Nicolas Finet
Nicolas Finet
Londres, 6 juillet 1972 : 12 millions de Britanniques sont au rendez-vous de « Top of the Pops », l'émission musicale la plus populaire. Un chanteur de 25 ans à la beauté irradiante, David Bowie, présente « Starman », l'un des titres de son nouvel album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Flamboyant, provocant, transgressif, le set de Bowie et sa bande d'extraterrestres fait l'effet d'un séisme. 3'30'' qui bouleverseront et bousculeront la scène musicale. Auteur, éditeur, journaliste et documentariste Nicolas Finet a récemment réalisé un film sur le blues et la bande dessinée, Mississippi Ramblin', ainsi qu'un album mémorial sur Woodstock, Forever Woodstock
Love Me Please est un biopic consacré à Janis Joplin qui retrace, en respectant la chronologie, les moments forts de son parcours depuis l'enfance, au sortir de la seconde Guerre Mondiale, jusqu'à sa mort abrupte fin 1970. C'est l'une des plus fabuleuses aventures musicales qu'ait produites l'Amérique de la seconde moitié du vingtième siècle. Pourtant elle a duré à peine plus de cinq ans. Comment une très jeune femme complexée, toxicomane et pleine de doutes, est devenue en quelques années une icône planétaire de la musique rock ? De l'ombre à la lumière en quatre disques seulement (dont le dernier publié un mois et demi après sa mort tragique), à la faveur d'un mouvement d'émancipation lui aussi planétaire, qui allait consacrer pour longtemps les idéaux et les modes de vie alternatifs issu de la contre-culture et de la génération du flower power. Janis, le vilain petit canard a laissé libre cours à ses impulsions. Nourrie de la soif de liberté de la Beat Generation et de l'aspiration à l'émancipation qui s'exprime au sein de la jeunesse américaine du début des années 60, Janis Joplin part pour San Francisco, alors épicentre de l'innovation culturelle. Elle va y vivre une liberté dont elle aurait à peine osé rêver, s'abandonnant à tous les élans qui la traversent, dépassant sans hésiter tous les tabous de l'époque : bisexualité, alcool, drogues. Non seulement avec délices, mais avec le goût de l'excès auquel l'incite naturellement son caractère spontané et entier.
Le parcours éditorial et cinématographique du Transperceneige est exactement à l'image de ce que raconte son scénario : une histoire de rescapés. Conçu dès le milieu des années 70, ce grand récit typique des angoisses de la fin du millénaire précédent a survécu contre toute attente à la disparition soudaine de son premier dessinateur (Alexis) puis à celle de son premier scénariste Jacques Lob, avant de renaître trente ans après sa première publication sous la forme d'une ambitieuse adaptation cinéma dont l'aboutissement, lui aussi, tient littéralement du miracle. C'est cette très étonnante saga à rebondissements, pleine de détours, de surprises et de coups de théâtre que retrace Nicolas Finet dans ces Histoires du Transperceneige. Nourri d'entretiens, de recherches et d'anecdotes souvent inédites, un grand livre illustré pour explorer et comprendre toutes les facettes, les recoins et les incarnations d'une oeuvre peu commune, en écho à la sortie sur les écrans du film Snowpiercer de Bong Joon-ho et de la publication de la trilogie de Rochette, Lob et Legrand sous la forme d'une intégrale.
Plongez dans l'épopée méconnue du Transperceneige : de sa genèse chaotique dans les années 70 à son adaptation cinématographique culte. Un livre riche en anecdotes inédites et en illustrations pour les fans de science-fiction et de bande dessinée.