Platon
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Athènes, Ve siècle avant J.-C. : et si le vrai pouvoir résidait dans la quête de la vérité plutôt que dans l’art de convaincre ?
Le Gorgias est probablement le plus violent des dialogues de Platon : on se coupe la parole, on refuse de répondre, on se met en colère, on se moque, on s'insulte et pour finir on se menace de mort et de châtiments éternels. C'est que l'enjeu est de taille : qui doit décider de l'usage légitime du logos ? Le philosophe ou l'orateur ? Dans le Gorgias, Platon développe un plaidoyer puissant pour faire de la philosophie la seule instance apte à décider du vrai et du juste. Ce faisant, il impose une conception de la vérité qui exclut une autre forme de discours qui rivalisait avec elle ; les sophistes et autres orateurs qui avaient été dotés par Gorgias de tous les pouvoirs sont rejetés du côté d'une rhétorique réduite à une simple pratique routinière au service de la volonté de domination. Donner à lire ensemble le Gorgias de Platon et l'Éloge d'Hélène de Gorgias, c'est se replonger dans le débat toujours actuel entre la philosophie et la rhétorique : faut-il accepter, avec Platon, d'opposer volonté de savoir et volonté de pouvoir ? Stéphane Marchand est docteur en philosophie et professeur agrégé à l'ENS de Lyon où il enseigne les humanités numériques et la philosophie ancienne. Ses recherches portent sur le scepticisme antique. Pierre Ponchon est professeur agrégé et docteur en philosophie. Ses travaux portent sur l'invention de la philosophie politique dans l'Antiquité, en particulier chez Platon et chez Thucydide.
Athènes, IVe siècle avant J.-C. : sept convives, dont Socrate, rivalisent d’éloquence pour célébrer Éros. Ce dialogue enflammé, mêlant mythes et raison, explore l’amour sous toutes ses formes — charnel, spirituel, créateur.
« Socrate rencontre Phèdre qui sort de chez son ami Lysias, ravi d'un discours que cet orateur a composé sur l'amour. Socrate demande à l'entendre, et les deux amis vont s'étendre, pour en faire la lecture, à l'ombre d'un platane au bord de l'Ilissos. Le thème du discours est qu'il vaut mieux accorder ses faveurs à un poursuivant sans amour qu'à un amant. Lysias étaye son paradoxe sur les raisons suivantes : Un amant n'a pas plus tôt satisfait ses désirs qu'il se repent du bien qu'il a fait : sa tendresse est éphémère. Comment se lier d'ailleurs à un malade ? car l'amour n'est autre chose qu'une maladie de l'âme. En outre le nombre des amants est limité et permet peu de choix, tandis que les prétendants sans amour sont légion. Rien n'est plus indiscret qu'un amant et plus préjudiciable à la bonne renommée. Deux causes s'opposent à la durée de l'amour : la jalousie toujours en éveil de l'amant, et l'ignorance où il est, quand il s'éprend de la beauté physique, du vrai caractère de celui qu'il aime. L'amant par ses flatteries gâte le caractère de son bien-aimé et nuit à son perfectionnement moral. Mais peut-être dira-t-on que des relations sans amour sont languissantes : à ce compte il faudrait répudier aussi les affections de famille et l'amitié, et, s'il faut favoriser les gens en raison de la violence de leurs désirs, il faut donc aussi obliger, non les plus dignes, mais les plus affamés. Ceux qu'il faut favoriser sont au contraire ceux qui sauront le mieux témoigner leur reconnaissance. » BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Venez découvrir Le Banquet, l'ouvrage de Platon, grâce à une analyse philosophique de référence. Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants. Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie du philosophe, le résumé détaillé, le courant philosophique, le contexte de publication de l'ouvrage et l'analyse complète. Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.
Athènes, IVe siècle avant notre ère. Autour d’un festin, Socrate et ses convives rivalisent d’éloquence pour célébrer Éros, dieu de l’amour et du désir.
Venez découvrir notre analyse de la pensée de Platon grâce à une étude de référence. Écrite par un spécialiste universitaire, cet ouvrage est recommandé par de nombreux enseignants de philosophie. Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie du philosophe, le résumé détaillé de sa pensée, une bibliographie pour aller plus loin. Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.
Ce coffret numérique regroupe quatre dialogues des plus grands dialogues de Platon : Ion, Protagoras, Lysis, Le Banquet et Phèdre.
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Athènes, Ve siècle avant J.-C. : Protagoras met en scène le choc des idées entre Socrate et le plus célèbre des sophistes. Peut-on enseigner la vertu ?
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : voici réunis, pour la première fois en numérique, tous les dialogues fondateurs de la pensée occidentale.
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : Socrate et ses interlocuteurs cherchent à définir la justice, entre idéal politique et quête de vérité.
« Comment donc trouverons-nous le chemin de la science politique ? Il nous faut, en effet, le trouver ; puis, après l'avoir séparé des autres, lui donner pour marque une seule idée, puis, désignant les autres sentiers qui en éloignent par une autre idée, unique aussi, amener notre esprit à concevoir toutes les sciences comme formant deux espèces. » Platon
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : La République pose une question toujours brûlante. Comment construire une société juste ? Platon, par la voix de Socrate, imagine une cité idéale où philosophes et gardiens œuvrent pour le bien commun.
Socrate, condamné par le tribunal d'Athénes à boire la ciguë, vit ses derniers jours. On l'accuse de ne pas reconnaître l'existence des dieux de la cité, et ainsi de corrompre la jeunesse. Seul face à la mort et ses juges, il demeure pour autant fidèle à ses valeurs. Sans user de la rhétorique et du sophisme si prisés à son époque, il met en garde les Athéniens contre l'incohérence de leurs opinions et de leur conduite, et démontre avec ironie et un sang-froid déconcertant que le philosophe est un bienfait pour la cité et les hommes. En condamnant Socrate, c'est la citée entière qu'ils condamnent... En mythe fondateur de la philosophie occidentale, cette apologie présente toutes les valeurs chères à un citoyen amoureux de la raison et du savoir. Rapportée par Platon, elle constitue une leçon mémorable de philosophie, et un point de départ essentiel à quiconque cherche à philosopher. Platon (428/427 av. J.C - 348/347 av. J.C) est un philosophe antique de la Grèce classique, et l'auteur de « La République », ou encore « Le Banquet ». On le considère comme le fondateur de la philosophie. Aux alentours de 407 av. J.-C, il fait la rencontre de Socrate dont il devient le disciple. Alors que Socrate est condamné à mort pour corruption de la jeunesse, Platon lui succède et, contrairement à Socrate, rédige ses textes. Les ouvrages de Platon mettent en scène Socrate dans la quasi-totalité des dialogues.
« Tout ce qu'on m'a enseigné, toutes les sciences humaines que j'ai étudiées et approfondies, toutes les recherches enfin que j'ai faites sur le principe et l'essence des choses, ne m'ont servi qu'à savoir que je ne sais rien. » - Socrate Platon utilise le procès puis la mort de Socrate pour nous livrer le mythe fondateur de la figure du philosophe dans la tradition occidentale. Socrate accusé à Athènes, doit répondre à trois chefs d'accusation : corruption de la jeunesse, non-reconnaissance de l'existence des dieux traditionnels athéniens, et introduction de nouvelles divinités dans la cité. Platon sous forme d'un dialogue, nous livre les points clés de sa défense. Cette oeuvre littéraire d'une grande portée tente de dresser le portrait idéal du philosophe, Socrate devenant l'incarnation même de la philosophie mais également de l'humanité. Cet image du sage méprisé et incompris par la société fait écho avec l'Allégorie de la Caverne. EXTRAIT : « I. - Quelle impression mes accusateurs ont faite sur vous, Athéniens, je l'ignore. Pour moi, en les écoutant, j'ai presque oublié qui je suis, tant leurs discours étaient persuasifs. Et cependant, je puis l'assurer, ils n'ont pas dit un seul mot de vrai. Mais ce qui m'a le plus étonné parmi tant de mensonges, c'est quand ils ont dit que vous deviez prendre garde de vous laisser tromper par moi, parce que je suis habile à parler. Qu'ils n'aient point rougi à la pensée du démenti formel que je vais à l'instant leur donner, cela m'a paru de leur part le comble de l'impudence, à moins qu'ils n'appellent habile à parler celui qui dit la vérité. Si c'est là ce qu'ils veulent dire, j'avouerai que je suis orateur, mais non à leur manière. Quoi qu'il en soit, je vous répète qu'ils n'ont rien dit ou presque rien qui soit vrai. Moi, au contraire, je ne vous dirai que l'exacte vérité. »
« Phèdre » est un dialogue de Platon ; la première partie du dialogue entre Phèdre et Socrate traite de la beauté et de l'amour, la seconde partie de la dialectique et de la rhétorique.
« Quand je sus la réponse de l'oracle, je me dis en moi-même : que veut dire le dieu ? Quel sens cachent ses paroles ? Car je sais bien qu'il n'y a en moi aucune sagesse, ni petite ni grande ; que veut-il donc dire, en me déclarant le plus sage des hommes ? » Platon
Théétète Platon (traduction Victor Cousin) Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Le Théétète présente au moins deux qualités remarquables quand on le compare aux autres dialogues : c'est le seul des dialogues classé à partir de la maturité de l'auteur à être un dialogue aporétique. Autrement dit, le Théétète ressemble plus, de ce point de vue, aux dialogues que l'on regroupe sous le nom de socratiques et que l'on considère comme des dialogues de jeunesse (voir par exemple Lysis). Le Théétète est également l'avant-dernier dialogue à mettre Socrate en scène comme interlocuteur principal - le dernier étant le Philèbe. Le Théétète est un dialogue de Platon dans lequel Socrate discute avec le jeune Théétète d'Athènes, mathématicien contemporain de Platon et disciple de Théodore de Cyrène, de la définition de la science. Ce dialogue est le premier d'une série de trois (avec Le Sophiste et Le Politique), ou de quatre, si l'on compte Le Philosophe. Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/
Ménon Platon (traduction Victor Cousin) Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Le Ménon est un des dialogues de Platon consacrés à la doctrine de la réminiscence dans lequel Ménon et Socrate essaient de trouver la définition de la vertu, sa nature, afin de savoir si la vertu s'enseigne ou, sinon, de quelle façon elle est obtenue. Dans un premier temps, la question examinée est donc celle de l'essence de la vertu. Néanmoins, après plusieurs vaines tentatives de réponse, Socrate et Ménon examinent la question plus générale encore : la connaissance est-elle seulement possible ? Et comment ? L'interrogation sur la vertu se poursuit dans un troisième temps, avec l'examen de la question posée initialement par Ménon, celle de l'enseignement de la vertu. Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/
Apologie de Socrate Platon (traduction Victor Cousin) Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Dans l'Apologie de Socrate, Platon rapporte les plaidoyers de Socrate lors de son procès en 399 avant J.-C. à Athènes qui déboucha sur sa condamnation à mort. Cette défense se déroule en trois parties, ayant toutes un lien direct avec la mort. Socrate se défend devant les juges, mais aussi devant toute la cité d'Athènes (composant le Tribunal de la Cité). Il répond aux trois chefs d'accusation déposés contre lui : corruption de la jeunesse, non-reconnaissance de l'existence des dieux traditionnels athéniens, et introduction de nouvelles divinités dans la cité. Il y eut 30 jours d'intervalle entre la condamnation de Socrate et sa mort, pendant lesquels il resta enchaîné dans sa prison. Ses amis lui rendaient visite et s'entretenaient avec lui quotidiennement. Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : Gorgias de Platon expose sans détour la lutte entre rhétorique et vérité, entre pouvoir et morale. Un dialogue explosif où Socrate défie les sophistes et interroge les fondements mêmes de la démocratie.
Ce que Platon a réussi à faire oublier, ce sont ceux-là même qui lui faisait de l'ombre, au Ve siècle sur l'Agora : les Sophistes. Gorgias, mort à 108 ans, fut l'un des plus célèbres d'entre eux, une véritable star intellectuelle, un mélange de Michel Onfray et de Brad Pitt. Au profit d'un Socrate dont il sculpte la statue à loisir, sans contrainte - Socrate, le vrai, est mort. Au profit de sa philosophie, de l'idéalisme, du dualisme. Donc, un dialogue à lire entre les lignes. En sachant que, lorsque Socrate parle, c'est Platon qui pense et quand Gorgias et Calliclès s'expriment, leurs pensées est présentée fidèlement, mais toujours décontextualisées. Ce livre fut le livre de chevet de Nietzsche. Et pour cause. Son concept de volonté de puissance en provient directement. Retrouvez l'actualité littéraire anticonformiste sur www.stvpress.com
Que font les artistes ? La question traverse ces deux textes de Platon avec une ironie souveraine. Dans l'Ion, Socrate pousse dans ses retranchements un rhapsode qui prétend interpréter Homère par art : ce qu'il croit maîtriser n'est que possession divine - faveur accordée par les Muses, non technique acquise par le travail. Dans le livre X de La République, c'est au tour des poètes et des peintres d'être convoqués : simples imitateurs d'apparences, étrangers à la vérité, ils séduisent la part irrationnelle de l'âme et menacent l'ordre de la cité. Ensemble, ces textes fondateurs dessinent en creux une question que la philosophie n'a jamais cessé de rouvrir : si la création artistique échappe à celui qui l'accomplit, si elle opère en dehors de tout savoir maîtrisé, qu'est-elle au juste - inspiration, illusion, ou puissance sans maître ? DOSSIER o Critiques platoniciennes de la création artistique o Les arcanes de la création artistique réussie selon Platon o Héritages, déplacements, contestations.
Que font les artistes ? La question traverse ces deux textes de Platon avec une ironie souveraine. Dans l'Ion, Socrate pousse dans ses retranchements un rhapsode qui prétend interpréter Homère par art : ce qu'il croit maîtriser n'est que possession divine - faveur accordée par les Muses, non technique acquise par le travail. Dans le livre X de La République, c'est au tour des poètes et des peintres d'être convoqués : simples imitateurs d'apparences, étrangers à la vérité, ils séduisent la part irrationnelle de l'âme et menacent l'ordre de la cité. Ensemble, ces textes fondateurs dessinent en creux une question que la philosophie n'a jamais cessé de rouvrir : si la création artistique échappe à celui qui l'accomplit, si elle opère en dehors de tout savoir maîtrisé, qu'est-elle au juste - inspiration, illusion, ou puissance sans maître ? DOSSIER o Critiques platoniciennes de la création artistique o Les arcanes de la création artistique réussie selon Platon o Héritages, déplacements, contestations.
La scène est au Pirée. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l'au-delà. Qui peut le mieux cerner l'essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque. Alors s'amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d'interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l'âme. L'histoire d'Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d'une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l'âme et des objets de la raison. Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j'ai cherché à construire l'équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l'histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d'éviter une position trop courante aujourd'hui, la dépolitisation de l'oeuvre. L'inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n'est-elle pas indissociablement éthique et politique ? Georges Leroux
La scène est au Pirée. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l'au-delà. Qui peut le mieux cerner l'essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque. Alors s'amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d'interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l'âme. L'histoire d'Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d'une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l'âme et des objets de la raison. Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j'ai cherché à construire l'équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l'histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d'éviter une position trop courante aujourd'hui, la dépolitisation de l'oeuvre. L'inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n'est-elle pas indissociablement éthique et politique ? Georges Leroux
Cédant à la demande du jeune Hippocrate, Socrate vient interrompre un meeting de sophistes et demande à voir le plus célèbre et le plus brillant d'entre eux, Protagoras. La question mise à l'ordre du jour est : la vertu peut-elle s'enseigner ? Faute d'avoir préalablement défini la vertu, la réponse à cette question demeurera jusqu'au bout incertaine. Mais le face-à-face entre le philosophe et le sophiste acquiert vite une intensité dramatique rarement égalée dans l'oeuvre de Platon. Les pièges se multiplient et le lecteur ne sort pas épargné de cette succession inattendue d'épreuves.
Comment parler, pourquoi écrire ? En cette fin du Ve siècle avant notre ère, voilà de quoi discutent deux Athéniens étendus près d'un gattilier en fleur, à l'ombre d'un platane sous lequel coule une source, tout près de l'Acropole. Mais comment évoquer la puissance du langage sans parler de l'âme humaine ? Résidu de ce principe qui meut les corps célestes et même l'univers en son entier, elle produit le discours et en subit les effets. Extraordinairement riche par sa forme - on y trouve descriptions, discours, mythes et prières -, le Phèdre aborde des thèmes très variés : la rhétorique, l'écriture, la mort et l'amour. Il déploie tout l'art littéraire de Platon et constitue l'un de ses plus grands dialogues. Dossier : 1. Rhétorique et philosophie 2. Parole et énonciation 3. Parole et dialectique 4. Oralité et écriture.