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Revue Sextant

Revue Sextant

3 livres
ebook cover of No children, no cry, by Revue Sextant, Valérie Piette, Anne-Sophie Crosetti
Editions de l'Université de Bruxelles | 6 February 2020

Le slogan féministe des années 1970 « Un enfant quand je veux, si je veux » résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à « l'évidence du naturel », devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les « croisés de la dénatalité » se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Élisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?

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ebook cover of Le rideau déchiré, by Revue Sextant
Editions de l'Université de Bruxelles | 17 December 2020

Découvrez la sexologie à l'heure de la guerre froide : les questions de sexualités sont abordées sous le prisme de cette époque particulière... La guerre froide n'est pas qu'un bras de fer entre deux puissances politiques qui mesurent leurs capacités militaire, nucléaire, technologique et scientifique. S'y joue également une lutte pour gagner un pouvoir d'influence culturel beaucoup plus large et profond. Les deux blocs prétendent, notamment, défendre et incarner les normes de genre et de sexualité les plus justes et les plus en phase avec le « vrai » bonheur et l'harmonie amoureuse, ferments indispensables d'une société en bonne santé. Pour ce faire, ils puisent tous les deux dans les savoirs de la sexologie, alors en plein bouleversement. L'époque est en effet marquée par le développement de machines dont on attend qu'elles mesurent les performances sexuelles. Les progrès de l'imagerie médicale laissent croire en un avenir où tous les aspects du corps humain seront visibles et, donc, soignables (voir la photo de couverture : le psychiatre W. Reich à la recherche d'une force vitale universelle). Les études ici rassemblées montrent que, dans le domaine de la sexologie, le rideau qui sépare l'est et l'ouest était pour le moins déchiré, pour reprendre le titre d'un film d'Alfred Hitchcock qui traite d'espionnage scientifique. Les scientifiques, justement, et leurs théories sur la sexualité circulent d'autant mieux que l'un comme l'autre bloc partagent des valeurs communes de valorisation de la famille traditionnelle et de hantise de l'homosexualité. Des deux côtés, les sexologues, alors en voie de professionnalisation, tentent d'élaborer une expertise congruente avec le supposé savoir scientifique, le vécu raconté par leurs patient·es, les directives du régime dont ils dépendent et une société progressivement conquise par le discours de la « révolution sexuelle ». Entre conservation et subversion, ils soufflent ainsi le chaud et le froid sur les représentations de la sexualité. À travers cette étude de genre, les auteures retracent une partie de l'Histoire ! À PROPOS DES AUTEURES Sylvie Chaperon est professeure des universités en histoire contemporaine du genre à Toulouse 2 Jean-Jaurès. Elle est spécialiste de l'histoire des femmes, du féminisme et de la sexologie. Carla Nagels est chargée de cours à l'Université libre de Bruxelles. Elle a travaillé sur les mécanismes qualifiés de déviants, qu'ils soient commis dans un cadre professionnel (les élites) ou dans une catégorie sociale (la jeunesse). Cécile Vanderpelen-Diagre est professeure d'histoire à l'Université libre de Bruxelles. Elle est spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, et tout particulièrement de ses dimensions sociales et culturelles.

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ebook cover of Striges en tous genres, by Revue Sextant
Editions de l'Université de Bruxelles | 28 April 2019

Le nouvel acteur sur la scène des études de genre se nomme STRIGES. En septembre 2015, un nouvel acteur est apparu sur la scène des études de genre : STRIGES. Cette structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l'égalité et la sexualité constitue une des équipes fondatrices de la Maison des Sciences Humaines de l'ULB. En échappant aux divisions facultaires et disciplinaires, Striges permet aux architectes de collaborer avec des historiens et des juristes, aux psychologues de travailler avec des linguistes ou des anthropologues, aux sociologues de côtoyer des économistes et des philosophes. Depuis 2015, l'ULB habrite une structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l'égalité et la sexualité. Découvrez une présentation et leurs récentes publications rassemblées dans ce numéro de la revue Sextant. EXTRAIT De nouvelles questions sont en train d'émerger, telles que le harcèlement sexuel, qui a fait l'objet d'une campagne conjointe avec l'Université de Genève en 2017, et la reconnaissance administrative des personnes trans. Le volet enseignement, longtemps constitué de cours isolés dans différentes facultés, est lui aussi en train de s'étoffer. D'une part, par une augmentation progressive du nombre de cours sur les questions de genre dans les différentes disciplines des sciences humaines. D'autre part, par la constitution de programmes entiers sur la question. Depuis quelques années, le master en sciences du travail offre une finalité genre et inégalités. En outre, le premier master de spécialisation en études de genre en Belgique francophone a vu le jour en septembre 2017. Issu des réflexions développées il y a quelques années par l'association Sophia, il rassemble les six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles et constitue le pendant du master Gender & Diversiteit mis en place du côté flamand. L'écrivaine britannique Virginia Woolf soulignait il y a presque un siècle que, pour pouvoir poursuivre son oeuvre littéraire, une femme a besoin d'une rente et d'une chambre à soi. Si le financement des études de genre - bien que précaire - s'améliore dans notre pays, Striges s'efforce aujourd'hui d'offrir cet espace indispensable à la création. Attachée aux valeurs de notre Université, cette structure souhaite aussi poursuivre une tradition de mission à la société et jouer le rôle d'interface entre l'université, les pouvoirs publics et la société civile. En référence à son origine mythologique antique, Striges pousse un cri strident lorsqu'apparaissent des discriminations basées sur le sexe, le genre ou la sexualité.

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