Paul Fabrice
Paul Fabrice
La petite flamme dansait sur le sol, se rapprochant du baril de poudre. Si elle l'atteignait, la caravelle sauterait et, avec elle, Florent qui rêvait de gloire et de richesses sur la Route des Epices, Ludovic qui rêvait de la conquête des âmes aux côtés de François-Xavier. Mais entre leurs rêves et la réalité, il y avait eu les mutineries et les canons portugais, les tempêtes et les naufrages... Il y avait maintenant cette petite flamme courant vers le baril de poudre. Arriveraient-ils jamais à Sumatra ?
Un soir de printemps où les oiseaux chantaient, Jacques de St-Clément quitta pour toujours le château de ses pères, où il n'avait plus le droit de s'asseoir. Belzébuth, son cheval noir, l'emmènerait tristement vers un gîte incertain. À ses côtés, allait Gautier, sur Penthésilée, la jument pommelée. - Mon cher Gautier, lui dit le jeune baron, je n'ai plus rien et ne pourrai te payer un gage. Il va te falloir te chercher un autre maître. - Est-ce que vous me congédiez ? bougonna le vieux soldat ? Seriez-vous mécontent de mes services. - Ah ! certes non, soupira le jeune homme. Je voudrais bien te garder auprès de moi ; je n'ai plus ni parent, ni ami, tu es ma seule famille...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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