Paul Mari
Paul Mari
Consciences de Paul Mari, publié chez Seghers, est un recueil poétique où chaque vers interroge l’âme et le monde.
Paru en 1953 chez Seghers, Illusoire est un recueil de poésie où Paul Mari explore les mirages de l’existence et la fragilité des apparences.
"La poésie de Paul Mari n'a rien à proprement parler d'une partie de plaisir bien qu'elle dispense de singulières jouissances : avec les simples mots des hommes de tous les jours, le poète de Coaraze nous révèle l'absurdité d'une réalité égarante en laquelle il décèle une métaphysique des petits riens où notre existence se défait, où nos jours et nos nuits se dissipent en poussières de particules grises." André Chenet
Le parcours du piéton détient ces pouvoirs secrets. Ce nouveau recueil de Mari prend place dans l'édifice poétique que - depuis quinze ans - il édifie. Consciences, Figures de danse, où culminent l'ambivalence d'une révolte âpre et la fusion dans l'élément panique de l'univers, en sont d'autres fragments. Des textes : l'Autre, Doublure, dépouillent au vitriol la bonne conscience ; leur lucidité flagelle à vif. Paul Mari - depuis dix ans - ne cesse d'assumer « la prodigieuse faiblesse... de regarder par le trou de ses illusions l'autre qui n'est qu'un Autre... ». Par cette lézarde, le « parcours » penche vers une défaillance de tout l'être, car qui entend-il « jeter dehors de ce cosmos par le trou qu'on vient d'y faire », sinon lui-même. Mais, cela est nouveau chez le poète, il se dérobe à l'acte, non plus par le cri ou l'insulte, mais par une pirouette : pour la première fois, point l'humour. Cette tirade métaphysicienne s'achève sur un « mais il fait trop chaud » burlesque. D'ailleurs, Paul Mari n'avait jamais écrit de poèmes aussi concrets. Si leur origine est une notation fugitive, une impression, un sentiment, ils se construisent hors de tout langage rationnel, privés d'adjectifs, sinueux et vifs. Ils saisissent le temps, le déroulent et l'enroulent, dans un écheveau frémissant pailleté d'or et d'écume.