Patrick Meney
Patrick Meney
Comment alerter le monde sur les horreurs du Goulag ? Un jour, des détenus se coupèrent les mains à la hache et les cachèrent dans une cargaison de bois destinée à l'Occident. Un message pathétique qui ne fut compris de personne. On attendra le rapport Khrouchtchev en 1956 pour croire au Goulag, et Soljenitsyne dans les années 60-70 pour en mesurer la dimension industrielle. Et puis l'oubli, la lassitude occidentale devant la répétition des faits même les plus monstrueux. Voici de nouvelles mains coupées de la Taïga : la loi du Goulag, ou le règlement intérieur des camps de travail de l'U.R.S.S. d'Andropov. Un document officiel, inédit en Europe et irréfutable, qu'on désigne là-bas sobrement : « code du travail correctif ». Une preuve de plus de la persistance du Goulag. Derrière chacun de ces articles à la précision glaciale, il y a des millions de battements de coeur, là-bas, de l'autre côté du monde. Du lever au coucher du soleil, tout est prévu : nourriture terrestre et idéologique du condamné, sanctions et récompenses, salaires et retenues... Ce document apporte davantage. Sait-on qu'il y a aujourd'hui en U.R.S.S. des Goulags spécialement réservés aux étrangers, totalement coupés du monde, totalement ou presque inconnus ? Sait-on que six cents Français sont portés disparus en U.R.S.S. depuis 1945 ? Patrick Meney a rencontré l'un d'eux, échappé du Goulag en 1981, qui témoigne. D'autres Français sont toujours retenus là-bas. Que pouvons-nous pour les sauver ? Un document choc qui relance le débat sur la réalité et l'utilité du Goulag. Car le système soviétique basé sur la répression s'asphyxie... ou comment les dictatures finissent.
Ce jour-là, j'avais rendez-vous avec un tueur. Marwan, 26 ans, formé dans les combats du Liban, avait tué plus d'hommes qu'il n'avait aimé de femmes. Je voulais comprendre : la haine, la sauvagerie, la barbarie. La mort était son métier. Il allait à la tuerie comme nous allons à notre travail. Je voulais savoir si ces choses-là sont loin de nous ou, au contraire, en nous. Savoir comment il les vivait et si cela pouvait aussi nous arriver. Il s'est assis en face de moi. Ses yeux noirs n'exprimaient rien. Ni cruauté, ni amour, ni émotion, ni remords. Le vide. Et le récit a commencé... Des dizaines d'heures d'entretiens, pour que le tueur si réticent à la confession décide enfin d'aller au fond des choses. Lui aussi voulait comprendre comment, adolescent sensible, lycéen insouciant, il avait été entraîné dans la folie collective. Comment il avait fini par prendre du plaisir au massacre, par être impliqué dans toutes les horreurs de onze ans de guerre, par traquer des jours durant, en franc-tireur, la victime innocente. Comment enfin, formé au terrorisme international, il s'était retrouvé à Paris. Histoire hallucinante. Elle nous concerne intimement. Grâce à la complicité du tueur, voici démonté le mécanisme de la folie des peuples et de la violence moderne. On ne ressort pas intact de cette fréquentation.
Cinquante mille enfants sont l'objet, chaque année en France, d'abus sexuels. Les meurtres des petites Delphine, Ingrid et Muriel ont bouleversé l'opinion. Mais passé l'émotion, le silence retombe. La pédophilie, en plein essor, devient même une nouvelle mode ! Patrick Meney a enquêté auprès des enfants-victimes, des parents, des psychiatres, de la police. Il a rencontré des dizaines de criminels sexuels en prison, reçu des confidences. Le constat est terrible. Enlèvements, disparitions, silence honteux des familles, de l'administration, complicités diverses, réseaux de prostitution, trafics en tous genres : la société française ne se défend pas. Pire encore : rien n'est prévu pour les voleurs d'innocence, sinon la prison. Quand ils ressortent, la pulsion, elle, est toujours là. Or, des solutions existent. Patrick Meney est allé les découvrir dans les prisons-hôpital du Canada, où l'on soigne les perversions sexuelles à risque. Une enquête implacable, un cri de colère. Mais ce livre est aussi un appel pour que nos enfants aillent en paix.
Depuis toujours, Nelly est la préférée de son papa. Un père qu'elle prend pour un héros et qu'elle aime de tout son coeur. Mais un jour, ce père adoré entre dans la chambre de sa petite fille, et la viole. Bouleversante, Nelly a raconté son histoire à la télévision. Aujourd'hui, elle témoigne de son calvaire. Pour elle-même, mais aussi pour que soient entendus les cris silencieux des enfants victimes.