Pierre Deyon
Pierre Deyon
Né en 1579 dans une famille réformée de la haute noblesse bretonne et poitevine, Henri de Rohan fut, très jeune, l'un des compagnons préférés d'Henri IV, qui le fit duc et pair, et favorisa son mariage avec l'intrépide Marguerite de Béthune, la fille de Sully. L'assassinat de son protecteur en 1610 fut pour lui une catastrophe irrémédiable. Il devint bientôt, face à Marie de Médicis et à Louis XIII, le champion de l'intransigeance protestante. En 1629, la paix d'Alès le contraint à l'exil à Venise, dont il devint le commandant des armées. Ses talents militaires, ses relations dans toute l'Europe - il était le parrain de Charles Ier d'Angleterre - conduisirent Richelieu et le roi à lui confier d'importantes missions diplomatiques et militaires en Suisse, puis en Allemagne contre les Habsbourg. En 1638, l'ancien rebelle trouva au combat une mort héroïque.
Pierre Deyon fait partie de ces hautes personnalités administratives nationales qui, nommées en Alsace, ont éprouvé un coup de coeur pour la région, ont rapidement pris la mesure des enjeux locaux et ont mené bien une oeuvre de modernisation capitale. Les dix années alsaciennes du recteur Deyon ont permis aux institutions scolaires régionales de comprendre et d'intégrer les exigences nouvelles de la décentralisation et de la coopération internationale. Cette politique volontariste, nourrie de rencontres permanentes et attentives avec toutes les forces vives de la région, a donné au recteur Deyon un regard pénétrant, mais toujours amical et chaleureux, sur les réalités alsaciennes. C'est cette complicité profonde qui lui permet aujourd'hui, entre souvenirs et réflexions, d'inviter les Alsaciens à continuer à cultiver avec vigilance le meilleur de leur identité : l'ouverture et la tolérance.
En dépit de contrastes entre l'Ouest et l'Est du continent, les élites européennes ont recherché, à travers les arts, les lettres et les sciences, l'unité d'une civilisation des Lumières. Les réalités géopolitiques, les guerres dynastiques puis révolutionnaires devaient mettre à l'épreuve ce cosmopolitisme culturel et ces espérances pacifistes. La diversité de l'approche (politique, économique et sociale, mais aussi culturelle) à laquelle invite l'ouvrage permet de prendre la mesure de ces évolutions.Sommaire :1 - Les " quatre grands " à l'orée du siècle. 2 - La diplomatie et la guerre en Europe de 1715 à 1748. 3 - Population et économie en Europe au XVIIIe siècle. 4 - Le mouvement des idées au XVIIIe siècle. 5 - Despotisme ou absolutisme éclairé ? 6 - L'Angleterre dans la seconde moitié du siècle. 7 - La France de 1723 à 1774. 8 - Les relations internationales dans la seconde moitié du siècle. 9 - L'impossible réforme, la fin de l'Ancien régime en France.