Philippe Carrèse
Philippe Carrèse
Un homme mystérieux débarque sur une île battue par les vents, chargé d’une énergie aussi sombre qu’envoûtante.
Je me rappelle d'une leçon d'histoire, sur un livre illustré, tout raccommodé à coup de papier adhésif marron, transparent mais pas trop, que nous avait fait lire l'instituteur, à Zonza... C'était quand j'étais minot, avant le CAP... Il m'avait marqué, l'instituteur, parce qu'on comprenait que dalle à ce qu'il disait, à cause de son accent. C'était un brave type, du continent. Il était resté quinze jours en fonction. Après il avait été malade, puis dépressif, puis rapatrié sanitaire à Roubaix d'où il était originaire... C'est vrai qu'en Corse, si tu as pas d'attaches, c'est très dur à vivre... Surtout qu'on te le fait vite comprendre, quand tu as pas d'attaches, que c'est pas la peine de t'en faire (des attaches)... Bref, c'était une leçon sur la cour de Louis XIV à Versailles, et sur les courtisans... Je suis encerclé par les courtisans. Y'en a partout ! Les mêmes que dans le livre. Simplement ils sont habillés Façonnable ou sur mesures chez Reboul, et, à la place de la galerie des glaces, on est tous là à piétiner dans la salle des pas perdus de la mairie, au premier étage de l'Hôtel de Ville. Il avait dû laisser les consignes, Spazzola, parce qu'à peine j'arrive à l'accueil, un planton (mais on dit un policier municipal) bedonnant me conduit jusqu'à un couloir où un autre planton (mais là, on dit un huissier) me traîne dans un dédale de bureaux en contre-plaqué, d'ascenseurs qui montent et qui descendent pas, d'accès interdits et de bureaux pleins de vide où des secrétaires ressemblant toutes à des walkyries nourries aux raviolis (question de climat et de culture) font du tricot ou des mots croisés.
Un prince intergalactique en panne de carburant, un lieutenant trop optimiste et une pizza royale interdite : Marseille Connection : Conduite accompagnée mêle science-fiction déjantée et humour marseillais.
Plongez dans Marseille Connection : Graine de Courge, un polar déjanté et drôle où Philippe Carrèse mêle intrigue criminelle, personnages hauts en couleur et humour marseillais.
Découvrez comment l’Assemblée des Régions d’Europe défend les intérêts locaux face aux institutions européennes. La défense des intérêts régionaux en Europe de Marie Neihouser analyse les stratégies et les défis d’un lobby régional unique.
Les Belonore, ce sont les membres d'une famille du village de San Catello, en Lombardie, dans le nord de l'Italie. Au départ, il y a le patriarche et ses trois fils, dont Marzio, le virtuose du violon. Il y a aussi les femmes, celles qu'ils aiment en secret, celles qu'ils épousent sans désir. Avec cette saga parfaitement réussie, d'une subtilité délicieuse, Philippe Carrese nous installe devant l'église du père Bartolomeo, chez l'aubergiste Gran'Paolo, dans la ferme délabrée de Volturno, ou la maison de maître de Francesca... Partout où les choses se passent, où les liens se tissent, où les blessures sont faites et les plaies parfois pansées. Maudits, les Belonore ? Peut-être. Pourtant, le lecteur ne saura pas faire autrement que les aimer. Philippe Carrese, né en 1956 à Marseille, a mené une vie bien remplie d'écrivain, de cinéaste, de musicien, de dessinateur... Il décède en 2019 dans la cité phocéenne, à l'âge de 63 ans.
Mai 1967, sur les bords du Tibre... Le groupe Potere Rosso, "le Pouvoir Rouge" est fin prêt à passer à l'acte. Les attentats se dessinent spectaculaires. Mais la révolution n'est pas un exercice facile, surtout lorsque toutes les attentions sont focalisées sur d'autres évènements d'importance : la sortie de l'album "Sergent Pepper" des Beatles, la guerre des six jours en Palestine, les querelles intestines à l'ambassade américaine, la pusillanimité des communistes du Lazio, les désordres gastriques du responsable local de la CIA, les cours de tango argentin dans les salons de Trastevere et les doutes existentiels de Pietrino Belonore, en croisade viscérale contre les soldats yankees. Surtout lorsque l'amour qui déboule fait plus de dégâts que toutes les bombes à retardement. Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est écrivain, musicien, scénariste, réalisateur et dessinateur.
Il aura fallu plus de trois milliards d'années à l'humanité pour que les descendants d'Homo sapiens songent enfin à mettre une machine à café écoresponsable dans l'open space des entreprises. Mais à quoi pensaient-ils jusque-là ? Ce roman évoque la complexité de ces phases essentielles de l'évolution, des origines de l'humanité à nos jours, alternant chapitres retraçant l'évolution depuis le Big Bang et dialogues de personnages contemporains. Et c'est au sein d'une société d'édition cotée en Bourse mais qui n'a plus aucune idée de ce que peuvent être un auteur ou un manuscrit original, que notre narrateur s'est insallé pour décliner son analyse... à la fois savante et vulgarisatrice, bien évidemment. Un roman à l'humour caustique et aux personnages hilarants, hélas bien malgré eux, qui ne nous épargne rien du ridicule et de la caricature que notre société peut engendrer. Philippe Carrese est romancier et réalisateur. Il a notamment publié, chez le même éditeur, la saga Belonore qui met en scène une famille italienne dans la première moité du xxe siècle.
« La mer, les collines, le rivage - plages et calanques. Marseille, en somme. Puis, avec la révolution industrielle, le train arrivant du Nord chercha le contact direct avec les bateaux. Ce fut la construction du port de la Joliette, à partir de 1844, des Docks à partir de 1858. Or aujourd'hui, à nouveau les Docks font l'événement. Comme en 1860 et comme en 1992 lors de leur première restauration. Inauguré - donc pour la troisième fois - le 4 décembre 2015, l'ancien entrepôt principal du port de Marseille est maintenant un lieu de vie, central dans la ville et la métropole. Situé juste en face des terrasses du port, à quelques pas du MuCem et du Vieux-Port, en plein coeur d'Euroméditerranée, les Docks assument une nouvelle jeunesse. Lieu de vie, de courses et de sorties, lieu de travail avec plus de 3500 emplois, les Docks sont le bateau amiral du nouveau quartier. Ce petit livre écrit par mon ami Hugues Serraf, à la demande de Marc Pietri qui porta la nouvelle transformation, est le récit de cette vie qui se perpétue au travers des époques. » Jean Viard Hugues Serraf est journaliste, essayiste et romancier.
1945. La guerre se termine, l'Italie fasciste est en pleine débâcle. À San Catello, le fief des Belonore, il ne reste que peu d'habitants. Parmi eux, la belle Vittoria et son jeune garçon, la dévouée Addolorata, Lucio, l'ingénieur paraplégique et le patriarche, celui par qui tout a commencé, Volturno. C'est une lutte pour leur survie et celle du village qu'ils vont devoir mener, une lutte qui les opposera à leur ennemi juré, le condottiere Tancredi Crevalcore, bien décidé à venger la mort de son fils...1964. Addolorata mène la visite guidée annuelle du village abandonné de San Catello où elle raconte la légende des Belonore et la construction du barrage. Cette année-là, de drôles de randonneurs font la balade...Brillamment mené, ce roman nous plonge dans l'Italie du lendemain de la guerre, qui panse ses plaies et invente son lendemain.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est un écrivain d'origine italienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Virtuoso Ostinato et Retour à San Catello chez le même éditeur.
L'histoire pouvait s'arrêter là. Mais une destinée se joue souvent à pas grand-chose : quelques secondes de retard, un geste inapproprié, une rencontre anodine, un incident idiot. L'histoire aurait pu s'arrêter là si le fils et le mari de Valentina ne s'étaient pas trouvés sur le pont de Genesee River ce jour-là, si Charles Cèseran, un jeune photographe marseillais, n'était pas tombé sur une correspondance d'Amérique destinée à sa mère, si Marzio Belonore, le concertiste réputé, ne s'était pas coincé les doigts dans une porte, si Vittoria Belonore avait pris le volant de cette Maserati sur le circuit de Tripoli... L'histoire aurait pu s'arrêter là si Tancredi Crevalcore, condottiere romain, n'avait pas retrouvé au hasard d'une soirée tout à fait oubliable le violon de son fils Michele, disparu un quart de siècle plus tôt. Philippe Carrese nous offre une grande fresque palpitante sur fond de montée du fascisme dans l'Italie de la fin des années 1930, avec un détour picaresque en Abyssinie, sur les bords du lac Ontario et au coeur du quartier réservé marseillais de l'entre-deux guerres. Magistral.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est réalisateur et écrivain. Il a notamment publié, chez le même éditeur, Virtuoso ostinato (2014, l'Aube poche, 2015).
Janvier 1945, Slovaquie : dans un camp de travail abandonné par les Allemands, des détenus livrés à eux-mêmes doivent survivre et s’organiser. Enclave est un roman captivant sur la nature humaine, le pouvoir et la liberté.
Une histoire trépidante, cinquième volet de la série "Marseille, quartiers sud", qui nous entraîne dans l'univers de la peinture et du rock sur un mode tragi-comique.Le bassiste d'un groupe de heavy metal meurt accidentellement écrasé par un train, la statue du deuxième acte de Don Giovanni est subtilisée à l'Opéra de Marseille, une cornemuse rouge est dérobée chez un antiquaire, un organiste aveugle se fait kidnapper, une villa est dépouillée de tous ses instruments de musique... Quel lien peut-il y avoir entre ces faits divers ? Kabyl, Brian et Jean-Mathieu vont bientôt l'apprendre à leurs dépens...
Le premier volet de la série "Marseille, quartiers sud" où l'on retrouve le style efficace, la verve méridionale et l'humour ravageur de Philippe Carrese.L'hiver 1943, un Spitfire des Forces françaises libres en provenance de Londres s'écrase dans les collines de Marseille avec son précieux contenu. Soixante ans plus tard, Kabyl et sa bande recherchent l'avion mythique, malgré leur rencontre avec l'habitant de la dernière maison du quartier, le vieux très vieux, qui tente de les en dissuader. Ils ne se doutent pas qu'ils vont au devant des pires ennuis...
Un roman noir, drôle et foisonnant, le quatrième opus de la série "Marseille, quartiers sud" imaginée par Philippe Carrese, l'un des principaux acteurs du renouveau littéraire marseillais.Van Klume, l'un des profs de Kevin, Jean-Matthieu, Aram, Marion et Kabyl, a l'idée de leur faire découvrir la richesse archéologique de Marseille en les menant au coeur même d'un chantier d'immeubles en construction. La petite troupe a tôt fait de se retrouver aux prises avec des promoteurs immobiliers sans foi ni loi...
Un roman noir, jubilatoire et foisonnant qui met en scène la naissance rocambolesque d'une vocation de cinéaste. Le lecteur retrouve ici avec bonheur la joyeuse troupe de Marseille dans une aventure centrée sur l'audiovisuel, puisque nos héros ont décidé de réaliser un film. Le roman sert une réflexion sur l'image, sa place dans notre société, son potentiel de manipulation. C'est aussi, pour le lecteur, l'occasion de se familiariser avec le vocabulaire du cinéma (scénario, montage, travelling...). Les péripéties loufoques vécues par les apprentis réalisateurs mettent en perspective l'aventure plus noire vécue par Kevin. Et comme dans les autres titres de la série, c'est avant tout Marseille (cette fois, la cité de La Cayolle) qui se pose en héroïne du roman.
Le deuxième volet de la série "Marseille, quartiers sud" !Un braquage de bureau de poste qui tourne mal, un camarade de classe qui ne va plus en cours, des photos compromettantes qui disparaissent : quelque chose se trame dans les rues de Marseille. Il n'en faut pas plus à Kabyl et ses copains pour vouloir jouer les preux chevaliers et découvrir le fin mot de l'histoire. Mais si la piste suivie commence avec Émile le clochard (un vrai gentil), elle va se poursuivre avec un vrai méchant, Jean-Dominique Ponteleccia, et là, on ne rigole plus du tout...
"Le soleil blafard se lève péniblement derrière les collines escarpées. Là-bas, sur Tauroentum, les lourds nuages de l'orage s'éloignent, irisés par les premières lueurs de l'astre. La mer est d'huile. Plus un souffle d'air, pas la moindre brise pour pousser cette barque sans voile ni rame perdue au milieu des eaux désormais calmées. Mare Nostrum... Une frêle silhouette se tient debout, à la proue de ce navire à la dérive. L'homme, vêtu d'une simple toge, le visage émacié, regarde s'éloigner la famille de dauphins qui les a accompagnés tout au long de leur périple, depuis leur départ de Césarée, il y a déjà trois mois. Ses compagnons de voyage, épuisés par cette errance, se sont regroupés à l'arrière de l'embarcation, protégés du froid par une simple toile de lin usée et maculée. Une douce mélopée s'élève. Le clair clapotis de l'eau sur la coque l'accompagne. Quelques mouettes surprises par cette apparition viennent tournoyer autour de cet équipage curieux. Un corps se déplie lentement de dessous la toile, et apparaît une femme d'une grande beauté, le visage pur, les traits sereins. Son enfant se tient à ses côtés, blond comme les blés, ses yeux bleus reflètent toute la générosité du monde. Le jeune garçon assis en tailleur souffle délicatement dans ce pipeau de bois sculpté par les mains expertes de quelque charpentier talentueux. L'homme, le visage tourné vers le ciel, lève ses bras en croix et fait exploser un cri. - Ta gueule, Manu ! - Ho ! Joseph ! Tu les as à l'envers, ce matin ? C'est la flûte à son père !"
Un roman noir, rythmé et cocasse, sixième volet de la série "Marseille, quartiers sud", qui place Kabyl et sa bande dans une aventure tragi-comique dont la jalousie est le maître mot.Mauvais jour pour Kabyl et ses copains... Une journée des métiers qui tourne à la catastrophe au collège ; Jean-Dominique Ponteleccia, le père de Christopher, libéré de prison par erreur ; Kevin en conflit violent avec deux flics ripoux ; Resquille parti sur une mauvaise pente (ou sur la route de la fortune, une fortune pas très morale) ; Rodolphe qui se montre sous son vrai jour... Mais surtout, élément déterminant et perturbateur : Zoé qui file le parfait amour avec Christopher, au nez et à la barbe naissante de Kabyl... À chacun ses choix, à chacun sa route : les adolescents des quartiers sud marseillais ne sont décidément plus des gamins !
Trésor caché, maison hantée, personnages grinçants et beaucoup d'humour pour clore en beauté l'attachante série " Marseille, quartiers sud " !Pourquoi veut-on la peau d'Émile, le clochard qui squatte la bastide, une grande demeure en bord de mer autrefois fastueuse, aujourd'hui passablement délabrée ? Les deux truands sans scrupules mandatés pour effrayer le malheureux vieillard en sont en tout cas pour leurs frais, car le clochard est plus coriace qu'il n'y paraît, et la bastide recèle d'étonnantes surprises... Pour aider Émile à venir à bout de ses démons, Kabyl et sa nouvelle copine, la fringante Mylène, vont devoir remonter le fil d'une histoire vieille de plus de vingt ans... La dernière aventure de Kabyl et sa bande, nos héros de "La Grotte de l'aviateur", du "Vol de la momie", du "Scénario de la mort", de "La Malédiction de l'enclume", du "Jardin des délices" et du "Point de rupture".