Michel Gautier
Michel Gautier
Les années 1920 marquent un tournant brutal pour l’agriculture française, encore meurtrie par les 700 000 paysans tombés au front et les millions d’hectares laissés en jachère.
: bigarré, irisé, mosaïqué et surtout à l'image de l'esprit d'Ulysse, tel a été conçu cet ouvrage collectif consacré, avec les méthodes et les points de vue les plus contemporains, aux épithètes homériques où la Renaissance sut projeter sa création et sa réflexion. Dans la multitude des genres ici étudiés (lexiques, commentaires, traductions, réécritures), chaque épithète, avec sa spécificité morphologique, grammaticale, étymologique, sémantique et symbolique, constitue un fil lumineux qui, réapparaissant à la surface de la trame de la poésie et de la poétique du XVIe siècle, en révèle le fonctionnement en profondeur. Dans l'inlassable voyage de retour vers le modèle que constitue toute forme d'exégèse de Ravisius Textor à Scaliger, des traductions latines aux traductions dans les langues vernaculaires, des poètes mineurs au grand Ronsard la complexité des interprétations tissées en toile de Péné
L'histoire de la Vendée offre un vaste choix de commémorations possibles aux régisseurs du grand calendrier des célébrations. Mais c'est d'un autre regard que les auteurs ont souhaité examiner les données historiques et leur souvenir populaire. « Copyright Electre »
« À l'Enseigne du Sablier » (la collection poétique des Éditions Le Cercle d'Or) accueille ces poèmes et quelques proses de Michel Gautier, en parler de La Chaize-le-Vicomte. Ce faisant, Le Cercle d'Or a conscience de participer à un acte significatif et important. Qu'un jeune Vendéen, diplômé d'études supérieures de l'Université de Bordeaux, ait éprouvé le besoin de s'exprimer dans un vieux langage dont il retrouve tout naturellement le sel et la sève, qu'il ait eu, par-là, immédiatement accès à la veine poitevine traditionnelle, légère et frondeuse pour traiter quelques faits et méfaits de l'actualité vendéenne (les promotions immobilières ou le devenir de la Place Napoléon) nous paraît constituer un événement... Il n'y a pas que l'Occitan et le Breton, le Vendéen aussi (le Poitevin, pour mieux dire) a ses propres racines... assez profondes pour nourrir le présent des valeurs du passé. Être soi-même, voilà la première exigence. Revirons-nous ! conclut Michel Gautier dans sa préface : « Nous ne voulons pas être les gardiens d'un musée, fût-il à ciel ouvert. Les gloires locales, c'est nous... Merlin-Plage, Charette, la brioche vendéenne ou Clemenceau seront-ils toute la Vendée ? »
Voici une soixantaine de contes populaires, de La Montagne Verte à la plus courte des menteries, recueillis de 1977 à 1985, auprès de vingt-cinq conteurs et conteuses. Contes merveilleux, réalistes, religieux, histoires d'ogres stupides, contes facétieux qui comprennent les contes de mensonges, contes énumératifs ou randonnées, telles sont les principales catégories du conte populaire, qu'on trouvera représentées dans ce recueil, à l'exception du conte religieux. En France, la classe cultivée ne s'est que très tardivement intéressée aux contes de tradition orale. Une conception élitiste et centralisée de la culture a écarté les cercles cultivés de ces « histoires à dormir debout ». Il en est du conte populaire comme des langues régionales dans lesquelles il s'exprime. Ce n'est qu'en 1951 avec la loi Deixonne puis, en 1985, avec le Conseil des langues et cultures de France, qu'apparaissent quelques timides mesures de reconnaissance et de réhabilitation. Le mépris nourri par l'ignorance ou la paresse intellectuelle reste profondément enraciné. De nombreux contes de ce recueil peuvent se trouver bien loin du Poitou. Le conte de La Montagne Verte est connu dans toute l'Europe, mais aussi en Inde, en Chine, au Japon, chez les Indiens d'Amérique du Nord et évidemment chez ces Poitevins d'outre Atlantique que sont les Acadiens. Notre petit cheval blanc a parcouru l'Europe, l'Inde, l'Indonésie, Madagascar... D'où vient-il ? Quand a-t-il commencé son galop ? Mystère de l'origine et de la diffusion du conte populaire que de multiples théories n'ont pas réussi à percer. Grand merci aux conteurs et conteuses. Pour la fête des mots, la chaleur des cheminées d'hiver, les rires des caves. Merci pour le voyage. À tchés faîtes ! M.G.