Perrine Mane
Perrine Mane
Le vêtement n'est considéré comme « utile » aux études - en particulier dans le champ de l'histoire médiévale - que depuis peu. Faisant l'impasse sur les hautes époques, c'est un Moyen Âge relativement court qui a été pris en considération : il faut attendre en effet la période carolingienne, pour que les documents figurés, les textes, et les données archéologiques, soient suffisamment abondants pour faire ressortir de leur confrontation une image claire des évolutions d'ensemble. L'ouvrage de Perrine Mane et Françoise Piponnier souligne les traits les plus originaux que révèle l'étude des systèmes vestimentaires médiévaux : enjeux économiques de poids, discriminants sociaux fortement codés, mais aussi moyens d'expression chargés de significations multiples.
Chaque année, au cours de la réunion du comité d'organisation des Journées de Flaran, Charles Higounet nous invitait à proposer de nouveaux thèmes susceptibles d'être abordés au cours des prochaines rencontres. C'est à cette occasion aussi qu'étaient confirmés les programmes des deux années suivantes. Or, lorsque à l'automne 1987 fut préparé le colloque consacré à la Croissance agricole du haut Moyen Age, le programme des journées 1989 ne fut pas arrêté. Apparemment, Charles Higounet ne l'avait pas souhaité. Sa disparition au printemps 1988 plaça donc les membres du comité devant un premier choix : fallait-il ou non poursuivre la tenue annuelle de journées si profondément marquées par leur fondateur ? Si nous décidions d'aller de l'avant, il convenait de retenir - sur le champ - un thème permettant de réunir rapidement un groupe de rapporteurs.