Sébastien Japrisot
Sébastien Japrisot
-47%
Grand Prix des lectrices de ELLE. "C'était une journée de mauvaises surprises. Il y en avait dans toutes les vies. Elles iraient au bout de cette journée ensemble, et demain matin, quand Eric serait de retour et que Noël serait passé, tout redeviendrait normal." En ce matin de Noël, Holly s'affaire pour préparer le repas : ses invités ne vont pas tarder à arriver. Sa fille Tatiana, adoptée treize ans plus tôt dans un orphelinat de Sibérie, se montre plus maussade que jamais et peu désireuse de l'aider. Dehors, le blizzard commence à gronder. Au fil de la matinée, les convives se décommandent les uns après les autres et d'étranges appels se multiplient sur le portable de Holly. Le ton monte entre la mère et la fille, chacune en proie à une angoisse grandissante. Et si quelque chose les avait suivies depuis la Russie ?
Elle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l'auto n'a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu'elle n'est pas folle... Pourtant... Ce qui lui arrive est à n'y rien comprendre. On lui a cassé la main, dans une station-service. Juste la main, sans lui prendre l'argent. Comme pour lui dire que partout, où qu'elle soit, on pourra lui faire mal, par petits bouts, jusqu'à la fin, que jamais, quelle que soit la fuite, elle ne pourra être seule, libérée de ce qu'elle sait, du passé et de ce qu'elle cache...
Plongez dans le thriller psychologique culte de Sébastien Japrisot : La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil. Une héroïne énigmatique, une fuite haletante, et un mystère qui défie la raison.
Nous sommes en Roumanie, en janvier 1945 : la population germanophone de Transylvanie vit dans la peur de la déportation. Cette mesure, exigée par le nouvel allié soviétique de Bucarest, vise une population soupçonnée d'avoir soutenu l'Allemagne nazie pendant la guerre. Le jeune Léopold sait qu'il est sur la liste. Il prépare sa petite valise, des affaires chaudes, quelques livres, puis, quand la police roumaine vient le chercher à trois heures du matin, par - 15° C, il reçoit les mots de sa grand-mère 'Je sais que tu reviendras' comme un viatique. L'usine de charbon, la tuilerie, la cimenterie, des baraquements élémentaires, une ration de pain et deux rations de soupe par jour, les diarrhées et les poux : tel sera le quotidien de Léopold pendant cinq ans. La Bascule du souffle nous invite à lire la chronique terrifiante de ces années de froid, de faim et de découragement qui tuent dans un camp de travail en Russie. Mais la singularité du livre de Herta Müller réside dans sa faculté incomparable de transcender le réel, de l'illuminer de l'intérieur. Sous sa plume, le camp devient un conte cruel, une fable sur la condition humaine. Ici les arbres parlent, le ciment boit, la pendule a mal à son ressort cassé, la faim voyage dans le corps d'un ange, et le coeur, dans une pelle. Herta Müller souhaitait écrire ce livre à quatre mains avec le poète germano-roumain Oskar Pastior - le modèle de Léopold - mais ce projet fut interrompu par sa mort. La prose de Herta Müller, poétique et maîtrisée, sèche et puissante, toujours surprenante, lui rend hommage de la plus belle manière qui soit. Certes, La bascule du souffle aborde un tabou historique, mais s'impose surtout comme une oeuvre de portée universelle. Un événement bouleversant. Prix Nobel de Littérature
Nous sommes en Roumanie, en janvier 1945 : la population germanophone de Transylvanie vit dans la peur de la déportation. Cette mesure, exigée par le nouvel allié soviétique de Bucarest, vise une population soupçonnée d'avoir soutenu l'Allemagne nazie pendant la guerre. Le jeune Léopold sait qu'il est sur la liste. Il prépare sa petite valise, des affaires chaudes, quelques livres, puis, quand la police roumaine vient le chercher à trois heures du matin, par - 15° C, il reçoit les mots de sa grand-mère 'Je sais que tu reviendras' comme un viatique. L'usine de charbon, la tuilerie, la cimenterie, des baraquements élémentaires, une ration de pain et deux rations de soupe par jour, les diarrhées et les poux : tel sera le quotidien de Léopold pendant cinq ans. La Bascule du souffle nous invite à lire la chronique terrifiante de ces années de froid, de faim et de découragement qui tuent dans un camp de travail en Russie. Mais la singularité du livre de Herta Müller réside dans sa faculté incomparable de transcender le réel, de l'illuminer de l'intérieur. Sous sa plume, le camp devient un conte cruel, une fable sur la condition humaine. Ici les arbres parlent, le ciment boit, la pendule a mal à son ressort cassé, la faim voyage dans le corps d'un ange, et le coeur, dans une pelle. Herta Müller souhaitait écrire ce livre à quatre mains avec le poète germano-roumain Oskar Pastior - le modèle de Léopold - mais ce projet fut interrompu par sa mort. La prose de Herta Müller, poétique et maîtrisée, sèche et puissante, toujours surprenante, lui rend hommage de la plus belle manière qui soit. Certes, La bascule du souffle aborde un tabou historique, mais s'impose surtout comme une oeuvre de portée universelle. Un événement bouleversant. Prix Nobel de Littérature
Dany Longo, jeune femme fragile et solitaire de 26 ans, emprunte la voiture de son patron pour réaliser son rêve : voir pour la première fois la mer et la Côte d'Azur. Le trajet, d'abord anodin, va basculer dans l'étrange. À chaque étape, des gens qu'elle croise affirment l'avoir déjà vue, parfois dans des situations compromettantes, voire criminelles. Dany est pourtant sûre de n'avoir jamais mis les pieds dans le coin. À moins qu'elle ne perde la raison ? Lison Pennec lit avec talent ce roman vertigineux, véritable chef-d'oeuvre de manipulation au jeu de miroirs angoissant. Couverture : photo © Ebru Sidar/Arcangel Images © Editions Denoël, 1966
Il est d'usage, aujourd'hui, de distinguer un bon libéralisme politique et culturel - qui se situerait "à gauche" - d'un mauvais libéralisme économique, qui se situerait "à droite". En reconstituant la genèse complexe de cette tradition philosophique, Jean-Claude Michéa montre qu'en réalité, nous avons essentiellement affaire à deux versions parallèles et complémentaires du même projet historique : celui de sortir des terribles guerres civiles idéologiques des XVIe et XVIIe siècles, tout en évitant simultanément la solution absolutiste proposée par Hobbes. Ce projet pacificateur a évidemment un prix : il faudra désormais renoncer à toute définition philosophique de la "vie bonne" et se résigner à l'idée que la politique est simplement l'art négatif de définir "la moins mauvaise société possible". C'est cette volonté d'exclure méthodiquement de l'espace public toute référence à l'idée de morale (ou de décence) commune - supposée conduire à un "ordre moral" totalitaire ou au retour des guerres de religion - qui fonde en dernière instance l'unité du projet libéral, par-delà la diversité de ses formes, de gauche comme de droite. Tel est le principe de cet "empire du moindre mal", dans lequel nous sommes tenus de vivre.
Il est d'usage, aujourd'hui, de distinguer un bon libéralisme politique et culturel - qui se situerait "à gauche" - d'un mauvais libéralisme économique, qui se situerait "à droite". En reconstituant la genèse complexe de cette tradition philosophique, Jean-Claude Michéa montre qu'en réalité, nous avons essentiellement affaire à deux versions parallèles et complémentaires du même projet historique : celui de sortir des terribles guerres civiles idéologiques des XVIe et XVIIe siècles, tout en évitant simultanément la solution absolutiste proposée par Hobbes. Ce projet pacificateur a évidemment un prix : il faudra désormais renoncer à toute définition philosophique de la "vie bonne" et se résigner à l'idée que la politique est simplement l'art négatif de définir "la moins mauvaise société possible". C'est cette volonté d'exclure méthodiquement de l'espace public toute référence à l'idée de morale (ou de décence) commune - supposée conduire à un "ordre moral" totalitaire ou au retour des guerres de religion - qui fonde en dernière instance l'unité du projet libéral, par-delà la diversité de ses formes, de gauche comme de droite. Tel est le principe de cet "empire du moindre mal", dans lequel nous sommes tenus de vivre.
Quand Thomas Bonyard arrive au Garage Paradis, le petit royaume de Max Dodman, il y a la queue au guichet des réclamations. Ici, l'humiliation s'avale à tous les repas et depuis trop longtemps. La vengeance a beau être un plat qui se mange froid, s'il ne veut pas se faire piquer sa place, Thomas a intérêt à trouver un plan, et vite !
Quand Thomas Bonyard arrive au Garage Paradis, le petit royaume de Max Dodman, il y a la queue au guichet des réclamations. Ici, l'humiliation s'avale à tous les repas et depuis trop longtemps. La vengeance a beau être un plat qui se mange froid, s'il ne veut pas se faire piquer sa place, Thomas a intérêt à trouver un plan, et vite !
L'iode à fleur de peau, dans un restaurant à portée de vagues, Gérald Passedat s'est construit en cuisinier radical de la Méditerranée. Avec la complicité de ses amis pêcheurs, le chef marseillais du Petit Nice célèbre les profondeurs marines, jusqu'aux poissons les plus méconnus. Pour les 10 ans de son ouvrage, le Chef dévoile dans cette nouvelle édition une vingtaine de recettes inédites afin de mettre en avant l'évolution de sa cuisine comme une ultime escale dans sa quête d'essentiel. Une quête, doublée d'une conscience toujours accrue de la fragilité de notre environnement, qui le pousse aussi à valoriser toutes les parties du poisson. Une cuisine d'auteur qui nous emmène encore une fois des abysses à la lumière.
L'iode à fleur de peau, dans un restaurant à portée de vagues, Gérald Passedat s'est construit en cuisinier radical de la Méditerranée. Avec la complicité de ses amis pêcheurs, le chef marseillais du Petit Nice célèbre les profondeurs marines, jusqu'aux poissons les plus méconnus. Pour les 10 ans de son ouvrage, le Chef dévoile dans cette nouvelle édition une vingtaine de recettes inédites afin de mettre en avant l'évolution de sa cuisine comme une ultime escale dans sa quête d'essentiel. Une quête, doublée d'une conscience toujours accrue de la fragilité de notre environnement, qui le pousse aussi à valoriser toutes les parties du poisson. Une cuisine d'auteur qui nous emmène encore une fois des abysses à la lumière.
"Je ne suis pas seul. Il est avec moi. Lui est américain, moi français. Nous parlons la même langue : celle des rats. Nous sommes enfermés dans un labyrinthe. Sans eau, sans montre, sans lumière, sans rien d'autre que notre volonté de forcer un coffre-fort avec nos mains nues. Pas pour y prendre de l'argent : pour en mettre. De toute manière, si le coffre s'ouvre, nous nous entre-tuerons..."
"Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez-vous des rencontres. Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court. Si vous n'êtes pas vous-même l'assassin, c'est embêtant !"
"J'ai dit d'accord. Je suis facilement d'accord sur les choses. Enfin, je l'étais avec Elle. Une fois, je lui ai donné une gifle et, une fois, je l'ai battue. Et puis, je disais d'accord. Je ne comprends même plus ce que je raconte. Il n'y a qu'à mes frères que je sais parler, surtout le cadet, Michel. On l'appelle Mickey. Il charrie du bois sur un vieux Renault. Il va trop vite, il est con comme un verre à dents." Lisez la suite. Ce roman vous tiendra en haleine jusqu'au bout... Prix des Deux-Magots
"Ils ont trouvé un lit-cage et ils m'ont mis dedans. Ils m'ont attaché les mains, ils m'ont empêché de manger, ils ont creusé ma tombe pour me faire peur. Mais je ne leur ai pas rendu leurs billes. Alors, ils m'ont pris avec eux. Ils avaient des fusils et un canif et un camion de pompiers et même une poupée qui parle. On était sur une île, en Amérique. On avait chacun notre nom. On voulait attaquer un gratte-ciel et tous les policiers du monde étaient contre nous. Et on essayait de ne pas entendre nos mères qui nous appelaient".
Elle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l'auto n'a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu'elle n'est pas folle... Pourtant... Ce qui lui arrive est à n'y rien comprendre. On lui a cassé la main, dans une station-service. Juste la main, sans lui prendre l'argent. Comme pour lui dire que partout, où qu'elle soit, on pourra lui faire mal, par petits bouts, jusqu'à la fin, que jamais, quelle que soit la fuite, elle ne pourra être seule, libérée de ce qu'elle sait, du passé et de ce qu'elle cache...
Sur une plage déserte, à la fin d'un bel après-midi d'été, un jeune homme tombe, blessé d'un coup de fusil en pleine poitrine. Tour à tour, les femmes qui ont compté dans sa vie racontent l'aventure qu'elles ont partagée avec lui, qui les a conduites à l'abattre. Mais qui dit la vérité ? Emma, l'angélique mariée enlevée la nuit de ses noces ? Bélinda, la splendide prostituée de "La Reine de Coeur" ? Zozo, la pensionnaire du même endroit ? Caroline, la trop jeune veuve prise au piège d'un monstre ? Frou-Frou, la petite manucure parisienne devenue star à Hollywood ? Yoko, la délicieuse et impudique Japonaise ? Toledo, l'infirmière américaine en Birmanie ? Marie-Martine, l'avocate à qui il appartient de sauver la tête de celui qu'elle a toujours aimé ? Les confessions de cette étonnante galerie de femmes sont autant de facettes où se réfléchit un héros multiple et contradictoire, et, pour délirantes qu'elles soient, le puzzle se recomposera.
Une petite station balnéaire en automne. Une jeune femme sage, mariée à un navigateur aérien : Mellie. Un soir de pluie, toute sa vie bascule : le passager d'un autocar qui n'amène plus personne la surprend chez elle, l'attache sur son lit et la violente. Le passager de la pluie a connu à l'écran un succès considérable dans le monde entier. Le film, remarquablement mis en scène par René Clément, est interprété par Marlène Jobert et Charles Bronson.
Marseille sous l'Occupation. Denis Leterrand, quatorze ans, est élève dans un collège de Jésuites. À l'hôpital, où les collégiens rendent visite aux malades, Denis croise une jeune religieuse, soeur Clotilde. Dès lors, il ne vit plus que pour la revoir. Soeur Clotilde, elle, ne sait plus quel nom donner à cette relation qui s'enflamme. Ils deviennent amants. La famille, l'âge, la religion : tout est contre eux. Ils fuient vers la paix et la solitude, mais leur histoire est celle d'une passion condamnée, ponctuée de scènes d'amour intenses.
"Mon nom est Michèle Isola J'ai vingt ans L'histoire que je raconte est l'histoire d'un meurtre Je suis l'enquêteur Je suis le témoin Je suis la victime Je suis l'assassin Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ?" Grand Prix de littérature policière
Ils étaient cinq. Cinq soldats français condamnés à mort par le conseil de guerre pour s'être automutilés. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté désespérément de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il s'appelait Manech. Il n'avait pas vingt ans. Après la guerre, Mathilde, qui aime Manech d'un amour à l'épreuve de tout, va se battre pour le retrouver, mort ou vivant. Elle y sacrifiera ses jours, et malgré le temps qui passe, malgré les mensonges et la loi du silence, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte. Prix Interallié
Ils étaient cinq. Cinq soldats français condamnés à mort par le conseil de guerre pour s'être automutilés. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté désespérément de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il s'appelait Manech. Il n'avait pas vingt ans. Après la guerre, Mathilde, qui aime Manech d'un amour à l'épreuve de tout, va se battre pour le retrouver, mort ou vivant. Elle y sacrifiera ses jours, et malgré le temps qui passe, malgré les mensonges et la loi du silence, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte. Prix Interallié
Janvier 1917. Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans. A l'autre bout de la France, Mathilde, vingt ans elle aussi, plus désarmée que quiconque, aimait un Bleuet d'un amour à l'épreuve de tout. La paix venue, elle va se battre pour connaître la vérité et le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l'a perdu. Tout au long de ce qu'on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte. On découvre dans ce livre, obstinée et fragile à la fois, attachante, bouleversante, une Mathilde qui prendra place parmi les héroïnes les plus mémorables de l'univers romanesque. Prix Interallié
"Mon nom est Michèle Isola. J'ai vingt ans. L'histoire que je raconte est l'histoire d'un meurtre. Je suis l'enquêteur. Je suis le témoin. Je suis la victime. Je suis l'assassin. Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ?"
Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez-vous des rencontres. Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court. Si vous n'êtes pas vous-même l'assassin, c'est embêtant !