Pierr
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Née en 1936, Francine Laurendeau a connu une longue carrière de journaliste, de réalisatrice et d'animatrice à Radio-Canada. Elle a également collaboré aux pages du quotidien Le Devoir en tant que critique de cinéma durant plusieurs années, ainsi qu'à nombre de revues et magazines consacrés à l'image en mouvement. Cinéphile incomparable, elle a vu son amour du 7e art s'épanouir en pleine Nouvelle Vague, au moment où s'affirmaient en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud et au Québec les cinématographies nationales. Accompagnatrice du cinéma d'ici et de ses artisans, elle a défendu une éthique du regard critique qui l'amenait à affirmer : « Ce sont ceux qui aiment qui ont raison ». Une telle posture face à l'art et à la transmission ne peut aujourd'hui que nous éclairer et nous élever. Ce livre-hommage, où se croisent portraits, entretiens, témoignages et photos (dont plusieurs signées Jean-Claude Labrecque), est également l'occasion de renouer avec la voix et la plume d'une pionnière du 7e art au Québec et de souligner que si la critique cinématographique est avant tout une voix, elle est aussi un regard. Francine Laurendeau avait les deux. Avec des textes de Stéphane Lépine, Jennifer Alleyn, Martin Bilodeau, Jeanne Crépeau, Robert Daudelin, Jeanne Desaulniers, Helen Faradji, Marcel Jean, Pierre Jutras, Jean Laurendeau, Jean-Claude Marineau, Pierre Pageau, Louise Portal, Georges Privet et Roland Smith.
Cette anthologie des poètes français du XVIème siècle porte sur les poètes membres de la Pléiade. La Pléiade est un groupe de sept poètes dont les plus éminents sont Pierre de Ronsard (1524-1585) et Joachim du Bellay (1522-1560). Autour de l'helléniste Jean Dorat, ce groupe réunit Étienne Jodelle, Jean-Antoine de Baïf, Jacques Peletier du Mans, Rémy Belleau et Pontus de Tyard. Ils proclament le rejet de leurs prédécesseurs et une rupture complète avec la poésie du Moyen Âge. Leur programme poétique est présenté en 1549 par Du Bellay dans Défense et illustration de la langue française. Il souhaite " défendre " la langue française contre le latin qu'utilisent les humanistes à une époque où la poésie néo-latine était en plein essor ; en voulant faire de la langue française une langue noble, l'égale du grec et du latin, la Pléiade s'inscrit dans un projet politique plus large, initié par François Ier, qui avait fait du français la langue officielle du royaume (Ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539). Pourtant, Du Bellay serefuse à imiter les poètes français et rejette les formes médiévales, à l'exception de la chanson. Contre la complexité des systèmes de rimes des Grands rhétoriqueurs, il engage le poète à communiquer ses émotions dans des pièces richement ornées, érudites et musicales. Trois genres sont déclarés nobles : la tragédie, l'ode et l'épopée ; l'épigramme, l'églogue et l'élégie sont acceptées.