Sophie Landrin
Sophie Landrin
Narendra Modi, ancien vendeur de thé devenu Premier ministre de l’Inde, dirige depuis dix ans la troisième économie mondiale.
Cela fait dix ans que le premier ministre indien, Narendra Modi, fils de presseurs d'huile, est à la tête de la cinquième économie mondiale et du pays désormais le plus peuplé du monde avec 1,425 milliard d'habitants. Mais que sait-on de sa pratique du pouvoir, de sa paranoïa caractérisée, de sa phobie de la presse, des racines de l'idéologie qu'il porte, de son culte de la personnalité, des moteurs de sa popularité, des rouages de la machine politique de son parti... ? Au printemps 2024, il brigue un troisième mandat.
Les 9 et 16 octobre 2011, les électeurs de gauche sont appelés à élire lors des primaires socialistes le candidat qui devra vaincre Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle du printemps 2012. Hélène Fontanaud et Sophie Landrin, toutes deux journalistes chargées de suivre le PS pour Les Inrockuptibles et Le Monde, assistent en coulisses depuis plusieurs mois à la terrible bataille qui se livre entre les divers candidats. Elles racontent de l'intérieur, les coups bas, les manoeuvres, les stratégies de communication. Leur récit commence bien sûr avec le coup de théâtre du 15 mai, l'arrestation à New York de Dominique Strauss-Kahn, le champion des sondages, alors même que ses partisans mettaient la dernière main au scénario de son retour en France. Toutes les cartes sont rebattues, les stratégies révisées. Martine Aubry doit se lancer, sans apparaître comme une candidate de substitution. François Hollande, bombardé favori par les sondages, doit gérer une situation bien plus complexe qu'il n'y paraît : autant DSK était un adversaire respectable, autant Martine Aubry est une ennemie de toujours du député de Corrèze. Et jusqu'où ira l'appétit de revanche de Ségolène Royal ? La bataille a en fait débuté en 2008, au lendemain du Congrès de Reims qui a vu le trio Aubry-Strauss-Kahn-Fabius triompher dans sa stratégie d'empêchement de Ségolène Royal. Mais rien n'a été réglé depuis, et la compétition de l'automne 2011 s'annonce bien plus féroce encore que celle de 2006. Le tout sous l'oeil gourmand de Nicolas Sarkozy, qui s'amuse à jouer les arbitres dans cette compétition. Un document riche en révélations