Paul Dakeyo
Paul Dakeyo
À un moment où le combat des peuples au sud du continent africain et en particulier du peuple de l'Afrique du Sud prend de l'ampleur, la population africaine, et spécialement la jeunesse, s'intéresse de plus en plus à ce combat qui est le leur. Nous saluons l'initiative du jeune Africain Paul Dakeyo de publier un recueil de poèmes sur Soweto, qui ne soit pas uniquement de la poésie, mais aussi l'expression de son attachement et de celui de la jeunesse africaine à la lutte du peuple sud-africain contre le colonialisme et le racisme, et de sa confiance en la victoire finale.
Le Cameroun, comme bon nombre de pays en développement en général, et de pays africains de la zone franc en particulier, a été plongé dans une profonde crise, depuis le milieu des années 1980. Trois des principales causes à cette crise sont i) la dégradation des termes de l'échange en raison de la baisse des cours internationaux des principaux produits de base, ii) la baisse du dollar qui a amplifié celle des recettes d'exportation et iii) les politiques de dépréciation agressive des pays voisins, notamment le Nigéria. Des voies de sortie se sont avérées être des ajustements aussi bien internes qu'externes. Entre autres instruments d'ajustement, la réforme fiscale et douanière dans la zone de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) devait permettre une régulation des équilibres macro-économiques dans les États membres en général, et au Cameroun en particulier. Les objectifs principalement visés par la réforme fiscale et douanière dans la zone UDEAC étaient i) l'amélioration de la capacité de collecte de recettes des structures tarifaires et fiscales des États membres, ii) l'amélioration de l'efficacité et de la compétitivité du secteur manufacturier dans chacun des États par l'élargissement de la base fiscale pour des taux uniformisés et réduits, iii) la définition d'instruments de fiscalité indirecte flexibles et iv) la simplification de la structure fiscale pour son administration facile et la transparence de celle-ci.
Cette anthologie, que nous donne à lire PauI Dakeyo, entend dévoiler dans leur nudité, diverses formes d'expression poétique qui sous-tendent la parole littéraire au Cameroun. Si elle se borne à la poésie de langue française, c'est pour mieux la circonscrire en témoignant de ses possibilités, de son itinéraire, de son identité Plus de cinquante poètes - des précurseurs aux nouveaux venus- sont ici convoqués. Par-delà quelque variété de ton et d'écriture, quelque entrelacs de thèmes et de symboles, il y a, chez ces poètes, une même exigence de fidélité à une terre commune. Car ils portent chacun la marque de leur situation historique.
À MON PEUPLE À LA MÉMOIRE DE SES MARTYRS EN ATTENDANT LA LIBERTÉ
Quand la poésie devient arme : Le cri pluriel rassemble les vers incendiaires de Paul Dakeyo et l'essai percutant de Pierre Fougeyrollas. Le premier hurle la révolte des opprimés, le second dissèque les causes coloniales de la famine en Afrique.
Depuis les indépendances politiques, les voix des Poètes d'Afrique s'amplifient et se répandent dans la houle vaste comme l'univers. Elles se font parole et violence, révolte et passion, afin de créer des terres nouvelles, où la vie serait le produit de toutes les mains, de tous les regards. Où la paix serait partagée unanimement, dans tous les cours. La présente Anthologie, établie par Martine Bauer et Paul Dakeyo, reprend les cris éparpillés en large des angoisses et des peurs mal tues. A partir d'extraits dispersés dans des revues ou dans des publications restreintes et confidentielles d'auteurs, ils ont cherché surtout à affirmer la dynamique et la vitalité des ouvres africaines. En même temps, ils ont étendu tout le panorama et le répertoire des Poètes, en apportant des traductions françaises des poèmes en langue anglaise, portugaise, arabe, etc. Un ouvrage essentiel, qui permet de mieux comprendre la manière dont les Poètes des temps actuels nomment leur terre, et de mieux inscrire le sens de la poésie totale, dans l'itinéraire des activités littéraires de l'Afrique contemporaine.
Derrière chaque grande innovation canadienne se cache une organisation audacieuse. Ce livre révèle les coulisses des projets technologiques qui ont marqué le XXe siècle, entre succès retentissants et échecs instructifs.
Exil, mémoire et révolte : Moroni, cet exil de Paul Dakeyo donne voix à l’angoisse d’un père, entre la violence de Babylone et l’apaisement d’une île-refuge. Une poésie puissante, entre cri et murmure, où l’intime rejoint l’universel.
Pour Paul Dakeyo, le livre est devenu une passion que son cour pèse et soupèse à chaque instant de sa vie, tandis qu'il laisse son génie créateur s'illustrer, pour notre plaisir, dans des recueils de poèmes jaillis de la terre arable du songe, comme dirait Saint-John Perse, le songe, précisément, des siècles d'errance et de tribulations de son peuple noir agenouillé, tout habillé de prières, aux limites saintes de son horizon. Et c'est ainsi que nous verrons défiler « Les barbelés du matin », « Le cri pluriel », « Chant d'accusation », suivi de « L'espace carcéral », puis « J'appartiens au grand jour » (Prix européen de Poésie) aux éditions Saint-Germain-des-Prés à Paris, et un coup de sang, « Soweto, soleils fusillés » paru aux éditions Droit et Liberté. Des ouvres alignées d'une belle coulée sonore, des impulsions de la mémoire qui ont pris tout d'un coup l'aspect d'une consécration. Elles occupent fort bien la place qui leur est faite par des juges difficiles qui n'auront pas été abusés par l'effet de surprise. Ce sont des poèmes qui passent comme des vents de sable et n'épargnent rien, où nous avons pu admirer les cuivres d'un langage porté à son point extrême d'incandescence. Une voix qui ranime les grands pans de nos croyances fauchées par le vent de l'Histoire. Il s'agissait de dire avec les épices nécessaires, de convoquer à la rencontre des hommes, les forces énergétiques qui ont longtemps dormi dans le mystère ignoré des minerais obscurs. Et nous pensons ici encore à Saint-John Perse : « Et le poète est avec vous. Ses pensées parmi vous comme des tours de guet. Qu'il tienne jusqu'au soir, qu'il tienne au regard sur la chance de l'homme ! » Au fond, on pourrait se demander si l'écriture n'est pas, pour Paul Dakeyo, ce qu'il aime le plus, une cible qu'il veut atteindre et blesser ou caresser (c'est identique) par le truchement de l'édition ? La dernière opération sera l'alliance de l'encre et du sang. Et les éditions Silex indiquent le passage d'une dimension à une autre, du chaos émotionnel à l'harmonie spirituelle dans un monde rénové, du feu à l'ordonnance de ce feu. Et le poète noir camerounais se fait le conquérant d'un territoire neuf : La femme où j'ai mal.
Monsieur Mandela rassemble des poèmes vibrants en hommage à Nelson Mandela, symbole universel de résistance et d’espoir.