Roger Teyssou
Roger Teyssou
De Bozzini à Hirschcowitz, suivez l’épopée des pionniers qui ont révolutionné la médecine en inventant l’endoscopie. Ce livre retrace les avancées technologiques et les destins humains derrière une discipline aujourd’hui indispensable.
Au XIXe siècle, une révolution médicale bouleverse le traitement des calculs vésicaux : la lithotritie.
Destinée étrange que celle de Félix Le Dantec (1869-1917), Breton de souche, enfant surdoué, brillant normalien, biologiste exceptionnel, philosophe libertaire. Son anticonformisme s'accompagne d'un athéisme assumé et de convictions déterministes excluant tout libre arbitre et intervention du hasard chez l'humain. Aventurier dans l'âme, Le Dantec voyage en Indochine avec Auguste Pavie, puis réalise sa thèse avec Metchnikoff. Il collabore avec Guiart à Wimereux et part étudier la fièvre jaune au Brésil sur invitation de Pasteur. Sa productivité est incroyable : entre 1895 et 1917, il publie deux ouvrages par an ! Roger Teyssou a analysé tous ses écrits, ainsi que ses 150 publications pour diverses revues entre 1890 et 1917. Le Dantec décède à Paris, à 47 ans, de la tuberculose. Il laisse le souvenir d'un homme bon, original, anticonformiste, tolérant, éloigné de tout fanatisme. Ses erreurs sont pardonnées en raison de son honnêteté profonde et de sa puissante originalité. La presse de l'époque salue respectueusement sa disparition, reconnaissant ses convictions. Son entourage le décrit comme un laïc exemplaire, et cela n'est pas le fruit du hasard.
Dès l'Antiquité, peut-être même avant de maîtriser l'écriture, les sociétés humaines ont éprouvé le besoin de se dénombrer, se quantifier, s'inventorier, se recenser, se cataloguer. Dans l'Ancien Testament, Jahvé conseille cette pratique mais se la réserve jalousement, tant pour répartir les terres entre les tribus que pour identifier les hommes susceptibles de combattre. Les Égyptiens, les Romains, les Arabes, les Européens, les Américains adoptent cette pratique. Dès que les mathématiques s'en emparent, elle s'impose et devient une puissante arme de gouvernement politique et économique. Elle pénètre la science très précocement et tout particulièrement la médecine. Dès l'aube du XXe siècle, là où s'arrête cet ouvrage, personne ne conteste son envahissante présence et sa toute-puissance.
Ce livre suit pas à pas le cheminement qui, du XVIe siècle aux derniers jours du XIXe, a permis à la médecine d'accéder à un statut scientifique qui la fera passer de l'empirisme le plus inefficace au rationalisme le plus agissant. Les acteurs de ces progrès dans chaque spécialité, anatomistes, *physiologistes, médecins et chirurgiens sont suivis pas à pas et leurs publications énumérées et exposées avec le plus de détails possible, certains passages de leurs oeuvres étant cités in extenso. L'auteur offre donc au lecteur non seulement le déroulement des évènements qui ont permis à la médecine de progresser mais également un répertoire bibliographique des publications qui les accompagnèrent.
Ce livre montre à travers l'examen de l'oeuvre de Wier et l'étude des méfaits de la superstition et du fanatisme, que les manifestations du fondamentalisme relèvent d'une authentique et mortelle escroquerie. Le livre se déploie autour de l'analyse de quatre ouvrages : Malleus maleficarum, Des sorcières et des devineresses, Démonomanie et Histoires, disputes et discours des illusions et impostures des diables, des magiciens infâmes, sorcières et empoisonneurs.
Ce livre retrace les principales étapes de la lutte de William Harvey et de sa découverte de la circulation du sang. Parmi ses adversaires, on compte le grand anatomiste parisien Jean Riolan, quant à ses partisans, son plus éminent fut René Descartes. L'ouvrage évoque brièvement la vie des protagonistes de cette révolution harvéienne, révolution du cours du sang dans l'organisme et révolution des idées à travers l'oeuvre novatrice du grand médecin anglais.
Ce livre retrace la carrière d'un honnête homme, comme on l'entendait au siècle des Lumières et d'un savant, émule de Laënnec. Gabriel Andral (1797-1876), professeur de pathologie médicale à la faculté de médecine de Paris est un des personnages les plus représentatifs de la médecine française de l'époque romantique et des débuts de l'aire industrielle. Ses travaux sur les maladies du sang en font le créateur de l'hématologie.