Régis Schlagdenhauffen
Régis Schlagdenhauffen
Qu'est-ce qui impudique ? Où se situe la limite morale dans la sexualité aux yeux de la juste ? Au terme d'une enquête pointue au sein des tribunaux français, l'auteur explore la notion juridique "d'outrage à la pudeur" pour dévoiler comment celle-ci est en fait un reflet des moeurs d'une société. Au fil des siècles, des milliers de personnes ont été condamnées pour ce fait, seulement, les pratiques jugées "déviantes" qu'ils pratiquaient ont surtout montré à quel point l'État, a pû contrôler et juger ce qui était immorale ou non. Retraçant et analysant à partir de 1810, ces différents cas, l'auteur chemine à travers les mondes de l'impudeur et dévoile à travers eux, ceux que l'État et sa justice ont voulu cibler, et qu'elles visent parfois encore. Régis Schlagdenhauffen est maître de conférences à l'EHESS et membre de l'Iris. Il est spécialisé dans les questions de genre, de sexualité et d'orientations sexuelles.
Le triangle rose est devenu l'étendard de la communauté homosexuelle dans les années 1970. À Berlin, Paris, Amsterdam ou New York, il est brandi lors de manifestations afin de se souvenir, de commémorer les martyrs du groupe, et de défendre les droits d'une nouvelle génération de militants nés après la guerre. Revendiquer la reconnaissance des homosexuels en tant que victimes du nazisme a longtemps été mal accueilli, tant par les autorités nationales que par certains anciens déportés. Les homosexuels entraient en concurrence avec d'autres groupes de victimes tels que les juifs ou les politiques... Mais l'émergence de la voix des Tsiganes et les témoignages de rescapés homosexuels ont modifié les choses... Il fallait le travail des historiens et la distance de deux générations pour analyser cette épineuse question. A Berlin, Paris, et Amsterdam, Régis Schlagdenhauffen a travaillé sur les archives de la déportation, il a assisté aux commémorations, enquêté sur la construction des monuments, leur financement et leur conception ; il a rencontré d'anciens déportés, les acteurs politiques tout comme les militants associatifs d'hier et d'aujourd'hui.
Le triangle rose est devenu l'étendard de la communauté homosexuelle dans les années 1970. À Berlin, Paris, Amsterdam ou New York, il est brandi lors de manifestations afin de se souvenir, de commémorer les martyrs du groupe, et de défendre les droits d'une nouvelle génération de militants nés après la guerre. Revendiquer la reconnaissance des homosexuels en tant que victimes du nazisme a longtemps été mal accueilli, tant par les autorités nationales que par certains anciens déportés. Les homosexuels entraient en concurrence avec d'autres groupes de victimes tels que les juifs ou les politiques... Mais l'émergence de la voix des Tsiganes et les témoignages de rescapés homosexuels ont modifié les choses... Il fallait le travail des historiens et la distance de deux générations pour analyser cette épineuse question. A Berlin, Paris, et Amsterdam, Régis Schlagdenhauffen a travaillé sur les archives de la déportation, il a assisté aux commémorations, enquêté sur la construction des monuments, leur financement et leur conception ; il a rencontré d'anciens déportés, les acteurs politiques tout comme les militants associatifs d'hier et d'aujourd'hui.