Stéphane Bauzon
Stéphane Bauzon
Le projet de cet ouvrage est de réfléchir sur les différences éthiques entre une lecture déterministe de la nature et une lecture finaliste du monde créé. Quatre traits fondamentaux sont retenus dans ce livre : 1) Origines animales et devenir humain. La fascination exercée par les découvertes scientifiques tend encore à reléguer toute finalité au musée de l'histoire. 2) La fabrique biotechnologique du devenir humain. L'essor des biotechnologies permet aujourd'hui non seulement de mieux soigner les humains mais aussi de les améliorer. 3) La vulnérabilité du devenir humain. La vulnérabilité de l'homme est au coeur du devenir de son identité. 4) L'Église catholique et le devenir humain. Aucune religion ne dépend plus que le catholicisme, avec la doctrine de l'Incarnation, de la notion d'une position absolument centrale et singulière de l'homme dans le cosmos.
La bioéthique est un questionnement sur la vie humaine. Ce n'est pas une discipline universitaire mais une étude interdisciplinaire des questions d'éthique que nous posent la médecine et les sciences de la vie. Si le droit ne peut pas définir la bioéthique, il contribue à en donner une définition et des éléments de réponses à nos interrogations. Il aide à trouver dans l'agir humain ce qui est juste et injuste. L'auteur se fonde sur une analyse de la « personnalité juridique » de la personne et défend une conception sociale du droit. Le droit doit prendre en compte la dimension psychique de la personne. Il s'oppose ainsi aux juristes formalistes s'appuyant sur une dimension normative du droit.