Victor Segalen
- Birth :
- Brest (France) , 14 January 1878
- Death :
- 21 May 1919
- Country :
- 🇫🇷 France
- Language :
- French
Victor Segalen
- Birth :
- Brest (France) , 14 January 1878
- Death :
- 21 May 1919
- Country :
- 🇫🇷 France
- Language :
- French
L’exotisme n’est pas un voyage, mais une révolution de la perception. Dans Essai sur l’Exotisme. Une Esthétique du Divers, Victor Segalen redéfinit radicalement notre rapport à l’autre et au monde.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Victor Segalen. Mi-roman, mi étude ethnographique, "Les Immémoriaux" sont nés de l'expérience de Segalen dans les îles polynésiennes où il était affecté en qualité de médecin de la marine. Dès son arrivée à Tahiti en janvier 1903, il est d'emblée convaincu que la civilisation polynésienne est menacée de mort par l'influence européenne et par l'insouciance des populations. La vue des tableaux et la lecture des écrits de Paul Gauguin, mort à Hiva-Oa depuis peu, lui font comprendre par l'intérieur ce qu'avait été autrefois la vie sensuelle et joyeuse des Polynésiens ainsi que leur déclin d'hommes "oublieux" de leurs coutumes, de leurs savoirs et de leurs dieux familiers sous la pression politico-religieuses des occidentaux. Son livre soigneusement documenté est composé de trois parties. La première décrit la Tahiti d'avant l'arrivée des missionnaires, la troisième la Tahiti soumise vingt ans plus tard au christianisme triomphant. Entre les deux, la seconde partie est consacrée aux anciens "Dires" locaux et à la question capitale du langage sacré, en prêtant notamment la parole à des récitants maoris. C'est pour Segalen le moyen, d'abord d'exprimer sa profonde révolte contre sa propre éducation morale et religieuse, ensuite de mettre en pratique ses idées sur l'exotisme comme "esthétique du divers".
Récit autobiographique du premier séjour effectué par Gauguin à Tahiti entre 1891 et 1893, "Noa Noa" («parfumé» en tahitien) relate sa découverte de la Polynésie et de la civilisation maorie en même temps que son aventure intérieure, celle de la renaissance esthétique et spirituelle d'un homme et d'un artiste qui, au contact des «sauvages», a fait mourir en lui «le vieux civilisé». Laissant parler sa jeune maîtresse Tehura, ce sont l'histoire, la cosmogonie, la vie quotidienne, les rites, la langue, les dieux, la sensualité et, somme toute, «l'âme» du peuple maori passant par le mystère de la femme qui traverse ce journal intime d'un peintre en quête d'un paradis terrestre, d'une sorte d'Eden mythique où retrouver l'innocence perdue. Deux textes de Victor Segalen, qui a découvert la version enluminée du manuscrit de "Noa Noa" après la mort du peintre, éclairent et enrichissent cette épopée polynésienne. "Noa Noa" constitue une oeuvre à part entière, incontournable pour qui veut comprendre l'immensité de la création de Gauguin et son apport non seulement pictural (par la marque décisive qu'il a laissé dans l'histoire de l'art moderne: primitivisme, fauvisme, nabisme, expressionnisme, cubisme,...), mais aussi littéraire.
Cette histoire d'un jeune mythomane (ou peut-être d'un jeune héros empêtré dans ses aventures) dont les récits étranges exaltent et déçoivent tour à tour, qui promet de livrer son secret et qui se reprend aussitôt, non sans laisser dans l'esprit de quoi l'inquiéter, cette histoire sardonique et douloureuse, coupée de sursauts plaisants, est un des plus singuliers documents que nous ayons sur la Chine d'hier, parée de ses soies brodées d'or et des prestiges de son passé. - Elle est aussi, elle est surtout la description, minutieuse en sa cruauté, du rêve auquel on demande trop, qui se ternit quand on l'éclaire, qui se brouille quand on tâche d'en tirer la vérité qu'il sous-entend, suppose mais n'expose pas ; livre amer et poignant, vivant et contrasté, où, du personnage principal, le lecteur se défie autant que s'en défiait l'auteur lui-même, et qui se termine, en quelque sorte, par un point d'interrogation. Gilbert de Voisins, La Nouvelle Revue française.
Né d'une mission archéologique et nourri par plusieurs voyages dans la Chine profonde, ce livre de Victor Segalen, à la fois médecin, explorateur et poète, dépasse rapidement son point de départ pour devenir une grande oeuvre littéraire qui permet à l'auteur de se révéler à la lumière du taoïsme. Hommes et femmes rencontrés, souvent humbles et farouches, mais aussi objets, parures, cérémonies : tout fait signe à l'auteur d'Équipée qui tente, dans une langue choisie, de comprendre la vieille et subtile civilisation chinoise. Ce livre numérique comporte : - Une préface - Équipée. Voyage au pays du réel de Victor Segalen - Un dossier de lecture rédigé par Claude Le Manchec La rédaction du dossier de lecture, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. En effet, Claude Le Manchec est docteur en sciences du langage de l'EHESS. Il a publié plusieurs essais sur l'enseignement des sciences humaines pour différents éditeurs, avant d'être responsable des collections « Savoirs » et « Grands voyageurs » au sein des éditions de l'Ebook malin.
Découvrez Stèles, chef-d'œuvre poétique de Victor Segalen, où la Chine inspire une méditation unique sur l'art, le voyage et l'indicible.
48 poèmes en prose inspirés par l’art lapidaire chinois, où l’indicible se révèle entre les mots.
Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Un monde se meurt. Immémoriaux, les Tahitiens ont trahi leurs dieux et leurs coutumes. Le drame se joue au moment de l'arrivée des Européens sur les rives enchantées de la Polynésie, à la fin du xviiie siècle. Il prend ici figure d'allégorie : en vain, Paofaï, le dernier païen, partira à la recherche d'une écriture capable de sauvegarder les « mots qui ne doivent pas mourir » ; et moins de vingt ans suffiront aux Occidentaux pour anéantir une culture restée jusque-là intacte. Dans ce premier livre, une active nostalgie mène Victor Segalen, non à déplorer, mais à recréer la belle « société antique et forte », ses fêtes, son culte du jouir, son alliance heureuse avec la nature. Quant à la langue sacrée des Maori, il la réinvente par une prose sans exemple, qui en devient le simulacre. Le livre, publié en 1907 sous un pseudonyme, acquiert tout son sens aujourd'hui où nous en mesurons le caractère prémonitoire.
Dans un projet intitulé : « Essai sur le Mystérieux », Segalen défend les droits de l'Imaginaire et étudie son conflit avec le Réel. Nous proposons une nouvelle édition de cet essai de Segalen, qui ne sera pas publié dans la nouvelle édition de ses oeuvres en cours de publication dans la « Bibliothèque de la Pléiade ».
RENÉ LEYS (Edition Intégrale - Version Entièrement Illustrée) * Inclus une courte biographie de Victor Segalen Pour planter un peu le décor, le roman René Leys vous plonge dans le journal intime d'un expatrié français, en plein coeur d'une Chine impériale à l'agonie, dans la ville de Pékin, siège de la Cité Impériale. Le narrateur est captivé par le défunt Empereur Kouang-Siu et rêve de percer à jour le mystère de sa mort. Bien qu'il ne maîtrise pas un mot de mandchou et n'ait aucun contact important, il envisage de pénétrer dans la Cité Impériale pour mener son enquête. C'est à travers le personnage de René Leys, son jeune professeur de mandchou, d'origine belge, que le narrateur va trouver une manière de concrétiser ses désirs les plus fous. Extrait : Au milieu, dans le profond du milieu du Palais, un visage : un enfant-homme, et Empereur, maître du sol et Fils du Ciel (que tout le monde et les journalistes s'entêtent à nommer « Kouang-Siu », qui est la marque du temps où il régna, -- c'est-à-dire, après J.-C. de 1875 à 1908). Il vécut vraiment, sous son nom de vivant mais indicible... Lui, -- et ne pouvant dire le nom, je donne au pronom européen tout l'accent incliné du geste mandchou (les deux manches levées par les poings réunis jusqu'au front baissé) qui Le désigne... Lui demeure la figure et le symbole incarné du plus pathétique et du plus mortel des vivants. -- On lui réserve des actes impossibles... et c'est possible qu'il les ait bonnement commis. Je suis sûr qu'il est mort comme personne ne meurt plus : de dix maladies toutes naturelles, mais avant, tout de cette onzième, -- méconnue, -- qu'il fut Empereur, -- c'est-à-dire la victime désignée depuis quatre mille ans comme holocauste médiateur entre le Ciel et le Peuple sur la terre...
*** Cet ebook est optimisé pour la lecture numérique *** Précédé d'un essai sur la signification et les fonctions politique, sociale et religieuse des "stèles", ce recueil de poèmes dans la veine orientaliste fut rédigé lors du premier voyage en Chine de Victor Segalen. Divisé en six parties dont l'orientation et l'espacement des stèles - du Nord au Midi en passant par le Milieu - module le rythme de la marche poétique, ce recueil, témoignage émouvant d'un génie littéraire, se lit et se vit comme un voyage introspectif. Extrait : Ville au bout de la route et route prolongeant la ville : ne choisis donc pas l'une ou l'autre, mais l'une et l'autre bien alternées. Montagne encerclant ton regard le rabat et le contient que la plaine ronde libère. Aime à sauter roches et marches ; mais caresse les dalles où le pied pose bien à plat. Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne revenir au son. Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-toi parfois jusqu'à la foule. Garde bien d'élire un asile. Ne crois pas à la vertu d'une vertu durable : romps-la de quelque forte épice qui brûle et morde et donne un goût même à la fadeur. Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des joies immortelles, Mais aux remous pleins d'ivresses du grand fleuve Diversité.
*** Cet ebook est optimisé pour la lecture numérique *** J'AI TOUJOURS TENU POUR SUSPECTS ou illusoires des récits de ce genre : récits d'aventures, feuilles de route, racontars joufflus de mots sincères d'actes qu'on affirmait avoir commis dans des lieux bien précisés, au long de jours catalogués.C'est pourtant un récit de ce genre, récit de voyage et d'aventure, que ce livre propose dans ses pages mesurées, mises bout à bout comme des étapes. Mais qu'on le sache : le voyage n'est pas accompli encore. Le départ n'est pas donné. Tout est immobile et suspendu. On peut à volonté fermer ce livre et s'affranchir de ce qui suit. Que l'on ne croie point, du même geste, s'affranchir de ce problème, doute fervent et pénétrant qui doit remplir les moindres mots ici, comme le sang les plus petits vaisseaux et jusqu'à la pulpe sous l'ongle, et qui s'impose ainsi, se formule : l'imaginaire déchoit-il ou se renforce quand il se confronte au réel ? Le réel n'aurait-il point lui aussi sa grande saveur et sa joie ? L'ouvrage qui suit fut publié à titre posthume à partir des "feuilles de routes" de Victor Segalen et de ses notes prises lors d'un voyage en Chine. Oscillant entre le réel et l'imaginaire, ce texte constitue une invitation au voyage à la fois poétique et surprenante.
*** Cet ebook est optimisé pour la lecture numérique *** ... Voici la terre Tahiti. Mais où sont les hommes qui la peuplent ? Ceux-ci... Ceux-là... Des hommes Maori ? Je ne les connais plus : ils ont changé de peau. Médecin de formation, Victor Segalen est l'un des pères de l'ethnologie française. Réputé pour ses nombreuses recherches, il est également connu pour ses qualités de romancier. Au début du XXème siècle, c'est après un séjour à Nouméa que l'auteur s'interroge sur le devenir de la civilisation maori suite à la colonisation européenne. Les immé
A l'aube du vingtième siècle Victor Segalen, médecin dans la Navale, débarque à Tahiti, et son éblouissement est total. Il découvre et aime ce monde qu'il voit disparaitre. En romancier plus qu'en historien et surtout du point de vue des insulaires, Victor Segalen conte les bouleversements de l'arrivée de l'homme blanc à Tahiti du point de vue des autochtones. Tout est dans ce changement d'appui. Il ne s'agit pas d'imagination. Segalen apprend tout des modes de vie, des coutumes, des croyances et du langage des populations maoris. Il met en scène dans un récit/roman le choc des cultures au moment du débarquement des blancs.Il écrit à sa mère : "l'action se passe entre 1800 et 1820 à Tahiti. C'est le vieux passé maori que j'oppose à la «civilisation» représentée à ce moment-là par les missionnaires protestants." Durée : 08H38