Martin Winckler
Martin Winckler
Voici de quoi nourrir l'âme et l'esprit de ceux que la mort de Julien Green, le 13 août 1998, a laissés seuls au coeur du silence. Ils ne manqueront pas de noter que la diversité des sujets des deux colloques ici réunis s'accompagne d'une mystérieuse impression d'unité. Le secret de celle-ci ne serait-il pas dans l'audace d'une oeuvre qui, saisie par l'un ou l'autre de ses aspects, dit toujours, grâce à des mises en scène implacables, le plus grave de tous les conflits : celui de l'humain et de l'inhumain ?
Médecin, écrivain, spécialiste des séries télévisées, il n'en fallait pas plus pour que Martin Winckler, le romancier de La maladie de Sachs, se penche sur le cas du Dr House qui, à l'étonnement ou l'effarement de téléspectateurs scotchés à leurs petits écrans durant huit saisons, a pratiqué au service (selon le jargon du métier) des « moutons à cinq pattes », chez les patients au diagnostic difficile. Mal rasé, boîteux, misanthrope, cynique, inspiré et désemparant, ce personnage est livré à l'examen analytique, éthique et spirituel du Dr Winkler qui, tout écrivain qu'il est, envisage et situe son sujet d'étude dans la lignée des héros (un Sherlock Holmes, par exemple) que la fiction offre à nos passions de lecteurs.
Plongez dans L’amour à temps, un roman captivant où Rachel, étudiante en 1968, voyage dans le passé pour percer les secrets familiaux de la Seconde Guerre mondiale. Entre histoire, féminisme et romance, une aventure inoubliable à deux époques !
« Mes parents ne voulaient pas me raconter ce qui leur était arrivé en France pendant la guerre. Mais leur passé était aussi le mien. De quel droit osait-on me le cacher ? Alors, au printemps 1968, je suis partie enquêter en France, à Tours. Je ne savais pas que ce printemps-là serait bousculé par une révolte étudiante et une grève générale. Et je ne me doutais pas que j'allais tomber amoureuse... et que je voyagerais jusqu'en 1942. » L'amour à temps réussit le tour de force d'entraîner le lecteur dans deux histoires parallèles mais à deux époques différentes, avec la même héroïne ! Inspiré du modèle d'Outlander, la célèbre série télévisée américaine dans laquelle en 1945, une infirmière de guerre se retrouve transportée dans le temps dans l'Écosse révoltée de 1743. Ici, Rachel, étudiante canadienne à l'université américaine de Tours (Indre et Loire) en 1968, enquête sur son passé familial, jusqu'à effectuer un extraordinaire voyage dans le temps sous l'Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, à Tours également. C'est un roman d'aventures fantastique qui voit la protagoniste « parachutée » en 1942 pour lui permettre de dénouer, avec un art du suspense consommé, non seulement les énigmes familiales mais également notre compréhension du présent. « Parce qu'il ne faut pas laisser les récits de haine et les mensonges devenir les récits dominants. » C'est un roman historique et féministe, soigneusement documenté, dans lequel les événements de mai 1968 permettent de relire l'Occupation à travers la vie quotidienne et la résistance des femmes, qui furent longtemps passées sous silence. C'est enfin une véritable romance, une émouvante histoire d'amour entre deux personnes mais... appartenant à des époques différentes. Cécile Cassel, accompagnée d'Alice Le Strat, David Migeot et Guillaume Durieux, nous fait partager le destin follement romanesque d'une jeune femme à la recherche de l'amour et de ses racines. Couverture : © Stephen Mulcahey / Trevillion Images
« Mes parents ne voulaient pas me raconter ce qui leur était arrivé en France pendant la guerre. Mais leur passé était aussi le mien. De quel droit osait-on me le cacher ? Alors, au printemps 1968, je suis partie enquêter en France, à Tours. Je ne savais pas que ce printemps-là serait bousculé par une révolte étudiante et une grève générale. Et je ne me doutais pas que j'allais tomber amoureuse... et que je voyagerais jusqu'en 1942. » L'amour à temps réussit le tour de force d'entraîner le lecteur dans deux histoires parallèles mais à deux époques différentes, avec la même héroïne ! Inspiré du modèle d'Outlander, la célèbre série télévisée américaine dans laquelle en 1945, une infirmière de guerre se retrouve transportée dans le temps dans l'Écosse révoltée de 1743. Ici, Rachel, étudiante canadienne à l'université américaine de Tours (Indre et Loire) en 1968, enquête sur son passé familial, jusqu'à effectuer un extraordinaire voyage dans le temps sous l'Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, à Tours également. C'est un roman d'aventures fantastique qui voit la protagoniste « parachutée » en 1942 pour lui permettre de dénouer, avec un art du suspense consommé, non seulement les énigmes familiales mais également notre compréhension du présent. « Parce qu'il ne faut pas laisser les récits de haine et les mensonges devenir les récits dominants. » C'est un roman historique et féministe, soigneusement documenté, dans lequel les événements de mai 1968 permettent de relire l'Occupation à travers la vie quotidienne et la résistance des femmes, qui furent longtemps passées sous silence. C'est enfin une véritable romance, une émouvante histoire d'amour entre deux personnes mais... appartenant à des époques différentes. Cécile Cassel, accompagnée d'Alice Le Strat, David Migeot et Guillaume Durieux, nous fait partager le destin follement romanesque d'une jeune femme à la recherche de l'amour et de ses racines. Couverture : © Stephen Mulcahey / Trevillion Images
Si elle donne le choix, l'IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d'autant plus douloureux qu'on le garde pour soi, qu'on ne sait pas dire l'ambivalence des sentiments et des représentations qui l'accompagnent. L'angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l'impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé.
Si elle donne le choix, l'IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d'autant plus douloureux qu'on le garde pour soi, qu'on ne sait pas dire l'ambivalence des sentiments et des représentations qui l'accompagnent. L'angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l'impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé.
La pilule peut-elle rendre stérile ? Comment soigne-t-on l'endométriose ? Quels types de soins est-on en droit de refuser... De la puberté à la ménopause, Martin Winckler répond à toutes les questions que se posent les femmes. Il aborde tous les sujets, sans tabou, des cystites aux maladies mentales, des vaccins aux violences obstétricales. Les explications sont détaillées et claires, accompagnées de conseils, pour comprendre ce qu'il se passe dans notre corps et savoir réagir face aux médecins. Ce livre s'adresse à toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur orientation sexuelle, leur désir ou non de maternité. Et à celles et ceux qui les accompagnent et les soignent. Médecin généraliste dans un centre de planification et d'IVG pendant 25 ans, Martin Winckler a consacré sa vie à la santé des femmes. Chaque mois, il continue de recevoir des centaines de questions qui lui ont donné l'envie d'écrire ce livre. Ses romans (La Maladie de Sachs ; Le Choeur des femmes ; L'École des soignantes) comme ses essais (Les Brutes en blanc) ont été d'immenses succès critiques et publics. Son oeuvre est traduite dans une dizaine de langues.
Comme le souligne si justement Baptiste Baulieu, « Martin Winckler a montré à toute une génération de soignant·es qu'une autre médecine était possible. Plus humaine. Plus décentrée. Il a changé pour toujours et pour beaucoup l'idée de la relation soignant·e-soigné·e. » Que ce soit dans sa pratique médicale ou dans ses livres, Martin Winckler n'a de cesse de défendre le respect et l'autonomie de l'individu. Dès ses études, il milite pour l'IVG et l'assistance médicale à mourir et devient rapidement le médecin allié des femmes. Son plaisir d'écrire n'a pas de frontière : romans, nouvelles, polars, science-fiction, récits autobiographiques, lettres, essais ou encore manuels pratiques... Ses livres abordent souvent cette relation soignant·e-soigné·e, dénoncent frontalement les brutalités du corps médical et explorent des possibles bien plus engageants. En 2009, sa difficulté à se plier aux règles absurdes des institutions le mène au Québec, où ses idées, encore dissidentes en France, trouvent meilleur accueil. Il devient citoyen canadien en 2019. Au cours de cet entretien, Martin Winckler revient avec un vrai désir de transmission sur son enfance, sa curiosité boulimique, son parcours, ses choix, ses doutes et ses convictions. Une conversation vivifiante avec un esprit libre.
Beaucoup d'écrivantes - et vous en faites partie - rencontrent, au cours de leurs projets, obstacles et chausse-trapes. Ces deux ateliers ont pour but de vous aider à les contourner ou à les franchir plus vite que si vous deviez le faire seule. Dans l''atelier de poche', je propose une dizaine d'exercices d'écriture accompagnés de suggestions, précisions et conseils, réflexions et titres d'ouvrages qui vous aideront à 'construire le labyrinthe' - une nouvelle, une autofiction, un roman - que vous désirez écrire. Dans l''atelier en solo', je partage des textes courts : contes, nouvelles, projets ou amorces de livres écrits ou en écriture. J'espère que vous trouverez dans ces deux ateliers de quoi concevoir et fabriquer vos propres outils et vos propres textes.
Beaucoup d'écrivantes - et vous en faites partie - rencontrent, au cours de leurs projets, obstacles et chausse-trapes. Ces deux ateliers ont pour but de vous aider à les contourner ou à les franchir plus vite que si vous deviez le faire seule. Dans l''atelier de poche', je propose une dizaine d'exercices d'écriture accompagnés de suggestions, précisions et conseils, réflexions et titres d'ouvrages qui vous aideront à 'construire le labyrinthe' - une nouvelle, une autofiction, un roman - que vous désirez écrire. Dans l''atelier en solo', je partage des textes courts : contes, nouvelles, projets ou amorces de livres écrits ou en écriture. J'espère que vous trouverez dans ces deux ateliers de quoi concevoir et fabriquer vos propres outils et vos propres textes.
" En 2009, j'ai émigré au Canada. J'ai quitté la France parce que j'y étouffais. Émotionnellement et moralement.Quand on me demandait, de manière plutôt condescendante, si je partais "pour les grands espaces', je répondais : "Là-bas, l'espace mental est beaucoup plus vaste.' Quinze ans plus tard, je n'ai pas changé d'avis. "Hors de nos frontières, Martin Winckler s'est souvent entendu demander s'il était vraiment français. Quand il s'en étonnait, on lui déclarait : " Vous n'êtes pas arrogant, comme beaucoup de Français que nous recevons. " Ce pamphlet, dont le fil rouge est sa propre vie - ses racines algériennes, son enfance à Pithiviers, sa formation et son exercice médical, sa découverte du monde de l'édition et des médias, sa rencontre avec d'autres cultures -, est né de ces remarques. À ses yeux, le " pays des Lumières " est en réalité celui du mépris, de l'arrogance, de l'élitisme et du harcèlement moral. C'est un pays bloqué dans son archaïsme, qui refuse les évolutions acceptées ailleurs, et où il est très mal vu de " sortir du moule " et de ne pas se conformer à ce qu'on attend de nous. École, université, monde professionnel, médias, politique... rien n'échappe à sa dénonciation de la " toxicité " d'une société française " cruelle, autoritaire, somptuaire et avare, masculiniste et sexiste, narcissique et xénophobe, qui se targue d'être universaliste mais se comporte en réalité de manière sectaire ".
Été 1971. À dix-sept ans, Franz Farkas quitte Tilliers, sa petite ville de France, pour passer un an à Oakland, dans la baie de San Francisco. Accueilli par une famille très atypique, le jeune Franco-Algérien s'immerge dans la Bay Area et découvre ses communautés, ses mouvements et sa diversité, ses films et sa télévision, sa musique et ses chansons, sa culture et sa langue ainsi qu'une autre manière d'apprendre, d'inventer et de s'épanouir. Dans l'ombre menaçante de la guerre du Vietnam, il rencontre des féministes radicales, des Black Panthers, des membres de la communauté gaie et lesbienne, des gauchistes poseurs de bombes, des Indiens-Américains récemment chassés d'Alcatraz, des enfants d'immigrants japonais internés pendant la Seconde Guerre mondiale - et tient un double rôle féminin dans le Musical de sa High School ! Et pendant ce temps, dans la France de l'après-de Gaulle... Racontées en choeur par celles et ceux qui les ont vécues des deux côtés de l'Atlantique, ces histoires d'hier annoncent l'Histoire d'aujourd'hui.
«Le Centre hospitalier holistique de Tourmens est un hôpital public. On y reçoit et on y soigne tout le monde, sans discrimination et avec bienveillance. Mais les préjugés envers son approche féministe et inclusive des soins et de l'enseignement sont tenaces. Depuis sa création, en 2024, les hommes qui s'enrôlent à l'École des soignantes du CHHT n'ont jamais été nombreux : l'année où j'ai commencé ma formation, j'étais l'un des rares inscrits. J'espère que nous ne serons pas les derniers. Je m'appelle Hannah Mitzvah. Aujourd'hui, 12 janvier 2039, je commence ma résidence. L'officiante de l'unité à laquelle je suis affecté se nomme Jean ("Djinn") Atwood. C'est une figure légendaire de la santé des femmes. Je me demande ce qu'elle fait chez les folles.»
À quoi sert la douleur ? Pourquoi notre corps nous fait-il mal - parfois sans raison intelligible ? Pourquoi peut-il être si difficile de faire entendre qu'on souffre ? Sans toujours parvenir à être soulagé. Ces questions, tout le monde se les pose. Mais aujourd'hui, en France, il n'est pas toujours possible d'y trouver réponse. La douleur est un domaine immense et complexe : ses mécanismes varient selon qu'il s'agit d'une douleur utile, passagère, ou chronique et invalidante. Il en va de même pour ses nombreux traitements (médicamenteux et autres) : il est parfois difficile de distinguer leurs effets, leurs limites, et les mythes qui les entourent. Enfin, la douleur est intime et propre à chaque individu. D'où l'importance de faire le point sur la douleur, ses fonctions, ses remèdes, mais aussi sur ce qu'on n'aborde jamais ou presque : les préjugés, les inégalités, les insuffisances, les brutalités. Rédigé par deux médecins formés à l'écoute des patient·e·s, ce livre plaide pour une prise en compte de la douleur dans toutes ses dimensions : physique, psychique, sociale, familiale et intime. Il a été écrit pour les personnes qui souffrent, celles qui les entourent et celles qui les soignent - car comprendre la douleur est le premier pas pour s'en libérer.
Plongez dans Le Chœur des femmes de Martin Winckler, un roman captivant et engagé qui donne la parole aux femmes sur leur santé, leur corps et leur intimité.
Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante.Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet, Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s') écrit.Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
Été 2015. L'histoire d'une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web, puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour. Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ? Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d'elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d'histoires qu'elle confie à la jeune femme.
Dans la salle d'attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu'il soigne. Mais qui soigne la maladie de Sachs?
"Tourmens est un hôpital public. On y reçoit et on y soigne tout le monde, sans discrimination et avec bienveillance. Mais les préjugés envers son approche féministe et inclusive des soins et de l'enseignement sont tenaces. Depuis sa création, en 2024, les hommes qui s'enrôlent à l'École des soignantes du CHHT n'ont jamais été nombreux : l'année où j'ai commencé ma formation, j'étais l'un des rares inscrits. J'espère que nous ne serons pas les derniers. Je m'appelle Hannah Mitzvah. Aujourd'hui, 12 janvier 2039, je commence ma résidence. L'officiante de l'unité à laquelle je suis affecté se nomme Jean ("Djinn") Atwood. C'est une figure légendaire de la santé des femmes. Je me demande ce qu'elle fait chez les folles."
Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.
On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique et s'efforce de « Guérir parfois. Soulager souvent. Consoler toujours ». On attend d'un médecin qu'il soigne.En France, la réalité est autre : de la violence verbale aux jugements de valeurs, de la discrimination au refus de prescription, des épisiotomies arbitraires à la chimiothérapie imposée, bon nombre de médecins brutalisent les patients, à commencer par les femmes.Ces brutes en blanc trahissent la déontologie et enfreignent les lois.Ce n'est pas un hasard : la caste hospitalière, profondément sexiste, ne se consacre pas aux soins, mais à ses luttes de pouvoir ; dans les facultés, la formation éthique et psychologique est absente, le savoir sous la coupe de mandarins aux valeurs archaïques et l'esprit scientifique parasité par les industriels. Comment s'étonner, alors, que tant de médecins se comportent en aristocrates hautains, et non en professionnels au service du public ?Le temps est venu de dire non à cette maltraitance d'un autre âge.La santé des citoyens vaut bien une révolte. Ou une révolution.
On attend d'un médecin qu'il écoute, rassure, explique et s'efforce de « Guérir parfois. Soulager souvent. Consoler toujours ». On attend d'un médecin qu'il soigne.En France, la réalité est autre : de la violence verbale aux jugements de valeurs, de la discrimination au refus de prescription, des épisiotomies arbitraires à la chimiothérapie imposée, bon nombre de médecins brutalisent les patients, à commencer par les femmes.Ces brutes en blanc trahissent la déontologie et enfreignent les lois.Ce n'est pas un hasard : la caste hospitalière, profondément sexiste, ne se consacre pas aux soins, mais à ses luttes de pouvoir ; dans les facultés, la formation éthique et psychologique est absente, le savoir sous la coupe de mandarins aux valeurs archaïques et l'esprit scientifique parasité par les industriels. Comment s'étonner, alors, que tant de médecins se comportent en aristocrates hautains, et non en professionnels au service du public ?Le temps est venu de dire non à cette maltraitance d'un autre âge.La santé des citoyens vaut bien une révolte. Ou une révolution.
Printemps 1963. Sur la Grand-Place de Tilliers-en-Beauce, une Dauphine jaune se gare à l'ombre du monument aux morts. Ses passagers reviennent de loin. Abraham est médecin et il cherche du travail. Son fils Franz n'a pas dix ans et aucun souvenir de leur vie passée. Bientôt, ils emménagent dans une maison trop grande pour eux. Ensemble et séparément, ils vont découvrir la France du Général, de la télévision d'État, du Canard Enchaîné, des commémorations et des secrets empoussiérés.
Martin Winckler raconte avec humour et tendresse les nourritures qui, après avoir bercé son enfance algérienne, rythment sa trépidante vie familiale, les dîners et casse-croûte marqués par sa passion pour les séries télévisées d'outre-Atlantique et les saveurs de l'Amérique de son adolescence.
Gestes à accomplir. Bruits de machine. Doigts caoutchoutés. Et ces femmes qui viennent vers le médecin Bruno Sachs, angoissées, confiantes, meurtries... Bruno Sachs accomplit une fois par semaine à l'hôpital une vacation, c'est-à-dire qu'il pratique des avortements dans le cadre de la loi sur l'interruption de grossesse. Comment faire coïncider la banalité du geste et la blessure qu'il inflige à la chair mais aussi à l'imaginaire? Comment supporter ce double poids et que peut-on en faire? Un livre, par exemple. Dans une clandestinité choisie et durant toute une journée, qui sera comme un contrepoint à sa journée de vacation, Bruno Sachs recompose ces instants de vie, de mort ; il raconte, il décrit, il énumère, il rêve, il lui arrive aussi de jouer avec les mots par défi, par plaisir, on pense à Perec bien sûr, à Queneau...
Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. Il a bien fallu qu'il le devienne. Bruno Sachs, le personnage déjà rencontré dans La Vacation (1989) et La Maladie de Sachs (1998), n'échappe pas à la règle. S'il est devenu le médecin qu'il est devenu, c'est grâce, malgré ou à cause des longues années de formation qu'il a passées à la faculté de médecine de Tourmens, dans les années soixante-dix. Raconter ces sept années de faculté, c'était montrer que devenir médecin c'est vivre plusieurs romans à la fois : un roman de... formation médicale, bien sûr ; mais aussi un roman d'amour ; un roman qui parle de pouvoir et de politique ; un roman sur l'amitié ; un roman où l'on vit, où l'on se bat et ou l'on meurt - bref, un roman d'aventures.
Dans la salle d'attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu'il soigne. Mais qui soigne la maladie de Sachs?
Ça se déroulait toujours de la même manière. Une voix appelait sur mon cellulaire, tard le soir ou tôt le matin. Elle demandait à me rencontrer en tête-à-tête. Et donnait la phrase rituelle : En souvenir d'André. Je me rendais à l'adresse indiquée et là, je rencontrais un homme, parfois seul, parfois avec une autre personne, de son âge ou plus jeune. On ne faisait pas de présentations. Ils connaissaient mon nom, ils m'avaient donné leur prénom. Lorsque le malade souffrait trop, l'autre personne était là pour m'expliquer. Je l'arrêtais très vite. Je vais d'abord m'occuper de la douleur.
Tour à tour ou simultanément défenseur de grandes causes humanitaires, conteur, producteur inventif, meneur de jeux et animateur facétieux, Pierre Bellemare occupe depuis soixante ans une place majeure dans le coeur des auditeurs et des téléspectateurs. À travers des émissions emblématiques telles que « Vous êtes formidables », « La tête et les jambes », « Il y a sûrement quelque chose à faire », « Pièces à conviction », « Les histoires extraordinaires » ou « Au nom de l'amour », il a profondément marqué l'histoire de la radio et de la télévision. Pour autant, par pudeur et modestie, Pierre Bellemare a toujours refusé d'évoquer sa vie privée, ses passions secrètes, ses rencontres avec les célébrités de son époque, et les innombrables péripéties de sa carrière. En dévoilant pour la première fois des facettes insoupçonnées de sa personnalité, sensible et complexe, son autobiographie comble aujourd'hui ce manque. L'édition originale de cet ouvrage contient un cahier photos hors-textes de 16 pages en couleurs, non repris dans la présente édition numérique.
Les fictions qui nous accompagnent, qui nous aident à grandir et nous ouvrent sur le monde, ne sont pas seulement les livres que nous avons lus, les films que nous avons vus, ou, plus généralement, les histoires qui nous ont été racontées. Pour ne pas se dissoudre dans l'écoulement du temps, chaque homme, chaque femme, élabore également ses fictions personnelles à mensonges, fantasmes, faux-semblants, espoirs insensés, conquêtes irrésistibles, vengeances et crimes parfaits. Mais la mémoire est un monde sous-marin : aussi vivant que le corail, l'imaginaire y recouvre lentement l'épave de chaque événement, réel ou rêvé, vécu ou inventé ; peu à peu, le souvenir des fictions se mêle indissolublement à la fiction des souvenirs.
«Ange m'a beaucoup parlé, et j'ai cru qu'il était naturel pour un père de parler à son enfant avant de comprendre que ça ne l'était pas pour tout le monde... L'attention qu'il me portait m'a gratifié ; sa parole m'a protégé et m'a aidé à grandir ; son amour m'a rendu fort. C'était un parent - et un soignant - exemplaire. Je sais que l'écriture me vient de lui : s'il ne m'en a pas transmis le gène (je ne crois pas plus au gène de l'écriture qu'au gène de la médecine ou à celui du crime...), il l'a, je ne sais comment, mise en oeuvre. Mais écrire, c'est se constituer en secret. Un jour, bien après la mort d'Ange, j'ai découvert dans l'écriture autre chose que ce que je croyais y mettre.»