Michel Puech
Michel Puech
La pratique des arts martiaux, comme le judo, le taekwondo, le karaté, séduit dans nos sociétés occidentales en quête de valeurs et de conduite de vie. Michel Puech, philosophe et pratiquant de karaté, et Hélène Wang, passionnée de kung fu, portent un autre regard sur les postures fondamentales des arts martiaux. Car, au-delà du combat, ces postures modifient notre manière d'être au quotidien, dans la vie personnelle et professionnelle. Elles changent notre vision du monde, notre relation à nous-mêmes et aux autres. 10 émotions révélatrices de situations de vie courantes et 10 postures sont ainsi présentées : esquiver, combattre, rebondir, rester humble, lâcher prise... Des témoins, pratiquants de chaque art martial abordé, apportent leur éclairage sur les postures et leur dimension culturelle, puis chaque posture est décrite et illustrée, replacée dans un contexte plus familier et général.
Le monde change vite, si vite. Et nous changeons aussi. Ne sommes-nous pas devenus une espèce nouvelle, Homo sapiens technologicus ? Car, pour habiter le monde d'aujourd'hui, il ne suffit pas à Homo d'être technologicus, de coévoluer avec ses techniques, il lui faut aussi être sapiens, sage : le monde que nous avons fabriqué nous met au défi d'être à la hauteur de nos exploits techniques. Comment faire ? Car nous sommes écartelés entre les promesses vertigineuses d'un monde nouveau, et les désuétudes, les fonctionnements anciens du vieux monde, qui nous engluent dans un univers aux références dépassées. Les institutions, culturelles et médiatiques, politiques et économiques, nous en offrent chaque jour de désolantes illustrations. Comment résister ? C'est à la création d'une sagesse que nous sommes invités, d'une sagesse nouvelle intégrant l'abondance, le confort, la puissance qui sont nôtres aujourd'hui. C'est aussi à une attitude résolue, "consistante", s'exprimant par des micro-actions, c'est enfin à une transformation de notre être - et non de nos savoirs ou de nos savoir-faire - que nous sommes invités. Ainsi saurons-nous peut-être vivre, au présent, dans cette sérénité qui caractérise le sage.