Pierre de Lauzun
Pierre de Lauzun
Qui dit foi au sens chrétien du terme dit Révélation divine, donc irruption divine dans le temps, donc des événements datés avec un avant et un après, en un mot une Histoire. Mais Dieu est éternel, hors du temps. L'idée de révélation peut donc paraître paradoxale.Par ailleurs, cette révélation est à la fois un message et un appel à relation avec un Être qui nous dépasse infiniment. Message qui est a priori conditionné par son lieu et son époque d'émergence, donc situé dans le temps - et cependant porteur d'une vérité absolue et intemporelle, laquelle doit nous parler là où nous sommes, et nous conduire hors du temps. Autre paradoxe ?Ce livre entend résoudre ces deux paradoxes et répondre à la question centrale : la foi peut-elle évoluer ? Ancien élève de l'École Polytechnique (1969), Pierre de Lauzun est actuellement dirigeant d'associations Attaché à la doctrine sociale de l'Église il a notamment publié de nombreux ouvrages de réflexion sur le christianisme et l'économie (obtenant un prix international du Vatican) ainsi que sur la foi chrétienne.
Parce que nous vivons dans une société où l'emprise de l'économie n'a jamais été aussi forte, tout chrétien est amené à se questionner sur la place que l'argent tient dans sa vie.Grâce à une analyse à la fois claire et subtile s'appuyant sur l'Évangile et le magistère de l'Église, très éloignée des manichéismes faciles, Pierre de Lauzun nous aide à comprendre la nature paradoxale de l'argent et les raisons de l'attrait qu'il peut exercer sur nous, tout en nous aidant à ajuster notre rapport à lui, à la lumière du Bien commun.Du choix de notre activité professionnelle à la meilleure façon d'investir, en passant par ce qu'il nous faut donner, cet ouvrage propose de nombreuses réflexions qui sont autant de balises concrètes sur le chemin du royaume de Dieu.
La finance peut-elle être au service de l'homme ? Les cyniques diront que, si cela arrive, c'est involontairement. L'image de la finance est celle d'organismes froids, uniquement motivés par le gain. La crise de 2008 a jeté un coup de projecteur violent sur des pratiques contestables et collectivement nuisibles. Est-ce là toute la réalité de la finance ? Est-ce une fatalité ? La finance a un rôle central dans nos économies. Une finance au service de l'homme, et non pas centrée sur elle-même, serait évidemment un idéal. Peut-on cependant avoir une finance orientée dans le bon sens sans se référer aux valeurs qui animent une société ? Et que signifie être au service de l'homme, sinon avoir une conception définie du bien, et donc une forme de morale ou d'éthique ? Ethique et finance: c'est par là qu'il faut commencer l'examen. Pour examiner la question de la façon la plus concrète possible, l'auteur aborde aussi la question de la banque et des marchés financiers, sans oublier la finance publique, et même le rôle du don. Un ouvrage indispensable pour comprendre l'articulation de la régulation des marchés et de l'éthique personnelle et une claire démonstration des conditions indispensables pour prétendre à la possibilité d'une finance au service de l'homme.Pierre de Lauzun a une double activité. Actuellement Délégué général de l'Association Française des Marchés Financiers - AMAFI, il est en même temps essayiste, primé au niveau international.
Qu'est-ce qui menace l'avenir de la démocratie ? Qu'est ce qui peut sauver la vie en commun sinon la recherche du Bien commun, fondement du lien social, recherché comme Bien objectif ? Si elle paraît triompher aujourd'hui, il n'y a plus de source alternative de légitimité politique, cela ne garantit pas à la démocratie la pérennité. Régime politique récent, complexe et fragile, elle a prospéré en s'appuyant sur la richesse créée par le capitalisme et par une solidarité fondée sur le sentiment national. Mais cet environnement évolue vite. Plus que la mondialisation, ce qui mine la société démocratique est le relativisme, qui est l'ultime avatar d'un paradigme présent dès les origines de notre société : cette idée que la société doit être neutre entre toutes les valeurs, chacun décidant ce qui est bien ou mal comme il l'entend sous réserve du droit équivalent du voisin. Mais ce relativisme individualiste ne tend-il pas à détruire les bases de la citoyenneté comme de la communauté ? Ne s'accommode-t-il pas, finalement, que de l'arbitrage par l'argent ?
En ces temps de crise économique et financière mondiale, largement attribuée à l'individualisme exacerbé d'un certain nombre d'acteurs économiques, il est de bon ton de prôner la moralisation du capitalisme. S'agit-il seulement de vertueuses déclarations d'intention, qui seront oubliées aussitôt que la crise sera passée ? Ces déclarations ne relèvent-elles pas de l'utopie ? Acteur expérimenté du secteur bancaire et financier, Pierre de Lauzun est en même temps un chrétien engagé. Sa longue réflexion sur la question délicate des règles de moralisation du comportement des acteurs économiques est éclairée par une conscience aiguë du danger des voeux pieux ainsi que du péril des carcans législatifs imposés à la liberté d'entreprendre. Dans le présent ouvrage, il passe au crible les différentes familles de pensée qui veulent apporter au capitalisme une éthique et des repères. Fort de son expérience de praticien, dans un domaine, la finance, où la doctrine sociale de l'Eglise est une nouveauté qui n'a encore suscité que peu de réactions, il indique les pistes explorables. Un texte indispensable et annonciateur d'une nouvelle époque, née d'une crise économique qui remettra radicalement en cause le modèle financier actuel et, au-delà de celui-ci, les représentations politiques et économiques fondamentales qui ont marqué le XXe siècle.