Paul Verguin
Paul Verguin
Une nuit d'amour. Rien qu'une nuit d'amour. Sans retenue. Dans la folie de deux corps libres, qui franchissent, émerveillés de leurs découvertes, toutes les frontières. Un superbe et bouleversant voyage. Le temps d'une nuit. Rien qu'une nuit. Il faut bien de l'audace et du talent pour parler avec une impudeur si tranquille de ce qu'on ne dit jamais.
Tout ce qui s'était passé depuis qu'elle avait sonné à la porte conduisait à visage-visage. Que s'est-il passé ? Que font Laure et Thomas sous nos yeux, en temps réel, de la première à la dernière page de ce récit ? L'amour intensément, librement - cédant sans frein à leurs impulsions dans une confiance de rêve. Il faut le talent d'un écrivain d'exception pour rendre cette scène absolument unique, comme doit l'être toute rencontre d'une peau avec une autre, et pour nous épargner la moindre gêne au coeur d'un désir si cru, si authentique.
Marion et Simon, quand ils se découvrent, sont au coeur de la trentaine. Chacun a son passé, un mariage et un divorce, et des enfants. Ils se sont découverts, ils se sont appris : ils s'aiment les yeux ouverts, ils aiment s'aimer. Pour bien connaître cet homme qu'elle aime, pour ne l'en aimer que mieux, Marion, remontant le temps, part à la rencontre de l'adulte, de l'adolescent, de l'enfant que fut Simon avant elle. Avec la lucidité d'une femme sûre de soi. En écrivant la vie de Simon, trente-six ans, je le traite comme un petit garçon à qui on raconte, pour lui faire du bien, l'histoire d'un enfant ou d'un animal qui lui ressemblent et ont les mêmes difficultés que lui. Les hommes sont incertains et fragiles, c'est connu. Ce sont les femmes qui les font. Les femmes comme Marion. Paul Verguin connaît la voix juste des femmes. Ce sont elles qui parlent dans ses romans (ainsi, déjà, dans Ce qui arrive à Marie-Jeanne). Il s'en remet à elles du soin de dire, avec des mots très simples, que le bonheur existe.
Un homme tombe sous le charme brûlant d'une femme directe et discrète, qui a vingt ans de plus que lui.Balzac écrivait que le dernier amour d'une femme pouvait seul combler le premier amour d'un homme. Parlait-il seulement des sentiments ? A vrai dire, si le narrateur apparaît comme un pur et dur obsédé sexuel, c'est sûrement aussi un coeur tendre qui a déjà beaucoup souffert de l'amour. La naïveté n'est plus son fort. Difficile de lui en promettre. Facile, aussi, de le faire fondre. Quant à la femme, mûre, succulente, elle ne compte pas ses amours mais elle sait ce qu'elle veut : coïncider aux désirs secrets de cet homme-enfant qui a su l'émouvoir. Un grand texte érotique, tendre et sulfureux où l'amour n'a pas d'âge.
Un dîner chez des amis communs et le prétexte du dernier verre... Un couple en face à face. Quoi de plus ordinaire comme situation ? Mais ajoutez à cela le talent de Paul Verguin et vous lirez le récit d'une nuit dans la folie de deux corps qui se découvrent, émerveillés et éblouis. Un livre, une nuit, et chaque mot vibre sur votre peau, chaque émotion se propage en vous. Vous n'êtes pas le témoin indiscret d'un acte amoureux décomposé dans ses moindres élans, dans ses moindres mouvements : vous êtes au coeur de la nuit pour un voyage au bout de l'amour tel que vous en avez rarement lu...Aubaine est l'un des plus beaux romans de Paul Verguin, un de ceux qui confirme son immense talent à raconter en toute impudeur et sans aucune vulgarité ce que d'habitude on ne dit jamais.
Presque un an de Paul Verguin est un petit chef-d'oeuvre de sensualité, d'émotion érotique, d'amour des femmes, de fête du sexe - dans un regard extraordinairement attentif et fouillé, comme au ralenti sous un verre grossissant. Amour de toutes les femmes. Amour de l'amour. Comme le dit Paul Verguin lui-même, " Presque un an voudrait montrer comment, sexuellement parlant, un homme passe des élans éphémères à un désir partagé, qui fonctionne en feu continu ". Défi atteint. Une des grandes réussites érotiques contemporaines, pratiquement inconnue.