Monique Pinçon-Charlot
Monique Pinçon-Charlot
Paris, fin des années 1980 : plongez dans l’univers méconnu des élites de l’Ouest parisien, où aristocrates et grandes familles bourgeoises perpétuent leurs rites et leur entre-soi.
Après leur édifiante dissection du fonctionnement de l'oligarchie française, les auteurs du Président des riches (La Découverte, 2010) abordent dans ce dialogue la question de fond : l'argent est-il devenu la valeur ultime, voire la seule finalité existentielle ? Sociologues, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot analysent l'avènement de l'argent virtuel, dérégulé, coupé du corps social, et la mise en scène de la richesse. Il y a plus d'un siècle, une guerre symbolique visant à atteindre l'universel s'est instaurée entre les religions et la monnaie. Aujourd'hui, ils constatent que l'argent a gagné cette guerre, qu'il a désormais atteint l'universel.
Dans « Grandes fortunes », Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon entreprenaient un voyage quasi ethnologique à travers le monde secret de la grande bourgeoisie traditionnelle. Il y était question de ces familles dans lesquelles la patine du temps efface les traces des efforts de la conquête, où l'on naît avec un destin tout tracé. Aujourd'hui, ils s'attaquent à la « première génération », celle de ces hommes qui, partis de rien ou presque, sont arrivés à des niveaux de fortune hors du commun. Pour la plupart entrepreneurs, ils expliquent leurs motivations, les raisons de leur ambition, les clefs de leur réussite. Ils s'interrogent aussi sur la transmission de leur patrimoine, sur la manière de créer à leur tour une dynastie, de légitimer l'acquisition du capital « économique » par celle du capital « symbolique », relations, oeuvres d'art, appartenance à des cercles... Comment, en un mot, passer du statut de nouveau riche à celui de grand bourgeois. Pour cela, en effet, il ne suffit pas de détenir plusieurs centaines de millions, voire plusieurs milliards de francs, mais il faut un réseau d'alliances familiales, de relations, un vernis culturel, qui seuls s'acquièrent avec le passage des générations. Ce qui ne va pas toujours sans heurts, car les représentants de la bourgeoisie traditionnelle n'accueillent pas toujours volontiers ces intrus. Fidèles à leur méthode habituelle, les auteurs se sont livrés à une enquête approfondie ; ils ont longuement questionné les « nouveaux patrons », ont eu accès aux informations privilégiées des banques qui organisent leurs successions, ont croisé les sources et les témoignages, pour finalement écrire un document très vivant qui nous plonge au coeur d'un milieu particulièrement fermé.
L'écologie n'est pas ce qui nous rassemble mais ce qui nous sépare. D'un côté, une oligarchie prédatrice se met soigneusement à l'abri du désastre. De l'autre, l'immense majorité du vivant est toujours plus exploitée et exposée. À partir d'une trentaine d'études de cas, Monique Pinçon-Charlot livre l'impitoyable démonstration de la collusion entre élites politiques et industries polluantes et détaille avec brio les roueries de l'oligarchie pour maximiser ses profits tout en saccageant la planète. Face aux fausses promesses de la «transition écologique», elle oppose des arguments fondés sur des exemples concrets, comme autant de pièces d'un puzzle diabolique. Ce livre détonateur à l'argumentaire radicalement anticapitaliste est le premier ouvrage où l'éminente sociologue se penche sur le thème du chaos climatique.
Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale. Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, les auteurs dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires - un monde social fracassé, au bord de l'implosion. Loin d'être l'oeuvre d'un " adversaire sans visage ", cette violence de classe a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp. À ceux qui taxent indistinctement de " populisme " toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du " bourgeoisisme ".
" Macron, c'est moi en mieux ", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent ici leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.Au-delà du mépris social dont fait preuve le président, les auteurs documentent la réalité d'un projet politique profondément inégalitaire. Loin d'avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs et conseillé par des économistes néolibéraux. Depuis son arrivée au Palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l'ISF, défiscalisation des revenus du capital, suppression de l'exit tax, pérennisation des crédits d'impôt pour les entreprises... Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un " pognon de dingue " alors même que les classes populaires payent la facture sur fond de privatisation des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l'entourage, ce livre fait la chronique édifiante d'une guerre de classe menée depuis le coeur d'une monarchie présidentielle.
Depuis la dernière édition de ce livre en 2007, la bourgeoisie a connu des bouleversements liés notamment au pouvoir grandissant de la finance sur l'industrie, la politique et les médias. Quelles en sont les conséquences sur les différentes formes de richesse, l'argent, la culture, les relations sociales et le prestige qui caractérisent cette classe sociale ? Quatrième édition de ce classique par deux des meilleurs spécialistes de la bourgeoisie française.
Jamais dans la Ve République un président n'avait fait preuve d'autant d'arrogance à l'égard de celles et ceux « qui ne sont rien », c'est-à-dire qui ne sont pas de son monde. En livrant son diagnostique implacable sur la conjoncture actuelle, Monique Pinçon- Charlot signe un livre détonateur pour tout ceux qui ne supportent plus le " macronisme". Au-delà d'une condamnation éthique des dominants, ce livre d'une grande finesse sociologique démontre que le " mépris de classe" constitue une catégorie pertinente pour penser le temps présent.
Le célèbre couple de sociologues de la bourgeoisie livre son autobiographie, des mémoires qui retracent près de six décennies d'une vie studieuse, amoureuse et engagée. L'un issu d'une famille ouvrière des Ardennes, l'autre fille d'un notable de Lozère, ils se rencontrent en 1965 à la bibliothèque de la faculté de Lille. Ils ne se quitteront plus. Études de sociologie, mariage précipité, séjour en coopération dans le Sahara marocain, rencontre avec Pierre Bourdieu, entrée au CNRS et puis, à la fin des années 1980, décision de prendre les nantis comme objet d'investigation, avec un premier livre écrit à quatre mains, Dans les beaux quartiers. On les suit dans leur découverte de cet autre monde social, du Jockey Club aux chasses à courre, en passant par l'Automobile Club de France et ses réceptions au champagne. On accède ainsi aux coulisses d'une recherche qui suppose souvent de déployer des trésors d'ingéniosité pour accéder aux enceintes feutrées de l'entre-soi où se côtoient les grandes familles. Ce récit agrémenté de nombreuses anecdotes peut se lire tout autant comme une introduction à leurs travaux que comme la traversée d'une époque par un duo singulier, témoin bicéphale des mutations de la société française et de ses élites sur un demi-siècle.
Nouvelle édition à jour de ce grand succès de la collection Repères, vendu à plus de 20 000 exemplaires, et toujours sans équivalent.Cette entend en restituer toute la richesse et donner les clefs de lecture d'une vie foisonnante, mais menacée. Cette édition numérique reprend, à l'identique, la 3e édition de 2014.
Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.
Au-delà des scandales, la logique d'un système mise à nu par des histoires révélatrices, glanées dans les coulisses du règne de Nicolas Ier. Vendu à plus de 100 000 exemplaires, ce livre est aussi un instrument de combat dans les échéances à venir.
Même un ministre du Budget peut frauder le fisc ! Comment est-ce possible ? Deux sociologues ont décidé d'aller voir par eux-mêmes comment l'on extrade aujourd'hui les petites, mais surtout les grandes fortunes. Suisse, Luxembourg, paradis fiscaux, sociétés écrans, montages financiers, cette enquête de terrain, ludique et argumentée permetde comprendre les rouages de l'évasion fiscale et ses enjeux politiques. En effet, la clé du coffre est sans doute cachée du côté de Bercy ...
Plongez dans les coulisses du procès Cahuzac avec Les Riches au tribunal, une enquête dessinée percutante qui révèle les rouages de l’évasion fiscale et les complicités au sommet de l’État.
Qu'est-ce que la richesse ? Peut-on être riche sans avoir beaucoup d'argent ? Quelles sont les différences entre le socialisme et le communisme ? Quelle valeur donner au travail ? Quel rapport entre éducation et richesse ? En quoi la richesse peut-elle être violente ?Dans cet échange entre un adolescent et deux chercheurs reconnus, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. De cette approche décalée résulte un entretien tout à fait passionnant. La pertinence des questions amène les deux chercheurs à se centrer sur l'essentiel de leur pensée et à la restituer avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, exigeant, accessible et souligné par le trait incisif de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sont sociologues, directeurs de recherche au CNRS. L'essentiel de leur oeuvre, écrite en collaboration, est consacrée à l'étude de la haute bourgeoisie et des élites sociales. Émile est collégien à Corbigny dans la Nièvre. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.
Les riches défendent leur pré-carré grâce à un réseau dense d'associations, de comités, de conseils, de cercles. Des rivages bretons aux châteaux de l'Oise, des beaux quartiers parisiens aux parcs et jardins de Normandie, les élites fortunées se mobilisent pour leurs espaces. Les auteurs ont mené l'enquête auprès de militants peu ordinaires. Ils ont assisté aux dîners et aux cocktails où, à Neuilly et dans le 16e arrondissement, la haute société se retrouve et se concerte pour préserver la qualité de ses lieux de vie et veiller sur un entre-soi qui lui est vital. La grande bourgeoisie se protège des autres, quitte à former des ghettos. Les ghettos du Gotha. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, anciens directeurs de recherche au CNRS, ont publié Dans les beaux quartiers (1989), ouvrage sociologique qui est devenu une véritable référence.