Patrick Eudeline
Patrick Eudeline
Aujourd'hui, l'immigration est devenue un enjeu majeur de la vie politique et sociale des sociétés économiquement développés. Depuis une vingtaine d'années, l'émergence des littératures de l'immigration évoque ce phénomène. Cependant, bien que cette appellation semble aller de soi, elle n'en effectue pas moins une catégorisation qui pose problème et oblige à mettre en question les critères qui fondent les littératures nationales. L'immigration est aussi un discours qui produit ses propres modalités d'écriture.
Le livre le plus personnel de Patrick Eudeline : une vie dédiée à la contre-culture, le récit très littéraire d'une génération qui rejette l'ancien monde, d'un fils qui s'oppose à son père.Un père, un fils, et entre eux... le rock qui déferle, la contre-culture qui rebat toutes les cartes, la guerre éternelle entre l'ancien et le nouveau monde qui s'observent, se guettent sans jamais se comprendre. Avec Perdu pour la France, Patrick Eudeline signe son livre le plus personnel et, de loin, le plus touchant. Il retrace ici son évolution intellectuelle, la formation de ses goûts et rappelle, avec un sens inné du détail juste, du rythme et de la formule, l'enchaînement des différentes révolutions culturelles, des années 1960 jusqu'en 2000. William S. Burroughs, Iggy Pop, les Sex Pistols, le Clash, Virginie Despentes, Daniel Darc, Pete Doherty... Les époques et les visages s'enchaînent sans jamais perdre de vue le fil intime du récit dans ce livre qui, tel un grand morceau de rock, sait être à la fois excitant, direct et émouvant.
En prenant pour sujet l'aide bénévole qu'apportent certains citoyens à de jeunes migrants isolés, Maïa Kanaan-Macaux nous livre un roman fort, engagé et bouleversant sur l'errance et la reconstruction de deux êtres dévastés par leurs trajectoires intimes.Sans raison apparente, Isabelle quitte son mari, son métier d'enseignante et la ville où elle habite. Dans son errance, elle rencontre un migrant guinéen de quinze ans pour lequel elle se prend d'affection. Logée dans le même hôtel social que le garçon, Isabelle retrouve le plaisir de transmettre en apprenant à Ibrahim les rudiments du français. Élève motivé, mais toujours sur ses gardes, l'adolescent lui raconte peu à peu son histoire. Alors qu'Ibrahim est menacé d'expulsion, ils font la connaissance de Jean, un oléiculteur de la région. Entre ces trois personnages va naître une bouleversante relation d'amour et de solidarité.Croisant les voix d'Isabelle et d'Ibrahim, Les Exilés est un roman sur la reconstruction d'êtres fragilisés par leurs trajectoires intimes. C'est aussi un témoignage fort sur le traitement réservé aux mineurs isolés étrangers.
Un témoignage puissant sur la vie du Haut Commandement allemand, réglée pendant 5 ans sur les humeurs et les paranoïas d'Hitler.De 1939 à 1944, le général Walter Warlimont fut affecté au bureau Opérations de l'OKW, le haut commandement de la Wehrmacht. Quotidiennement au contact d'Hitler, lors des points de situation militaire, il est le témoin privilégié de l'évolution de son comportement, comme de la vie des officiers allemands en charge de la direction de la guerre. Paru en 1962, ce texte décrit avec une rare acuité la lente dégradation des armes allemandes, l'atmosphère sinistre comme la paranoïa grandissante et le sentiment de toute-puissance du Führer. Médiocre stratège parfois porté par d'heureuses inspirations, le maître du IIIe Reich veut tout diriger, tandis que haut gradés et barons du parti nazi s'opposent de plus en plus frontalement. Tous se côtoient pendant de longues années dans les locaux exigus du Grand Quartier général, dans une ambiance " à la fois de cloître et de camp de concentration ". Un témoignage puissant sur les mécanismes de décision au sein de l'état-major allemand, " réglés " pendant cinq ans sur les humeurs et les fantasmes d'Hitler.
« Nous sommes les enfants dont la planète n'a pas voulu... Nous sommes les premiers à n'avoir connu que les poulets au pétrole et le lait à l'insecticide... Etre punk, c'est l'aboutissement d'une certaine révolte ou d'un ennui certain... Une génération aux gestes d'automates, à la peau plastifiée, une génération immunisée... »P. E., 1977 En 1977, Patrick Eudeline a 21 ans. Il chante dans le groupe de rock Asphalt Jungle, il est punk. Les punks font peur : boots, épingles à nourrice, bracelets cloutés, combinaisons R.A.F., vinyle porno-shop, lunettes noires. Ils rodent sous la pluie dans la jungle des villes. L'aventure punk fut le premier manifeste de ce nouveau dandysme. Un défi anarchique. Un cri. Un avertissement... De toute façon, demain tout le monde sera punk.
Paris 1979. Un Paris post-punk, crépusculaire, qui se prépare aux délétères années 80 et à celles qui vont suivre : à la fin d'un monde. Tout cela raconté au présent, le présent de 79. Anoushka, éphémère starlette destroy, a disparu. Et Simon, jeune punk et fils honteux d'un acteur célèbre, fera tout pour la retrouver. Violence, drogues, sexe... Patrick Eudeline joue avec les miroirs et ses souvenirs d'ancien leader punk pour nous restituer la poésie urbaine et rock and roll d'un monde perdu à jamais. Il y aura encore des éclairs, bien sûr, mais la messe est dite, et celle-ci est un requiem punk, un requiem pour Paris, alors en perpétuel chantier. Ce Paris qui n'est plus, qui ne peut plus être, que, déja, on massacrait. Le punk rock, c'était le dernier bal, Marie-Antoinette sous les décombres, l'ultime flash de romantisme avant la chute dans les ténébres. No Future, assurément.
Il y a eu les Chaussettes noires, il y a eu les Blacks Panthers. Voici désormais venu le temps des Panthères grises. Ils ont soixante ans et plus beaucoup de scènes underground à électriser. Reformer le groupe le temps du mariage de l'un de leurs petits-fils, c'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un grand rêve. Mais c'est le seul qu'il leur reste. Les panthères ont blanchi, les panthères tournent en rond. Jusqu'au jour où l'on leur promet le casse du siècle. Que faire de ce monde qui les attend ? Patrick Eudeline est écrivain, chanteur, guitariste et dandy punk. Il est notamment l'auteur des romans Dansons sous les bombes, Rue des Martyrs (tous deux chez Grasset), et Vénéneuse (Flammarion). " Les romans de Patrick Eudeline, je les ai tous, je les lis tous. " Virginie Despentes
Il y a eu les Chaussettes noires, il y a eu les Blacks Panthers. Voici désormais venu le temps des Panthères grises. Ils ont soixante ans et plus beaucoup de scènes underground à électriser. Reformer le groupe le temps du mariage de l'un de leurs petits-fils, c'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un grand rêve. Mais c'est le seul qu'il leur reste. Les panthères ont blanchi, les panthères tournent en rond. Jusqu'au jour où l'on leur promet le casse du siècle. Que faire de ce monde qui les attend ? Patrick Eudeline est écrivain, chanteur, guitariste et dandy punk. Il est notamment l'auteur des romans Dansons sous les bombes, Rue des Martyrs (tous deux chez Grasset), et Vénéneuse (Flammarion). " Les romans de Patrick Eudeline, je les ai tous, je les lis tous. " Virginie Despentes
Bowie génie. Bowie junkie. Bowie fasciné par l'occultisme et la magie noire. Bowie, l'ami intime et colocataire d'Iggy à Berlin. Un Bowie double, triple, imitateur et imité. Le vrai Bowie probablement, à l'image de celui de Lazarus, son dernier album, qui avoue à demi-mot l'impensable : Bowie n'est pas " tout à fait " mort. Anecdotes inédites, vérités qui dérangent ou évidences artistiques, le Bowie de Patrick Eudeline est un événement musical et littéraire.
Bowie génie. Bowie junkie. Bowie fasciné par l'occultisme et la magie noire. Bowie, l'ami intime et colocataire d'Iggy à Berlin. Un Bowie double, triple, imitateur et imité. Le vrai Bowie probablement, à l'image de celui de Lazarus, son dernier album, qui avoue à demi-mot l'impensable : Bowie n'est pas " tout à fait " mort. Anecdotes inédites, vérités qui dérangent ou évidences artistiques, le Bowie de Patrick Eudeline est un événement musical et littéraire.
- J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ? J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trenchcoat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : « Au secours ! » en silence. À moi. Alors, lentement, j'ai répondu : - Je ne crois pas, non. Et tout a commencé ainsi... Portrait de Patrick Eudeline © François Michel
- J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ? J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trenchcoat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : « Au secours ! » en silence. À moi. Alors, lentement, j'ai répondu : - Je ne crois pas, non. Et tout a commencé ainsi... Portrait de Patrick Eudeline © François Michel
En 1966, la pop française explose : Jérôme, minet de 17 ans, fils de concierge et le rock dans la peau, rêve de gloire. Il traîne au Drugstore en attendant d'y voir ses disques. Mais quand il signe son premier contrat chez Vogue, c'est une reprise qu'on lui impose, une soupe mièvre et commerciale . Pas le choix ? Jérôme n'est pas Chouraqui, son double, son frère, né la cuiller en argent dans la bouche ; ni Gudule, amie bientôt amante, grandie à l'Ecole Alsacienne entre la fille Picasso et la petite Filipacchi, et dont le père, sociétaire du Français, peut ouvrir toutes les portes. Des seventies à l'an 2000, des Champs-Élysées à Saint-Germain, de la Loco au Palace, du Fanta à la vodka et à l'héro, des premières amours au troisième sexe, du jerk au punk, des Beatles à Bowie, de Gainsbourg à Bashung, les trois gamins grandissent. Gudule ne vieillira pas : après une apparition remarquée dans un film de Rohmer, l'égérie de chez Castel se noie dans la drogue et le sexe - hard... Jérôme, miracle en devenir, dévale le temps, et perd tout. Icône des sixties kitschisé avant l'heure, petite idole disco rêvant d'underground, produit périmé du show-biz, RMiste en voie de clochardisation, il s'éclipse sans laisser d'adresse. Et Chouraqui, qui aurait tout donné pour l'une et pour l'autre, devenu producteur indépendant dans la seule idée de faire de Jérôme une rock star, reste riche et seul dans son XVIème. Quinqua divorcé, rentier bedonnant, triste, il rumine ses chers souvenirs en compagnie d'une poupée siliconée, et mange du Nutella en surfant sur Internet. Et puis un jour d'octobre 2008, Jérôme revient...
« On pourrait dire que c'est l'histoire d'un jeune glandeur qui devient gourou-star des médias. Et que c'est l'occasion d'une charge terrible, une vision du siècle nouveau et de l'époque. Gravement décadente, la vision. Bien sûr. On pourrait dire aussi que le sujet du livre, c'est l'occultisme, ou les extra-terrestres. Voire les vampires. Notre jeune héros a des flashes, des rêves, se croit détenteur du message des grands anciens... Pénibles, les grands anciens, pas très rock and roll dans l'ensemble. D'ailleurs, il se révolte. Façon sataniste, luciférien et tout le bataclan. Rock and roll. Justement. On peut croire que tout cela existe. Que notre héros prend vraiment le thé avec Kurt Cobain, Sid Vicious, Claude François ou Jean Yanne, qu'il a prévu la mort de Johnny Hallyday. Qu'il est le vrai Rael et que, les extraterrestres, l'Antéchrist, toute la Sainte Famille, reviennent pour le Jugement Dernier. Ou pas. Peu importe finalement, notre héros lui même ne sait plus trop. Ce qui est sûr, c'est que les années 2000 sont parties pour courir après les extraterrestres : ils seront les nouveaux Steevy et Loana ! De l'authentique chair à hit parade. On trouve d'ailleurs dans le livre des citations de Friedrich Nietzsche, de la Bible comme d'Annie Cordy. Normal, l'époque est ainsi. Bric-à-brac culturel. Le médium est le message. Le bouquin s'arrête avec la fin du monde. Ce qui peut se comprendre. Commentée en direct live par Nikos Aliagas de Star Academy, comme il se doit. L' affaire est donc une sorte d' OVNI qui tient autant du "matin des magiciens" que d'un film culte de Jean Yanne. Mais très Rock and roll. Quand même. On se refait pas. » P.E.
Patrick Eudeline est un critique rock de légende. Il a collaboré à Rock and Folk, Actuel, Libération, Nova et Tecknikart. Il est l'auteur de L'Aventure Punk (Fasquelle, 1977) et d'un premier roman publié par Florent Massot en 1997, Ce Siècle aura ta peau. Voici comment il se voit : « Ma vie ? Sex, drugs and rock and roll, comme on dit. A part chanteur de rock, je vois pas trop ce qui existe comme métier. Mes obsessions gothiques me font ressembler au cher comte à redingote. Je suis une sorte de cadavre ambulant. Je m'enferme façon fantôme de l'opéra et j'apprends le piano, le solfège et le reste. J'ai sorti un disque sous mon nom, en 1994, le disque maudit... » « On a tous rêvé devant l'an 2000 et il ne s'est rien passé. Ni l'holocauste promis, ni le futurisme à tout crin. En fait, tout balbutie. Et nous sommes entrés dans une période de nostalgie comme l'histoire n'en a pas connue depuis; en fait, la nostalgie est permanente depuis les Sixties. C'est une très vieille civilisation qui serre les boulons pour ne pas tomber en pièces, qui ne sait plus rêver qu'en maquillant virtuellement, en samplant les trésors passés. Nous vivons dans le manque du paradis perdu. Moi, j'appelle cela le rétro-futurisme. Mon roman, c'est l'histoire de deux loosers, Julien et Coreen - le Rock and Roll est une histoire d'initiations et de chutes, de plaies et bosses - qui se retrouvent aujourd'hui. Elle est une star oubliée, un mixte de Nicoletta et Esther Galil. Un succès unique dans les seventies lui a laissé le goût du fruit défendu. Lui, le rock l'a mis sur le carreau, comme tant d'autres. Le temps les ronge. Ils vont faire ensemble un dernier disque, tenter une rédemption virtuelle, conclure un pacte faustien. Mais le diable aura le dernier mot. Evidemment ! » Roman contre la nostalgie morbide, roman des ombres qui remontent des seventies tels des morts-vivants, roman hanté par le rock, brûlé par une culture de la défonce, roman à l'allure chaloupée du hasard se promenant à Barbès, mais qui déroule implacablement le destin brisé des personnages qui eurent jadis leur instant de gloire. C'est le Docteur Faustus (Thomas Mann) sur les trottoirs de la Punk Attitude.