Salah Mouhoubi
Salah Mouhoubi
A l'instar d'autres pays, l'Algérie a connu, en l'espace d'une vingtaine d'années, deux crises majeures - 1986 et 2008 - qui l'ont affectée à des degrés divers mais qui ont eu la particularité de l'avoir poussée à prendre des mesures pour les juguler. Pour se protéger des fléaux extérieurs qui aspirent quotidiennement ses ressources provenant de l'exploitation des hydrocarbures, elle se dote peu à peu d'une politique d'ensemble, visant à construire une économie moderne et compétitive.
Depuis la chute du mur de Berlin, l'Etat de droit et la démocratie s'imposent partout. A l'ère de la mondialisation, il ne saurait y avoir de développement sans démocratie. Le monde arabo-musulman et l'Afrique sont en régression parce qu'ils sont loin des nouveaux standards internationaux. La démocratie et la problématique du pouvoir restent encore entachées de préjugés et de suspicion. Or il n'y a pas d'autres choix que d'accepter les nouvelles réalités mondiales et de relever les multiples défis de la mondialisation.
La crise de 2007 a touché le monde entier, et laissera des traces durables dans les pays pauvres, d'une part, et émergents, d'autre part. Les pays développés, comme toujours, s'en sortiront indemnes et imposeront, à nouveau, leur suprématie. L'intérêt de cet ouvrage est au-delà de la simple analyse des causes et effets de cette crise. Il tente de décrypter les tenants et aboutissants de cette crise dans le contexte mondial actuel afin d'apporter un éclairage à sa "face cachée".