Mathilde Ramadier
Mathilde Ramadier
« La procrastination, comme le retard, est toujours le symptôme d'une résistance plus profonde. » Qu'est-ce qui nous pousse à procrastiner ? Pourquoi cherchons-nous à repousser des tâches pourtant incontournables de notre agenda, alors même que nous redoutons l'angoisse du travail fait à la dernière minute ? À de rares exceptions près, nous sommes tous et toutes des procrastinateurs et procrastinatrices. Loin de chercher à nous culpabiliser, Mathilde Ramadier nous invite à considérer la procrastination comme un signal, un message venu des profondeurs de notre inconscient - un allié, peut-être. Car, à bien y réfl échir, nous avons souvent de bonnes raisons de procrastiner. Dans ce livre, Mathilde Ramadier s'appuie sur la philosophie et la psychanalyse, mais aussi sur sa propre expérience et sur les résultats de l'enquête qu'elle a menée, pour mieux comprendre les ressorts et les méandres de la procrastination. À une époque où l'on ne supporte plus les « temps morts », la procrastination apparaît ainsi peu à peu comme un moyen de mieux se connaître, de découvrir nos blocages, mais aussi les rouages de notre volonté, et notre potentiel créatif. Un récit choral, un antidote philosophique, une invitation poétique et décalée à reconsidérer notre façon de faire... ou de ne pas faire les choses
Maîtriser le mélange des couleurs à l'aquarelle Et si vous pouviez réaliser n'importe quelle oeuvre à l'aquarelle avec seulement onze couleurs ? C'est là tout l'art du mélange : le maîtriser vous permettra de reproduire la couleur que vous voulez et d'étendre votre gamme chromatique au-delà de votre imagination. En croisant certaines notions fondamentales sur la composition d'une couleur aquarelle, le papier ou les techniques picturales avec celles du mélange des couleurs, cet ouvrage offre davantage de possibilités qu'un simple nuancier. Par le prisme de la palette de base de onze nuances, vous apprendrez à créer à la fois vos propres couleurs secondaires et des couleurs essentielles (comme le gris de Payne ou le brun Van Dyck), tout en apportant plus de variations à vos primaires. Pour entrer dans le vif du sujet, quatre artistes interprètent pour vous la palette de base avec leur thème de prédilection : composition florale, paysage, portrait humain et animalier. Afin d'approfondir encore votre pratique, l'analyse des étapes de mise en couleurs de cinq aquarelles clôture ce guide, le nouvel ouvrage indispensable de votre bibliothèque pour créer plus avec moins. Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.
Depuis la mort d'Emilio, Nathalie rêve de tout laisser derrière elle. Elle abandonnerait Saint-Martin, la vente de sacs et de paréos sur les plages, et prendrait le large à bord d'un voilier. Elle mettrait le cap sur Saba, l'île où on dit trouver la paix. Un matin, en route vers le marché de Marigot, elle rencontre Christian, un marin qui la remue et avec qui, sans le lui dire, elle s'imagine déjà partir. Ce secret, elle le lui avouerait si une autre femme ne nourrissait pas son propre rêve avec lui. Heureusement, Nathalie a ses cahiers, dans lesquels elle dessine la houle qui agite son âme et la splendeur bigarrée de Saint-Martin, une île traversée par le vol des sucriers, les parfums du rhum et des plages de sable blanc et rose foulées jadis par des pirates légendaires et où des paquebots, énormes comme des villes flottantes, accostent aujourd'hui.
Plongez dans Madones et Médées, une bande dessinée percutante qui explore sans tabou les faces cachées de la maternité : entre burn-out, dépression post-partum et quête d'émancipation.
Elsa est pédopsychiatre dans un service de périnatalité à l'hôpital public. Lors de ses consultations, des femmes, mères ou futures mères se confient : burn-out parental, dépression post-partum, ambivalence maternelle, regrets, deuils... tel est le lot quotidien des femmes, confrontées aux multiples injonctions de la société et percutées par les questions et difficultés que soulève la maternité. Elsa est engagée corps et âme dans leur accompagnement, mais en découvrant sur le tard qu'elle est elle-même enceinte, c'est le choc. A-t-elle envie de devenir mère, elle qui côtoie des mères en souffrance au quotidien ? Et ce jour-là, une patiente à bout frôle le passage à l'acte avec ses jumeaux. Que s'est-il passé pour que cette mère en arrive là ? Les femmes sont-elles condamnées à être des madones ou bien des Médées ? Tout en essayant d'aider au mieux cette femme et les autres, Elsa doit à son tour interroger son propre désir et tenter de dessiner une voie personnelle et émancipée. Mathilde Ramadier (La Belle de mai), Maurane Mazars (Fauve Révélation Angoulême 2021), et Laure Woestelandt, pédopsychiatre, analysent avec précision et sensibilité, mais sans concession, les figures imposées de la maternité contemporaine. Ce récit sensible et incarné plonge dans les parcours intimes et complexes de la maternité.
Marseille, Hiver 1887. Plus dun millier de femmes sont employées à la manufacture des tabacs de la rue Bleue (aujourdhui la Friche Belle de Mai), qui produit cigares, scaferlatis et cigarettes. Malgré une récente modernisation, les conditions de vie et de travail sont rudes pour ces immigrées italiennes. Sespo, Teresa et Rosa, trois jeunes cigarettières, décident de sorganiser, sans syndicat ni expérience, pour faire spontanément une grève sur le tas après que lune delles a été sévèrement sanctionnée par la direction, suspectée injustement davoir volé du tabac. Leur première revendication : quon cesse les fouilles au corps à la sortie des ateliers. Petit à petit, il leur faut gagner lopinion publique et la presse, trouver des locaux, tenir tête aux chefs datelier qui cherchent à les intimider, convaincre la direction puis le préfet, voir plus grand dans leurs revendications, vivre la solidarité Et sémanciper de leur condition. Tout va aller beaucoup plus vite et plus loin quelles limaginaient. À travers le destin de ces trois ouvrières dorigine italienne, Mathilde Ramadier et Élodie Durand racontent le quotidien difficile de ces femmes venues en France pour trouver du travail. Un combat féministe, syndicaliste et non-violent qui se termine avec une victoire retentissante. Une belle histoire de solidarité et démancipation !
Plongez dans La belle de mai, le récit poignant et graphiquement sublime de la première grève féminine en France. Marseille, 1887 : trois cigarettières italiennes défient l’oppression et écrivent l’histoire.
Apprentie "psychonaute", l'autrice, curieuse de comprendre ce que les psychédéliques font à la conscience, a voulu tester l'ayahuasca, plante utilisée par les chamans des tribus amérindiennes d'Amazonie. Elle a vécu une expérience hors du commun qui lui a inspiré un récit personnel littéraire et foisonnant, rappelant parfois Yoga d'Emmanuel Carrère, agrémenté d'autres témoignages. Elle a voulu comprendre pourquoi cette plante permettait de résoudre des dépressions et était désormais prise au sérieux par les scientifiques. N'étant pas atteinte elle-même de dépression mais juste "normalement névrosée", Mathilde Ramadier nous dévoile comment répondre individuellement à des questions universelles telles que : qui sommes-nous ? où allons-nous ? quelle vie voulons-nous vivre ? Mathilde Ramadier est essayiste et scénariste de bande dessinée. Diplômée en psychanalyse et en philosophie à l'École normale supérieure, elle écrit sur le féminisme, l'écologie et le monde du travail. Ses deux derniers ouvrages parus : La Belle de mai (Futuropolis) et Renouer avec la terre (Seuil). Elle publie régulièrement dans des revues (Philonomist, Socialter, l'ADN). Au Faubourg, on lui doit Corps public et Vivre fluide et les traductions de Nous n'avons pas peur et La Doctrine invisible.
Nous vivons selon une idéologie qui a envahi chaque aspect de notre vie : notre éducation, nos emplois, notre système de santé et nos loisirs ; nos relations et notre santé mentale ; la planète que nous habitons, jusqu'à l'air que nous respirons, et de façon si subtile que, pour la plupart, elle n'a même pas de nom. Elle semble inévitable, comme une loi naturelle. Mais si nous repartons aux racines de cette idéologie, nous nous rendons compte qu'elle n'est ni inévitable ni immuable. Elle a été conçue, propagée, et puis dissimulée par ceux qui sont au pouvoir. Notre tâche est de lever le voile dessus, et de construire un nouveau système pour lequel on veut se battre. Le néolibéralisme. Savez-vous de quoi il s'agit ? En 25 chapitres courts, imagés et très parlants, George Monbiot et Peter Hutchison remontent à la source de cette idéologie. Une démonstration limpide qui révèle que rien n'est inévitable ou immuable dans le système dans lequel nous vivons ; il nous appartient seulement d'en construire un nouveau. George Monbiot est éditorialiste au Guardian et militant écologique, "le chroniqueur écologiste le plus en vue dans le monde anglo-saxon". Il a publié en France : Reconstruire sur les ruines du capitalisme (Actes Sud, 2021), et Nourrir le monde sans dévorer la planète (LLL, 2023). Voir son site https://www.monbiot.com/ ou sur X Peter Hutchison est réalisateur, auteur, enseignant et activiste. Il a adapté sous forme de documentaire le livre culte de Noam Chomsky, Requiem pour le rêve américain.
Splendeur d’une aurore boréale sur la Drôme, vertige d’un sommet alpin ou violence d’un orage dans la campagne cévenole… Nous avons tous expérimenté le sublime de la nature. Les artistes aussi, de William Turner à Judy Chicago, l’ont représenté dans leurs œuvres. Riche d’une longue histoire philosophique, le sublime s’attache à des manifestations esthétiques qui surprennent, sidèrent et peuvent nous transformer. Aujourd’hui, le langage courant le réduit pourtant à un simple idéal de beauté. Pourquoi se couper de la puissance de la nature alors que nous traversons des crises environnementales ? Et si nous ressentions autrement le monde dans lequel nous vivons ? Ce livre propose de mener une enquête sensible. Fondé sur des récits d’événements sublimes, il embrasse la philosophie et l’histoire de l’art pour interroger notre capacité de ressentir mais également de nous émerveiller. De la peinture de paysage romantique à l’art contemporain, en passant par le land art, il se penche sur nos représentations pour identifier le moment où nous nous sommes détachés de notre sensibilité et proposer de nouvelles manières d’entrer en lien avec notre monde. Car s’interroger sur le sublime aujourd’hui comporte une dimension éminemment écologique. En nous invitant à reconsidérer les forces naturelles, il nous apprend à les respecter plutôt que de chercher à les dominer. Dans un geste à la fois artistique et politique, il nous guide vers notre juste place. Chacun de nos contacts avec la Terre détient dès lors les clés d’une profonde transformation. Mathilde Ramadier, jeune philosophe de 37 ans diplômée de l’École normale supérieure, a également étudié l’histoire de l’art. Elle écrit sur les sujets phares de sa génération, du féminisme à l’écologie. Elle a publié une quinzaine de livres parmi lesquels, sur l’écologie, Arne Næss. Pour une écologie joyeuse (Actes sud, 2017), L’Écologie profonde (Que sais-je ? 2023) et, avec Laurent Bonneau, une bande dessinée récompensée à Angoulême, Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017).
Méconnue en France jusqu'à encore récemment, l'écologie profonde est un courant de pensée majeur de l'éthique environnementale, qui inspire de nombreux mouvements de défense de l'environnement. Nous la devons au philosophe norvégien Arne Næss (1912-2009), qui commence à la théoriser en 1973 et qui en est le principal représentant. Mais pourquoi « profonde » ? Par contraste avec celle que Næss qualifie de « superficielle », autrement dit une écologie de surface, vainement anthropocentrée et tournée vers des objectifs à court terme. Or lorsque nous pensons le lien qui nous unit à ce que nous avons pris pour habitude de nommer « la nature », nous devrions prendre en compte des considérations plus profondes touchant aux principes de diversité, de complexité, d'autonomie, de décentralisation, de symbiose, d'interdépendance et d'égalitarisme. Mathilde Ramadier revient sur ce courant de pensée qui questionne métaphysique, ontologique et éthique sur l'écosphère dans son ensemble, et nous montre comment l'écologie profonde peut nous aider à penser l'avenir de l'humanité par la réalisation de soi-même dans de ce grand tout, et bien sûr à entrer en action.
Les petites injonctions sociales à être féminine/désirable/mère sont partout et la liberté de mener sa carrière et sa vie de famille de front s'acquiert encore de haute lutte aujourd'hui. Morgan le découvre dès son adolescence et cela la poursuivra toute sa vie. On la suit sur une vingtaine d'années au travers de scènes bien choisies : chez le gynécologue, autour du repas dominical, avec son prof de théâre, avec son mec et ses amis... Cinq séquences de vie où on la voit tiraillée entre son aspiration à l'indépendance et les chaînes qui la retiennent. En abordant la thématique féministe sans dogmatisme et par le biais de la narration, cet album inspiré de scènes vécues par la scénariste propose un point de vue plein de tendresse sur la femme contemporaine. Deux trentenaires aux parcours et sensibilités complémentaires se sont rencontrées pour raconter, en fiction, un parcours universel de femme. Celui de Morgan, qui tente de concilier son désir de liberté et son besoin de créer un nid. À l'heure où une nouvelle vague de bande dessinée féministe se développe, Corps public choisit non pas le discours militant et revendicatif, mais le volet intimiste, tout en nuances et sensibilité.
Voici un guide complet sur les orchidées de France. Avec ce guide, vous cheminerez facilement vers une identification sûre et intuitive, grâce à : ? un système original d'onglets pour les caractères à observer ? de grandes photos ? des descriptions précises et concises
Cet ouvrage est un essai libre sur la vie et l'oeuvre d'Arne Næss, philosophe norvégien, à la fois écologiste engagé et alpiniste de renom. Au-delà de sa pensée philosophique, Næss invite chacun à découvrir son propre rapport à la nature, dans un processus d'identification - et donc d'empathie -, afin de fonder les bases nouvelles d'une écologie qu'il nomme « profonde ». Jamais dogmatique ni extrémiste, l'oeuvre de Næss incite au contraire le lecteur à développer sa propre «écosophie », créative et tolérante, à s'inventer une vie plus écologique sans bouleverser complètement ses habitudes, voire en améliorant sa qualité de vie.
Rêves syncopés, l'album signé par Mathilde Ramadier et Laurent Bonneau sur la figure marquante de la musique électro, Laurent Garnier. À travers ses propres mots, un très bel hommage à la techno, au plaisir d'être seul derrière ses platines et de voir la salle en transe... De Manchester à Berlin, quelques repères biographiques suffisent, le reste est affaire de sensation, d'émotion. Bonneau a trouvé son sujet de prédilection : seuls son graphisme et ses couleurs pouvaient envoûter le lecteur comme le fait cette musique. Une symbiose impressionnante !
De plus en plus de femmes assument d'être attirées par d'autres femmes. Pour des raisons ancestrales, qui concernent aussi le genre masculin. Mais aussi pour des raisons nouvelles, parce que l'émancipation du patriarcat passe aussi par là. La (re)découverte du clitoris et l'affirmation grandissante d'un droit à jouir pour toutes permet d'ouvrir de nouvelles conquêtes. Et si la bisexualité était une réponse à la crise du couple hétéro ? Tout n'est pas si simple, car être bi c'est assumer de ne pas se situer, de quitter les chapelles à l'heure où le genre est en train d'exploser sous l'effet des jeunes générations. Mathilde Ramadier est autrice d'essais, de bandes dessinées et de podcasts, également traductrice. Installée à Berlin, elle vit également une partie de l'année à Arles, non loin de Valence dont elle est originaire. Mariée et mère de deux petites filles, elle écrit ici son texte le plus personnel, et signe une vraie incursion dans le domaine du féminisme, après "Corps public", roman graphique (cosignée avec Camille Ulrich) paru en février 2021 aux Ed. du Faubourg. https://mathilderamadier.com
Figure emblématique de la littérature et de la philosophie française, Sartre fut une personnalité à part : libre penseur et révolutionnaire, c'était un homme moderne qui refusait les honneurs. Ce livre retrace avec émotion son engagement politique, ses écrits, sa relation fusionnelle avec Simone de Beauvoir, la création du mouvement existentialiste, etc. Incontournable !
L'air faussement décontracté de la directrice des ressources humaines, le sourire narquois du jeune people manager censé vous mettre à l'aise, la question piège qui vous a déstabilisé, le café trop allongé que vous vous êtes forcé à boire, le tutoiement et la tape sur l'épaule qui sentent les faux espoirs... Que vous soyez un éternel stagiaire, en CDD ou en poste depuis le siècle dernier, vous avez forcément un souvenir de vos entretiens d'embauche. C'est une rencontre fondatrice au cours de laquelle peut se jouer votre avenir... ou celui d'un autre. Mais c'est surtout une scène où se nouent des relations de séduction et de pouvoir. Votre motivation et votre éloquence auront-elles le dernier mot ? Dans le monde du travail d'aujourd'hui, celui du team building et des open spaces, mieux vaut miser sur votre flexibilité – et courber un peu l'échine. Bienvenue dans la jungle. Diplômée en design graphique et en philosophie contemporaine (École normale supérieure), Mathilde Ramadier vit entre Berlin et la Provence. Elle est l'auteure, en tant que scénariste, de plusieurs bandes dessinées : Rêves syncopés (Dargaud, 2013), Sartre (Dargaud, 2015), Berlin 2.0 (Futuropolis, 2016), Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017), et de deux essais : Bienvenue dans le nouveau monde (Premier Parallèle, 2017) et Arne Næss. Pour une écologie joyeuse (Actes Sud, 2017). Les entretiens d'embauche n'ont plus de secret pour elle.
Jean Rostand continue à tirer de la biologie des enseignements propres à faire réfléchir utilement le philosophe, le psychologue et le moraliste. Il montre, en particulier, comment les dernières découvertes de laboratoire sont en voie de modifier profondément les grandes notions humaines, et notamment celles de personne, de procréation et de mort. Les mots : être, enfanter, mourir, n'ont plus aujourd'hui tout à fait le même sens qu'ils avaient hier. Ainsi, qu'on le veuille ou non, c'est bien un véritable et nouvel humanisme qui s'édifie sous nos yeux, dans la mesure où non seulement la biologie élargit et précise notre connaissance de l'homme, mais encore augmente les pouvoirs dont l'homme dispose à l'égard de sa propre nature. On trouvera aussi, dans Biologie et humanisme, d'importantes études historiques sur l'évolution des idées transformistes, sur la génétique avant Mendel, sur la pensée biologique de Diderot, sur Fontenelle épistémologiste, etc., et enfin un savoureux et profond éloge de la grenouille - tout à la fois confession et profession de foi - où Jean Rostand nous dit, avec sa netteté et sa chaleur habituelles, ce que représente pour lui l'animal auquel il a, depuis un si long temps, consacré tant d'études.
~Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le " Welcome Kit " de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. " Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! À demain. Joanna. " L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la " team ". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le " management du bonheur " cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des " réparateurs de bonne humeur ". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. " Bienvenue dans le nouveau monde ", vous dit-on.