Maurice Barrès
Maurice Barrès
L'anthologie "L'Église à travers les Âges : Douze Ouvrages Classiques" explore un éventail riche et éclectique de thèmes centrés sur l'évolution historique, théologique et philosophique de l'Église. Cette collection se distingue par la variété des styles littéraires allant de l'essai philosophique aux écrits théologiques et pamphlets critiques. Chacune des oeuvres incluses joue un rôle dans la réflexion sur la religion, la moralité et l'institution ecclésiastique, mettant en avant des pièces remarquables de la tradition chrétienne, ainsi que des critiques des Lumières. L'importance des oeuvres se trouve dans leur capacité à montrer comment l'Église a été perçue et remise en question à travers plusieurs siècles. Les auteurs choisis comprennent des figures emblématiques telles que Voltaire et Erasme, qui avec leurs écrits, ont profondément interrogé les doctrines religieuses de leur temps et contribué à des débats cruciaux dans l'histoire intellectuelle de l'Occident. D'autres, comme John Henry Newman ou Léon XIII, offrent une perspective doctrinale et spirituelle plus introspective. Ensemble, ces voix diverses éclairent les mouvements culturels et philosophiques qui ont façonné la perception de l'Église, des Réformes à la Renaissance en passant par les Lumières et jusqu'au XIXe siècle. Cette pluralité de perspectives enrichit le lecteur sur la coexistence de critiques passionnées et de défenseurs ardents de l'Église. Cette collection invite les lecteurs curieux de traverser les siècles en compagnie de penseurs influents et de textes fondateurs. Elle offre une opportunité unique d'appréhender la complexité des débats autour de l'Église, tout en favorisant un dialogue continu entre les productions littéraires des auteurs. Les lecteurs sont encouragés à explorer cet ouvrage non seulement pour sa richesse intellectuelle, mais aussi pour comprendre la façon dont chaque contribution interagit pour offrir une vision nuancée et dynamique de la tradition chrétienne et de ses détracteurs. Cet ouvrage singularise par sa capacité à éveiller la réflexion critique et le respect pour le patrimoine religieux et littéraire de l'Europe.
Les Grands Maîtres de la Peinture: Leurs Histoires et Leurs Chefs-d'OEuvre est une anthologie captivante qui explore les vies et les oeuvres marquantes des maîtres incontestés de l'art pictural. Faisant la part belle à une diversité de styles - du classicisme au modernisme -, l'ouvrage met en lumière des pièces emblématiques qui ont façonné le patrimoine culturel mondial. La collection se distingue par son approche didactique et pédagogique, offrant au lecteur une tribune riche en oeuvres critiques et analytiques sur l'évolution stylistique des grands peintres à travers les siècles. Les auteurs réunis dans cet ouvrage, tels que Charles Clément, Marguerite Devigne et Emile Verhaeren, apportent chacun leur expertise et leur expérience au service du sujet. Le collectif, naviguant entre influence symboliste, impressionniste et académique, propose des essais qui s'alignent sur des courants culturels et esthétiques de leur temps. Leur contribution collective offre un discours multifacette sur l'art de la peinture et ses résonances historiques, combinant traditions et innovations qui stimulent et nourrissent le savoir du lecteur avisé. Recommandée aux passionnés d'art et d'histoire, cette anthologie offre une perspective unique sur l'évolution de la peinture à travers le prisme des réflexions d'érudits multiples. En explorant ce volume, le lecteur est encouragé à découvrir une richesse inestimable de points de vue et de dialogues que suscite l'enchevêtrement d'approches et d'idéaux artistiques. Un véritable trésor littéraire, cette collection instaure un dialogue intemporel entre les oeuvres et les esprits éclairés, enrichissant la culture artistique personnelle de chaque lecteur.
Découvrez Barrès par lui-même, une plongée intime dans l’esprit et l’œuvre de Maurice Barrès, figure majeure de la littérature et de la pensée française.
Une passionnante chronique de Thomas Clerc dans Libération, le 24 février 1917, tire soudain la Bibliothèque malgache d'un côté où elle ne pensait pas aller. Dans ce texte, «Lire ses ennemis», il raconte comment il demandait à ses étudiants, qui ont à peu près tous lu au moins un livre d'Émile Zola, s'ils ont lu un livre de Maurice Barrès. Personne. Or, insiste Thomas Clerc: «Il est toujours instructif de lire ses ennemis.» En voici un dont la pensée est à la source - non lue, non dite - d'une bonne partie de l'extrême droite française. Cela mérite, pour le moins, d'être lu. Raison pour laquelle nous proposons aujourd'hui, à quelques jours en France du premier tour d'une élection présidentielle indécise, une version au moins lisible de ce roman.
1914-1918 : la France en guerre, vue par l’un de ses plus grands écrivains. L’Âme française et la guerre offre un regard unique sur le conflit, mêlant récits de tranchées, portraits de soldats et réflexion sur l’identité nationale.
Une bombe ayant été lancée sur le cercle des officiers où elle produisit d'ailleurs peu de dégâts, ou poursuivit, à défaut des coupables, un journal qui, dans ce même temps, prétendait que les jeunes gens issus de Saint-Cyr n'ont aucune qualité pour commander.« Nous ne saisissons pas de rapport, disait cet article, entre des examens de géographie ou de mathématiques et le pouvoir d'un chef. L'autorité se vérifie ou s'acquiert dans des conditions que n'implique pas le programme de nos écoles spéciales militaires.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il n'y a pas de ville qui se fasse mieux aimer que Metz. Un Messin français, à qui l'on rappelle sa cathédrale, l'Esplanade, les rues étroites aux noms familiers, la Moselle au pied des remparts et les villages disséminés sur les collines, s'attendrit. Et pourtant ces gens de Metz sont de vieux civilisés, modérés, nuancés, jaloux de cacher leurs puissances d'enthousiasme. Un passant ne s'explique pas cette émotion en faveur d'une ville de guerre, où il n'a vu qu'une belle cathédrale et des vestiges du dix-huitième siècle, auprès d'une rivière agréable.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Mars 1914 : l’assassinat de Gaston Calmette, directeur du Figaro, secoue la France. Maurice Barrès, membre de la commission d’enquête sur l’affaire Rochette, plonge le lecteur dans les coulisses d’un scandale politique où corruption.
En octobre 1879, à la rentrée, la classe de philosophie du lycée de Nancy fut violemment émue. Le professeur, M. Paul Bouteiller, était nouveau et son aspect, le son de sa voix, ses paroles dépassaient ce que chacun de ces enfants avait imaginé jamais de plus noble et de plus impérieux. Un bouillonnement étrange agitait leurs cerveaux, et une rumeur presque insurrectionnelle emplissait leur préau, leur quartier, leur réfectoire et même leur dortoir : car, pour les mépriser, ils comparaient à ce grand homme ses collègues et l'administration.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le paysage de Tolède et la rive du Tage sont parmi les choses les plus tristes du monde.Qui les fréquente n'a que faire de considérer le grave jeune homme, le Pensieroso de la Chapelle Médicis ; il peut aussi se dispenser de la biographie et des Pensées de Blaise Pascal. Du sentiment même qui est réalisé dans ces grandes oeuvres solitaires, il sera rempli, s'il s'abandonne à l'âpre tragique de ces magnificences délabrées sur les hautes roches.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
MONSIEUR, Il y a une trentaine d'années, quand je sortais du collège, si quelque bohémienne, si Miarka, la fille à l'ourse, sur la foire de Nancy, m'avait prédit qu'un jour, dans une circonstance exceptionnelle et dans une compagnie singulière, le vous entendrais émettre vos théories littéraires, j'aurais été bien intrigué. Contempler le fameux Richepin dans une compagnie singulière ! Où me donne-t-elle rendez-vous ? Quel pourra bien être, me serais-je demandé, le lieu de cette rencontre fatidique ? Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le paysage de Tolède et la rive du Tage sont parmi les choses les plus ardentes et les plus tristes du monde.Celui qui vit là n'a que faire de considérer le grave jeune homme, le Penseroso, de la chapelle Médicis ; il peut aussi se dispenser de la biographie et des Pensées de Blaise Pascal. Du sentiment même qui est réalisé par ces grandes oeuvres solitaires, il sera rempli, s'il s'abandonne à l'âpreté tragique de ces magnificences délabrées sur ces hautes roches.
BnF collection ebooks - "Au lycée de Nancy, en 1880, M. Auguste Burdeau, notre professeur de philosophie, ouvrit un jour un tout petit livre: -Je vais vous lire quelques fragments d'un des plus rares esprits de ce temps. C'étaient les Rêveries d'un païen mystique. Pages subtiles et fortes, qui convenaient mal pour une lecture à haute voix, car il eut fallu s'arrêter et méditer sur chaque ligne. Mais elles conquirent mon âme étonnée."
Trois frères et prêtres de Lorraine décident de faire revivre la colline de Sion, un sanctuaire spirituel dédié à la Vierge. Le lieu tombe en ruine depuis la révolution. Aux yeux des prêtres, il brille encore d'une lueur religieuse. Rapidement la colline reprend son éclat d'antan. Les pèlerins sont nombreux et les trois frères s'enrichissent. Mais lorsque Léopold, l'aîné, devient adepte de la secte du prêtre excommunié Michel Vintras, et qu'il se met à croire à l'avènement du Saint-Esprit, l'entreprise des frères tombe en ruine. La colline est de nouveau dépeuplée, l'argent vient à manquer, et L'Eglise cherche à mettre fin à l'hérésie sectaire par tous les moyens. « La Colline inspirée » oscille entre Histoire et fiction, questionnements religieux et sentiments patriotiques. Le roman, traversé d'élans lyriques sur la Lorraine, décrit avec justesse les paysages de la terre natale de Maurice Barrès. Maurice Barrès (1862-1923) est un homme politique et un écrivain français. Il s'assure un succès précoce auprès de la jeunesse et Léon Blum avec « Culte du Moi » qu'il publie à seulement vingt ans. Dans les années 1880, il fréquente le cénacle de Leconte de Lisle et les milieux symbolistes. En 1889 il est élu député de Nancy. Alors que « l'Affaire Dreyfus » défraie les chroniques, il perçoit la situation comme une menace à la communauté nationale. Il devient ainsi chef de file des antidreyfusards, et des nationalistes traditionalistes.
Le Classcompilé n° 81 contient 20 oeuvres de Maurice Barrès. Maurice Barrès, né le 19 août 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français. (Wikip.) Version 3.0 On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres" CONTENU DE CE VOLUME : ROMANS LE CULTE DU MOI SOUS L'OEIL DES BARBARES 1888 UN HOMME LIBRE 1889 LE JARDIN DE BÉRÉNICE 1890 LE ROMAN DE L'ÉNERGIE NATIONALE LES DÉRACINÉS 1897 LES BASTIONS DE L'EST COLETTE BAUDOCHE 1909 AUTRES ROMANS UN JARDIN SUR L'ORONTE 1922 POLITIQUE, RÉCITS ET ESSAIS SCÈNES ET DOCTRINES DU NATIONALISME 1902 UN VOYAGE À SPARTE 1905 GRECO OU LE SECRET DE TOLÈDE (Illustré) 1911 LA COLLINE INSPIRÉE 1913 DANS LE CLOAQUE 1914 SOUVENIRS D'UN OFFICIER D E LA GRANDE ARMÉE 1923 BROCHURES LA QUERELLE DES NATIONALISTES ET DES COSMOPOLITES 1892 LA TERRE ET LES MORTS 1899 DISCOURS DE RÉCEPTION À L'ACADÉMIE FRANÇAISE DE MAURICE BARRÈS 1907 PRÉFACE À LETTRES À L'ÉLUE 1908 ADIEU À MORÉAS. UNE BROCHURE 1910 LE BI-CENTENAIRE DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU 1912 LES TRAITS ÉTERNELS DE LA FRANCE 1916 VOIR AUSSI UNE HEURE CHEZ M. BARRÈS 1890 Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.
Le récit du voyage de Maurice Barrès, effectué en mai-juin 1914, ne sera mis en vente que le 28 novembre 1923, quelques jours avant sa mort, le 4 décembre. Paradoxalement, L'Enquête aux Pays du Levant ne sera jamais rééditée. Non seulement, fut ainsi mis de côté un fragment essentiel de l'oeuvre de Barrès, mais surtout hélas fut ainsi négligé un texte majeur de la littérature orientaliste française. Il convient donc aujourd'hui de chercher à connaître un livre qui permet de découvrir l'Orient de Barrès, non pas celui que devait lui révéler sa feuille de route officielle, l'inspection des "congrégations" catholiques françaises, nombreuses à cette époque, mais l'Orient spirituel, mystique, que depuis son enfance, comme il l'avoue lui-même, il cherchait à atteindre ("j'ai toujours eu le désir des choses persanes" confiait-il à son journal en 1907, ajoutant ces propos qui résonnent étrangement en notre temps. "Pendant des années, je n'ai pu lire le nom de Kerbela ou celui des Alides sans être ému d'amour. [...] Il me faudrait leur théologie et surtout leur mystique"). Cet Orient-là ne se laisse pas facilement approcher. Il ne se livre qu'au terme d'une aventure que Barrès eut le mérite d'entreprendre et qui constitue l'armature de son récit. En effet, en se rendant dans les châteaux forts des Ismaéliens et à Konya auprès du dernier maître de l'Ordre des Derviches de Jallal-Ud-Din Rûmî, Barrès accomplit ce qu'aucun pèlerin d'Orient n'avait fait avant lui, ce qu'aucun ne fera après lui bien sûr. Il réussit ainsi à saisir, puis à transcrire les éléments de doctrines spirituelles d'origine multiple (paganisme antique, islam turco-iranien) qui lui furent révélés (par le voyage d'une part, par la lecture de travaux érudits d'autre part) et dont la connaissance constitue toujours la clé d'accès à la pensée islamique d'Orient. En la matière, l'on peut distinguer en Barrès la figure d'un pionnier. Dédaignant tous les clichés de l'orientalisme romantique, et rompant avec la tradition romanesque qu'il venait pourtant d'illustrer (Un Jardin sur l'Oronte, 1922), il montre que la connaissance de l'Orient spirituel s'impose comme une donnée de la connaissance de soi.
La Grande Guerre vue et héroïsée par le "Prince de la jeunesse".À l'heure où éclate la Première Guerre mondiale, Maurice Barrès compte parmi les figures tutélaires de la littérature de son époque, mais aussi de la droite nationaliste. Député, membre de l'Académie française et écrivain enraciné marqué par la défaite de Sedan, il engage pleinement sa notoriété au service de l'effort de guerre, à travers une tribune quotidienne publiée dans L'Écho de Paris. Rassemblés ici, ces articles choisis dessinent, jour après jour, la tragédie humaine qui déchire l'Europe ; du front à l'arrière, l'écrivain relate les combats et les mérites des soldats français et milite ardemment pour le rassemblement de toute la patrie derrière son armée. Ainsi se trouve-t-il, dès 1915, à l'initiative de la Croix de guerre, destinée à distinguer les combattants pour leurs faits de guerre. Au fil des batailles et des tranchées qui se multiplient, Barrès donne également la parole aux "Poilus" et rend compte de la réalité d'un conflit aux proportions inédites. Enfin, tandis qu'approche la fin du conflit, ressurgit l'homme politique : les révolutions russes puis l'entrée en guerre des États-Unis modifient l'équilibre des puissances et donnent à l'auteur du Culte du moi l'opportunité de livrer ses réflexions sur l'avenir de l'Europe et la cohabitation franco-allemande. Un témoignage vibrant et éclairant sur la Première Guerre mondiale, présenté et annoté par Michel Guénaire.
L'Esprit Monastique en Trois Livres Classiques est une anthologie qui explore les profondeurs de la vie monastique à travers une sélection d'oeuvres littéraires d'une grande diversité stylistique. Les pièces choisies dévoilent un riche éventail de perspectives sur la spiritualité, la discipline religieuse et l'isolement contemplatif, mêlant essai philosophique, récit historico-romancé et réflexion théologique. L'ouvrage se distingue par sa capacité à capturer la multiplicité des expériences monastiques tout en soulignant la constance d'un idéal transcendant. Certaines pièces, bien que distinctes dans leur approche narrative, convergent vers une célébration commune de la quête spirituelle et de l'ascétisme. Les contributeurs renommés que sont Maurice Barrès, Charles Forbes de Montalembert, et Walter Scott, apportent une profondeur intellectuelle et émotionnelle à l'anthologie. Barrès, en tant que romancier délicat du sentiment national, s'intéresse à l'enracinement spirituel que fournit la vie monastique. Montalembert, célèbre pour ses écrits sur le catholicisme et l'histoire chrétienne, offre une perspective historique sur l'impact des ordres religieux dans la société. Scott, maître du roman historique, insuffle à l'anthologie une richesse narrative particulière, en mettant en lumière le rôle du monachisme dans les épopées humaines du passé. Ensemble, ces voix hétérogènes font écho aux courants historiques et culturels de leurs époques respectives, en forgeant un dialogue intemporel. L'Esprit Monastique en Trois Livres Classiques est une lecture incontournable pour quiconque souhaite s'immerger dans le monde mystique et complexe des monastères. La collection offre aux lecteurs non seulement une exploration érudite des idéaux monastiques, mais également un rare accès à des oeuvres littéraires qui transcendent les barrières du temps et de l'espace. Elle invite à réfléchir sur les valeurs de l'isolement, de la discipline et de la recherche spirituelle sous des angles variés, élargissant ainsi notre compréhension de la quête humaine de la transcendance. Plongez-vous dans cette collection pour des perspectives enrichissantes et un dialogue engageant entre les auteurs et leurs époques.
La collection "La Vie au Monastère : Quatre Récits Classiques" offre un voyage captivant à travers les siècles, explorant la vie monastique sous différentes plumes et perspectives. Le texte transcende les époques et les genres littéraires, combinant récits historiques, réflexions spirituelles et narrations romanesques. La diversité des styles enrichit notre compréhension des défis intérieurs et des expériences mystiques vécus dans la solitude des monastères, tout en témoignant des diverses époques qu'illustrent les oeuvres. Parmi les pièces maîtresses, certaines allient finesse littéraire et profondeur spirituelle, plongeant le lecteur dans une atmosphère de recueillement. Les contributeurs, tels que Maurice Barrès et Charles Forbes de Montalembert, se distinguent par leur engagement à dépeindre le monde monastique à travers le prisme de leur période respective. Barrès, influencé par le nationalisme romantique, et Montalembert, écrivain catholique renommé, apportent des perspectives uniques qui se joignent harmonieusement à celles du grand romancier écossais Walter Scott et des histoires édifiantes de l'Ordre de l'Annonciade Céléste. Cette assemblée de voix littéraires révèle une convergence fascinante de l'histoire et de la spiritualité, enrichissant la représentation de l'expérience monastique. Cette anthologie constitue une ressource précieuse pour ceux qui aspirent à explorer une pluralité de voix littéraires sur un thème intemporel. Elle engage le lecteur dans une exploration dynamisée par les diverses perspectives et les réflexions profondes qu'elle présente. La "Vie au Monastère" provoque la contemplation intellectuelle et spirituelle, offrant une occasion exceptionnelle de dialoguer avec des oeuvres qui continuent à inspirer par leur dimension historique et leur pertinence contemporaine. Le lecteur est invité à découvrir une mosaïque de styles et de pensées dans ce volume singulier.
Monsieur Vénus décrit l'âme d'une jeune fille très singulière. Nous l'aimons, parce qu'il analyse un des cas les plus curieux d'amour de soi qu'ait produit ce siècle malade d'orgueil. Mais voici le sommaire de ce petit chef-d'oeuvre: Mademoiselle Raoule de Vénérande est une fine jeune fille, très nerveuse, avec des lèvres minces, d'un dessin assez désagréable. Dans l'atelier de sa fleuriste, elle remarque un jeune ouvrier. Couronné des roses qu'il tortille lestement en guirlande, ce garçon d'un roux très foncé, l'enchante par son menton à fossette, sa chair unie et enfantine, et le petit pli qu'il a au cou, le pli du nouveau-né qui engraisse; et puis il regarde, comme implorent les chiens souffrants, avec une vague humidité dans les prunelles. Tout le portrait est de ce ton excellent, vraiment canaille et nature. Raoule installe dans un intérieur fort romanesque ce joli garçon si gras; elle le surprend qui, fou d'une folie de fiancée en présence de son trousseau de femme, lèche jusqu'aux roulettes des meubles à travers leurs franges multicolores. Avec un cynisme de très spirituelle allure, elle le déconcerte quand il imagine d'être aimable; elle le pousse dans un cabinet de toilette, elle le fait rougir par son audace à l'examiner et le complimenter, lui le rustre qu'elle a recueilli sous prétexte de charité. Et le pauvre mâle humilié, s'agenouille sur la traîne de la robe de Raoule, et sanglote. Car, Rachilde le dit excellemment, il était fils d'un ivrogne et d'une catin, son honneur ne savait que pleurer. Ce M. Vénus, absolument désexué de caractère par une suite de procédés ingénieux, devient la maîtresse de Raoule. Je veux dire qu'elle l'aime, l'entretient et le caresse, qu'elle s'irrite et s'attendrit auprès de lui, sans jamais céder au désir qui la ferait aussitôt l'inférieure de ce rustre, près de qui elle se plaît à frissonner, mais qu'elle méprise. Elle définit son goût d'une façon admirable: «J'aimerai Jacques comme un fiancé aime sans espoir une fiancée morte.» Cette nouvelle édition en larges caractères est préfacée par Maurice Barrès.
Maurice Barrès, l'un des écrivains les plus influents dans la France de la Belle Époque, est connu pour ses réflexions sur l'identité nationale et le nationalisme. Dans cette trilogie publiée entre les années 1897 et 1902, il défend l'idée d'une renaissance nationale basée sur l'énergie vitale du peuple français. Il est ainsi question de promouvoir un sentiment d'unité nationale et de fierté collective, en mettant en avant les valeurs et les traditions françaises, soulignant avec un verbe incomparable l'importance de la défense de la nation, de l'honneur et du devoir envers la patrie. Cette édition est composée de trois tomes dont les titres sont : - Les Déracinés, - L'Appel au Soldat, - Leurs Figures
Maurice Barrès (1862-1923) "Un jour l'Émir de Qalaat reçut une ambassade des chrétiens de Tripoli, désireux d'établir avec lui des rapports de bon voisinage. Il accueillit avec empressement ces porteurs du rameau vert, car il ne rêvait que de jouir en paix de ses richesses, de ses beaux jardins et de son harem, qui passait pour le mieux composé de l'Asie. À leur tête se trouvait un chevalier de vingt-quatre ans, sire Guillaume, plein de coeur, de franchise et d'élan, et qui, malgré sa jeunesse, avait été choisi pour cette mission, parce qu'il excellait dans l'art de bien dire, comme les fameux chevaliers-poètes, et qu'arrivé de France à seize ans, il s'était mis merveilleusement à parler l'arabe. Tout de suite il plut à l'Émir qui avait le goût de renouveler ses plaisirs en les étalant devant un étranger. Et bientôt ils ne se quittèrent plus. L'Émir l'emmenait à la chasse au faucon, et le reste du temps le promenait dans ses jardins et ses palais, où le jeune chrétien admirait toutes choses avec un entrain inépuisable. Les jardins de Qalaat étaient réputés parmi les plus beaux de la Syrie, dans un temps où les arabes excellaient dans l'art d'exprimer avec de l'eau et des fleurs leurs rêveries indéfinies d'amour et de religion. On y voyait les fameuses roses de Tripoli, qui ont le coeur jaune, et celles d'Alexandrie, qui ont le coeur bleu. Au milieu de pelouses parfumées de lis, de cassis, de narcisses et de violettes, rafraîchies par des ruisseaux dérivés de l'Oronte, et ombragées de cédrats, d'amandiers, d'orangers et de pêchers en plein vent, étaient dispersés de légers kiosques, tous ornés de soies d'Antioche et de Perse, de verreries arabes et de porcelaines chinoises. Mais rien n'approchait des magnificences accumulées dans la forteresse." Au XIIIe siècle, en Syrie, Guillaume, chevalier chrétien, tombe amoureux d'une princesse musulmane, Oriante...
Maurice Barrès (1862-1923) "Il est des lieux qui tirent l'âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l'émotion religieuse. L'étroite prairie de Lourdes, entre un rocher et son gave rapide ; la plage mélancolique d'où les Saintes-Maries nous orientent vers la Sainte-Baume ; l'abrupt rocher de la Sainte-Victoire tout baigné d'horreur dantesque, quand on l'aborde par le vallon aux terres sanglantes ; l'héroïque Vézelay, en Bourgogne ; le Puy-de-Dôme ; les grottes des Eyzies, où l'on révère les premières traces de l'humanité ; la lande de Carnac, qui parmi les bruyères et les ajoncs dresse ses pierres inexpliquées ; la forêt de Brocéliande, pleine de rumeur et de feux follets, où Merlin par les jours d'orage gémit encore dans sa fontaine ; Alise-Sainte-Reine et le mont Auxois, promontoire sous une pluie presque constante, autel où les Gaulois moururent aux pieds de leurs dieux ; le mont Saint-Michel, qui surgit comme un miracle des sables mouvants ; la noire forêt des Ardennes, tout inquiétude et mystère, d'où le génie tira, du milieu des bêtes et des fées, ses fictions les plus aériennes ; Domremy enfin, qui porte encore sur sa colline son Bois Chenu, ses trois fontaines, sa chapelle de Bermont, et près de l'église la maison de Jeanne. Ce sont les temples du plein air. Ici nous éprouvons, soudain, le besoin de briser de chétives entraves pour nous épanouir à plus de lumière. Une émotion nous soulève ; notre énergie se déploie toute, et sur deux ailes de prière et de poésie s'élance à de grandes affirmations." Les trois frères Baillard sont des religieux. Ils ont décidé de faire revivre la colline de Sion (Lorraine) qui fut un haut lieu de pèlerinage autrefois. C'est un succès et les trois frères s'enrichissent au grand dam de leurs supérieurs. Mais la communauté vire à la secte lorsque l'aîné des Baillard rencontre un prêtre excommunié : Vintras...
Ayant pour sous-titre "Sur quelles réalités fonder la conscience française", cet ouvrage interroge notre mémoire collective et pose la question des fondements de notre identité. Maurice Barrès souligne ainsi le caractère primordial de la préservation de nos racines. Ne pas oublier nos morts, en particulier ceux tombés à la guerre pour défendre la patrie, c'est en effet faire honneur à la terre de nos ancètres, à cette histoire dans laquelle nous puisons nos forces pour affronter l'avenir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Maurice Barrès est le grand écrivain de la Revanche contre l'Allemagne victorieuse de 1871. C'est aux fins de « service national » qu'il rédige les trois volumes des Bastions de l'Est dont Colette Baudoche (1909), le deuxième volume, qui raconte la relation se nouant lentement entre une jeune femme française et un professeur allemand, obtient un immense succès.
1917, en pleine Première Guerre mondiale. Maurice Barrès, figure du nationalisme français, signe un texte surprenant : il y célèbre l’union sacrée des catholiques, protestants, juifs et socialistes, tous unis pour défendre la patrie.
Sur la colline de Sion, en Lorraine, deux visions du sacré s’affrontent : celle des illuminés, portés par la liberté et l’enracinement, et celle de Rome, symbole d’ordre et d’autorité.