Patrice Haffner
Patrice Haffner
"C'est toujours avec un peu de notre insouciance, avec des haillons de notre conscience, que le bourreau essuie son hideux coutelas". En vain l'avocat du terroriste Guy Desmet a-t-il cité Victor Hugo. Charles Sommerville, qui préside la Cour d'assises, l'a condamné à mort, quelques mois à peine avant l'abolition de la peine suprême en France. La fille du magistrat, Mathilde, étudiante, ne peut admettre cette condamnation. Elle disparaît et devient à son tour une hors-la-loi.
« Les rues défilent. Il regarde les magasins, les enseignes. Des noms, partout des noms. Un sentiment étrange l'envahit. C'est comme s'il entrait dans le monde. Maintenant il est à égalité avec tous ces gens qui circulent sur les trottoirs. Il aurait presque envie de descendre, d'aller serrer la main au premier venu. - Bonjour, je m'appelle.... » Un nom. Un nom enfermé dans une enveloppe scellée. Comment la loi peut-elle permettre à une mère de cacher, pour toujours, son nom à son enfant ? Quel secret de famille, caché dans cette enveloppe, découvrira Martin, le héros de ce livre, à l'issue de la recherche éperdue de son identité ? L'amour d'une mère adoptive peut-il remplacer l'amour de la mère rêvée, idéalisée, la « vraie » mère ? Cet amour empêchera-t-il la haine de frapper à la porte de la maison ? Par ce roman fertile en rebondissements, dont l'issue restera incertaine jusqu'aux dernières pages, histoire policière et romantique tout à la fois, l'auteur revient sur la question tant controversée aujourd'hui du droit à l'identité.