Victor Tissot
Victor Tissot
DE Marseille à Alexandrie, la traversée est une véritable partie de plaisir pour qui n'est point sujet au mal de mer. Elle dure six jours à peine.On arrive en Égypte presque sans apercevoir la terre, tant le sol de cette admirable contrée est peu élevé au-dessus du niveau de la mer.Alexandrie, cette ville qui passait dans l'antiquité pour la plus belle du monde, était encore admirable lorsque Amrou y conduisit son armée victorieuse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Un poète persan a dit, en parlant de la Russie : L'année entière n'y est qu'un hiver sans fin, neuf mois blanc et trois mois vert. Cela peut être vrai pour les régions forestières du Nord ; mais les pays du Don, du Volga, de l'Oural sont plus favorisés. En avril a lieu la fonte des neiges. Alors, à travers la steppe légèrement ondulée de basses collines, naissent et se frayent un passage mille ruisseaux rapides et bruyants ; les torrents creusent les ravins ; les étangs débordent et se purifient ; de la terre redevenue molle et brune se dégage une buée tiède que l'air vif fouette et déchire.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1882 : un journaliste suisse s’aventure au cœur de l’Empire russe sous Alexandre III. Entre récits de voyage, portraits saisissants et anecdotes parfois controversées.
De Paris à Fiume. - La voie de mer : Capo d'Istria, Umago, Cittanova, Parenzo, Pola. - La voie de terre : Praggerhof, le Carso, Casua, le golfe du Quarnero. - Fiume : la ville ancienne e. la ville moderne. - Voyage à la recherche de M. Antonio Scarpa. - Les moulins de la Fiumara. - Le Tersato. - Fiume le soir. - Un orchestre tzigane. Les lecteurs qui ont bien voulu m'accompagner, l'an dernier, dans mon excursion à Vienne, se rappellent peut-être la route que nous prîmes pour nous rendre de Paris dans la capitale de l'Autriche. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'automne est venu, la brise d'octobre a rafraîchi l'atmosphère ; quelques nuages chassés par le vent de l'Adriatique crèvent ici et là le bleu sombre du ciel ; des pluies ont rajeuni le paysage, la végétation dégagée des poussières de l'été apparaît dans tout son éclat ; partout les teintes rougeâtres de l'automne, des feuilles mortes sur les routes, des baies rouges dans les haies et buissons. C'est l'automne des belles campagnes d'Italie ; il y a agitation et mouvement autour des fermes et des chaumières ; les paysans rentrent les fruits de la saison, paniers de figues et raisins ; au loin sur les routes de grands boeufs gris, propres, nerveux, aux cornes effilées, naseau percé par une boucle, traînent le grand chariot rouge à deux roues peint et orné du chiffre du paysan.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le 21 mars 1848, une foule compacte et agitée se ruait, en poussant des cris et en échangeant des horions pour avancer plus vite, sur les larges dalles de la célèbre promenade Unter den Linden, à Berlin.Les abords de cette grande artère portaient encore les traces de la lutte furieuse qui s'était prolongée trois jours et trois nuits auparavant, écho formidable des journées parisiennes de Février. Il avait fallu l'exemple de la France pour rendre tout à coup le peuple berlinois brave, et lui faire mépriser ce qu'il respectait la veille.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1884 : un journaliste suisse parcourt la Russie impériale et en rapporte un récit aussi savoureux que documenté.
BnF collection ebooks - "Vous m'avez demandé, mon cher ami, pendant les deux ou trois mois que je vais passer en Allemagne, de vous envoyer quelques notes de voyage ; je n'ose donner le nom d'études à ces simples lettres, que je serai parfois obligé de vous écrire dans la salle d'attente d'une gare ou sur le pont d'un bateau à vapeur."
BnF collection ebooks - "Les lecteurs qui ont bien voulu m'accompagner, l'an dernier, dans mon excursion à Vienne, se rappellent peut-être la route que nous primes pour nous rendre de Paris dans la capitale de l'Autriche. Après avoir traversé le Mont-Genis, nous touchâmes barre à Venise et à Trieste, puis nous arrivâmes par le Semmering - ce Mont-Genis autrichien - sur les bords du Danube qui n'est malheureusement bleu que dans le titre de la valse de Strauss."
Laïla, enfant des neiges recueillie par les Lapons, grandit parmi les nomades du Grand Nord. Mais quand son passé resurgit, son identité et son avenir basculent dans un décor de steppes enneigées et de mystères familiaux.
Les annexés wendes. - Les chevaliers de l'ordre teutonique, premiers soldats prussiens. - L'Allemand, ennemi naturel du Slave. - Russes et Prussiens. - Les deux Russie. - Les rêves du panslavisme.Au douzième siècle, l'Elbe servait encore de limite aux pays de race germanique ; au delà du fleuve, jusque sur les bords de la Sprée et de la Baltique, toute la contrée appartenait aux Wendes ou Slaves, race vaillante, laborieuse, qui y avait fondé des principautés et des villes commerçantes, dont la plus considérable, Branibor, donna plus tard son nom au Brandebourg.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Ils sont trois : Alexandre Herzen, Michel Bakounine et Tchernychevski. Les deux premiers, par l'origine et l'éducation, appartiennent comme la plupart des chefs du radicalisme russe, à la classe dirigeante. Le dernier est fils de prêtre.Né en 1812, aux lueurs du grand incendie de Moscou, Herzen eut pour mère une Allemande et pour père un gentilhomme russe. Enfant d'amours buissonnières, mais reconnu dès sa naissance, il fut élevé sous le toit paternel, entre un professeur à chevelure germanique et un gouverneur aux belles manières françaises.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.