Pierre Daninos
Pierre Daninos
1975, dernier voyage du paquebot France : embarquez avec Pierre Daninos pour une croisière satirique parmi les milliardaires et les nouveaux riches.
Quand le père du Major Thompson décide de se couler dans la peau d'un Indien du Cachemire, il s'amuse de nos excès comme de nos travers, pour mieux nous faire sourire. Et réfléchir : Mazambar, fils d'un maharajah et d'une manucure parisienne (les suites du Ritz ont de ces conséquences...) est chargé par l'Université de New Delhi de faire un rapport sur « le plus occidental des peuples européens ». Ce jeune homme, qui a grandi dans l'ombre de Voltaire, sous l'égide d'un précepteur bordelais devenu brahmine, se sent désorienté - ce qui est normal chez un Oriental - et va d'étonnements en étonnements. La rencontre d'une jeune et ravissante Élodie, made in France libérée, et courant après sa réussite, achèvera de l'éclairer sur le comportement des Français. Entre nos grandes joies et nos petites misères décortiquées par le regard d'entomologiste d'un homme du tiers monde, Pierre Daninos s'amuse et nous amuse.
Et si nos mots en disaient plus long que nous ? Pierre Daninos dissèque avec humour l’inflation verbale et les tics de langage qui trahissent nos travers. Un miroir satirique et intemporel de la société française, à savourer sans modération.
Quand l’inspiration s’en va, que reste-t-il à l’écrivain ? Pierre Daninos, maître de l’humour et de l’autodérision, transforme sa panne en une exploration jubilatoire du métier d’écrire.
Quarante années de chroniques hilarantes et fines sur l’art de ne rien faire : Pierre Daninos, maître de l’ironie, transforme les pannes de voiture, les pique-niques et les plages en une satire jubilatoire des Français en vacances.
Découvrez une satire mordante et intemporelle des travers humains, où Pierre Daninos dresse le portrait acide et drôle d’une galerie de personnages aussi variés qu’inoubliables.
Deux légendes vietnamiennes revisitées par un maître de la nouvelle littéraire : Vong buom explore la magie des contes traditionnels et la profondeur des mythes, entre poésie et réalité sociale.
Combien de fois, à l'époque où j'écrivais Les Carnets du Major Thompson, n'ai-je pas vu apparaître dans mes songes Marmaduke ? Nos discussions étaient terribles. Souvent le Major, rouge et bleu, m'assenait de grands coups d'Encyclopaedia Britannica. J'essayais bien de riposter par un direct-Larousse ou un swing-Littré, mais le Major avait toujours le dernier mot. Finalement, le timbre de sa voix me réveillait : je devais me remettre au travail. Cette voix flegmatique, rocailleuse, métallique, forgée dans les sables de Mésopotamie et tout imbibée de whisky, Pierre Fresnoy la "restitue" ici de saisissante façon grâce à sa connaissance parfaite de l'anglais et, ce qui est plus rare encore, du français parlé par un Anglais. A cette voix britannique, répond une voix que Jean Nohain qualifierait de "bien française" et que connaissent tous les Français : celle de Robert Lamoureux qui, en dévoilant au Major les secrets de la France, offre avec Marmaduke le plus curieux contraste. Quant à Pauline Carton, elle ressemble comme une soeur à cette voyageuse mécontente que le Major rencontra un jour dans le train de Bordeaux, et que l'on peut sans doute rencontrer tous les jours dans tous les trains de France... -Pierre Daninos
Comment et pourquoi rit-on en lisant le « Veuf joyeux » ? C'est un rire de la même manière qu'à la lecture des « Carnets du Major Thompson », de « Sonia, les autres et moi », enfin de toute l'oeuvre de Pierre Daninos. Cet écrivain possède le secret du véritable humour : « traiter drôlement de choses graves, et gravement de choses drôles ». Le héros du dernier livre de notre auteur, le Docteur Lucien Jarozeau, stomatologiste réputé, perd sa femme, une femme exquise, spirituelle, ravissante. Et, néanmoins, contre toute logique, il se sent heureux. Pierre Daninos décrit les personnes, les choses, avec application, exactitude. Il s'en amuse et amuse les autres, toujours avec une gentillesse proche de l'affection. Contrairement à tel auteur comique, qui provoque un éclat de rire en lançant ses flèches face à ses victimes, Pierre Daninos, souriant, souligne les travers et la vanité de notre société moderne. Il écrit son « histoire » d'une façon précise, d'un ton naïf qui, toujours, suscite le sourire, un sourire souvent plein de bienveillance. Après la mort d'Iris, cette femme pourvue de toutes les qualités, le « Veuf joyeux » vivra désormais plusieurs existences, celles de majordome, d'agent secret, et même de... maharadjah. Dans le même temps, il continuera ses recherches sur l'évolution de la troisième molaire à travers les siècles, s'éprendra enfin d'une jeune chercheuse américaine... et prendra alors un nouveau départ.
Comment et pourquoi devient-on écrivain ? Dix-huit écrivains répondent : autant de portraits à vif tracés dans la vie d'écrivain de chacun, avec ses manies d'écriture, ses problèmes techniques, sa position par rapport à ses confrères ou les écoles littéraires, ou même ses regrets éventuels... Une analyse vivante de la littérature d'aujourd'hui.
L'année 1984 célèbre le trentième anniversaire des Carnets du Major Thompson. Dans la même veine et avec un humour identique, Pierre Daninos nous campe, dans cet ouvrage plein de verve mais aussi de tendresse, une série de portraits incisifs et corrosifs sur l'automobile, ses us et coutumes, et ses « consommateurs ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le 36ème dessous, c'est, vécue et racontée avec une verve souriante, l'histoire de ce mal étrange et sans cesse croissant : la dépression nerveuse. C'est aussi le plus humain, le plus riche en notations piquantes, des livres de Pierre Daninos, et, en fait, sa première confession. « Un nouveau Daninos », non seulement en tant que dernier-né mais parce qu'il nous fait découvrir un Daninos que nous ne connaissions pas. Jamais l'humour de cet écrivain, considéré par les meilleurs esprits comme un des premiers sociologues de ce temps, n'avait trouvé des accents aussi tragi-comiques, aussi originaux. D'une expérience pénible, l'auteur des « Carnets du Major Thompson » et de « Snobissimo » a cueilli les fruits amers pour en faire un élixir dynamique et un exercice d'optimisme. « On m'aurait dit, au plus noir du tunnel où je traînais mon train, que j'en sortirais allègre comme une locomotive folâtre - je ne l'aurais pas cru », écrit Daninos dans sa préface. Et pourtant, s'il est vrai que les bons sentiments ne font pas les bons livres, ce sont souvent les mauvais souvenirs qui font tinter, après coup, les notes les plus cocasses.
La première planète à droite en sortant par la Voie lactée, c'est Anthurne, dont le bonheur repose sur les Territoires réservés. Réservés à la guerre, à la dictature, à la vitesse, à la violence, bref à la répression euphorique des instincts primaires. On trouve même, en Anthurne, une péninsule de l'Aquoibon et un archipel du Radical-socialisme. Comment la Grande Menace a porté les nations d'Anthurne à un gouvernement planétaire, comment les deux superpuissances, l'Ukasie et l'Amérope, parviennent à une paix stable par l'échange des services militaires, ce sont quelques-unes des étapes de la vie en Anthurne. Jusqu'à ce jour d'aujourd'hui, où une nouvelle menace surgit. Malgré les apparences, ce récit (exclusif) n'appartient pas au domaine de la science-fiction : tout en marchant sur une autre planète, Daninos garde les pieds sur Terre (c'est là une « première » qu'il conviendrait de saluer si son auteur n'estimait qu'on est toujours dépassé par quelqu'un). En nous faisant découvrir un monde inconnu, qui sera peut-être le nôtre demain, Daninos se livre à une satire de la Terre ; satire des régimes totalitaires, avec les Bases de Loisirs d'État et la rééducation des rates subversives suivant les normes du Secrétariat d'État à l'Humour ; satire des politiciens toujours prêts à boire leurs tisanes favorites à la santé des plus défavorisés ou de la paix juste-et-durable ; satire des excès de la Sécurité sociale qui ira jusqu'au remboursement des mots malheureux ; satire des hommes qu'il est finalement plus aisé de gouverner dans la guerre que dans la paix. Sortant des sentiers qu'il a lui-même battus, l'humour de Daninos prend ici, comme on dit de n'importe quoi, une nouvelle dimension. Mais là, il semble que ce soit pour quelque chose.