, qui rend trop souvent visite à sa mère. Le garçon ne l'aime pas. Quelle méchanceté pourrait-il inventer contre lui ? André Marois a puisé dans ses souvenirs d'enfance pour raconter cette histoire d'où il ne sort pas grandi. Après la candeur du jeune héros de 9 ans, pas peur, la malice de cette histoire très noire surprend comme un retour de bâton vraiment pas gentil.
Nouvelle aussi noire que captivante, empreinte de l'humour grinçant qui caractérise la plume d'André Marois.