Saint-Simon
Saint-Simon
Lire Saint-Simon aujourd'hui c'est avant tout voir en lui, à l'instar de Proust, l'écrivain capable de ressusciter sous nos yeux un monde étrange ; c'est se plonger dans un témoignage dont le manque d'exactitude est compensé par la magie de l'atmosphère ; c'est y chercher, plutôt que des renseignements historiques, l'esprit d'un siècle, et le bonheur d'une langue éblouissante. Dossier 1. Le genre des Mémoires 2. Aux sources des Mémoires 3. L'art du portrait 4. Saint-Simon peintre du Roi 5. Lecture des Mémoires
Lire Saint-Simon aujourd'hui c'est avant tout voir en lui, à l'instar de Proust, l'écrivain capable de ressusciter sous nos yeux un monde étrange ; c'est se plonger dans un témoignage dont le manque d'exactitude est compensé par la magie de l'atmosphère ; c'est y chercher, plutôt que des renseignements historiques, l'esprit d'un siècle, et le bonheur d'une langue éblouissante. Dossier 1. Le genre des Mémoires 2. Aux sources des Mémoires 3. L'art du portrait 4. Saint-Simon peintre du Roi 5. Lecture des Mémoires
Au premier siècle de l'islam, la majeure partie de l'Empire romain chrétien, de la Syrie à l'Espagne, passa sous la coupe des musulmans. Confrontés à cette conquête aux proportions inédites, comment les chrétiens du Moyen Âge réagirent-ils, face à ce qu'ils percevaient comme une menace épouvantable, face aux Sarrasins et à leur "loi" ? À cette foi nouvelle, certains se convertirent ; d'autres prirent les armes pour lutter contre elle. D'autres encore choisirent de combattre par le verbe cette religion si orgueilleusement triomphante, qui semblait dire aux chrétiens que leur Dieu les avait abandonnés. C'est ainsi que, entre le VIIe et le XIIIe siècle, nombreux furent les polémistes qui prirent la plume pour en saper les fondements mêmes. L'islam ? Au pire, un culte païen, au mieux une hérésie. Mahomet ? Une nouvelle idole, ou un faux prophète lubrique. Le Coran ? Un tissu d'insanités, dont on cite des passages évidemment falsifiés. Au fil des siècles, les stratégies des penseurs chrétiens ou des missionnaires européens évoluent, à mesure que l'islam est mieux connu, pour affiner la charge et les arguments théologiques. Mais la guerre idéologique demeure un enjeu fondamental, si marquant qu'il sous-tend nos propres représentations aujourd'hui : le sentiment de supériorité des Occidentaux à l'égard des musulmans et des Arabes n'est pas né avec la colonisation, il plonge ses racines au Moyen Âge.
Au premier siècle de l'islam, la majeure partie de l'Empire romain chrétien, de la Syrie à l'Espagne, passa sous la coupe des musulmans. Confrontés à cette conquête aux proportions inédites, comment les chrétiens du Moyen Âge réagirent-ils, face à ce qu'ils percevaient comme une menace épouvantable, face aux Sarrasins et à leur "loi" ? À cette foi nouvelle, certains se convertirent ; d'autres prirent les armes pour lutter contre elle. D'autres encore choisirent de combattre par le verbe cette religion si orgueilleusement triomphante, qui semblait dire aux chrétiens que leur Dieu les avait abandonnés. C'est ainsi que, entre le VIIe et le XIIIe siècle, nombreux furent les polémistes qui prirent la plume pour en saper les fondements mêmes. L'islam ? Au pire, un culte païen, au mieux une hérésie. Mahomet ? Une nouvelle idole, ou un faux prophète lubrique. Le Coran ? Un tissu d'insanités, dont on cite des passages évidemment falsifiés. Au fil des siècles, les stratégies des penseurs chrétiens ou des missionnaires européens évoluent, à mesure que l'islam est mieux connu, pour affiner la charge et les arguments théologiques. Mais la guerre idéologique demeure un enjeu fondamental, si marquant qu'il sous-tend nos propres représentations aujourd'hui : le sentiment de supériorité des Occidentaux à l'égard des musulmans et des Arabes n'est pas né avec la colonisation, il plonge ses racines au Moyen Âge.
Les observations les plus méchamment drôles du plus méchant des mémorialistes sur la cour de Louis XIV : des saillies en forme de portraits, véritables miniatures de personnages qui pourraient être de fiction, réunies par un auteur qui chez Payot s'est déjà frotté à l'humour avec ses traductions de Nancy Mitford et Deborah Devonshire.
1715, Louis XIV, le Roi Soleil, après plus de 60 années de pouvoir absolu meurt après le Dauphin, son fils, puis le nouveau Dauphin, son petit-fils. C'est donc l'un de ses arrières-petits-fils qui lui succédera. Mais il n'a que 5 ans et ne peut donc régner. Après une courte bataille pour le pouvoir, Philippe, duc d'Orléans, frère cadet du feu roi, devient Régent. Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon et proche du Régent, aura tout son temps pour continuer ses mémoires déjà commencées sous le règne précédent. Il nous fait une description précise des personnages qui vont animer cette époque : la duchesse du Berry, fille du Régent ; l'abbé Dubois, à la recherche du pouvoir et de son cardinalat et bien d'autres, français ou étrangers qui ont fait l'Histoire. Dans un style clair et concis, Saint-Simon nous fait découvrir les arcanes de la politique suivie par le Régent, sa personnalité, ses qualités et ses défauts. Il nous fait vivre la nouvelle vie apparue avec le décès d'un vieux roi dévot et l'arrivée du Régent. C'est l'un des grands moments de l'Histoire de France qui se déroule devant nos yeux. Durée : 06H58
Savais-tu que les hommes des cavernes connaissaient la gomme à mâcher?? Sais-tu pourquoi le sucre pétillant éclate sur ta langue?? Comment sont fabriquées les jelly beans?? La collection As-tu vu?? présente l'univers des bonbons. Découvre une foule d'informations sur tes friandises préférées?!
Transformer l’exposé magistral en levier d’apprentissage actif : ce chapitre propose un modèle innovant, ancré dans des situations professionnelles réelles, pour développer les compétences des étudiants.
Découvrez les coulisses de Versailles à travers les yeux acérés du duc de Saint-Simon. Ces Mémoires, tomes 11 à 20, offrent un regard unique et impitoyable sur la fin du règne de Louis XIV et la Régence.