Vincent Jolit
Vincent Jolit
Depuis la fin de la guerre, personne n'a revu Annette, la belle ambulancière : une héroïque "Rochambelle", cette unité féminine intégrée à la 2e division blindée du général Leclerc. Cinq ans plus tard, c'est l'ébullition au 36 Quai des Orfèvres : le commissaire Vercorian est sur le point de coffrer l'ennemi public n°1. Alors quand un ancien compagnon de la 2e DB vient lui demander son aide pour retrouver Annette, il se débarrasse de l'affaire en vantant les mérites de son fils, le détective privé de l'Atom Agency.
Est-ce fou de vouloir fixer par la peinture un paysage qui ne cesse de changer, ou est-ce le propre de l'art ? Est-ce fou d'aimer une femme avec d'autant plus de sensualité qu'on est soi-même hanté par la disparition de la chair, ou est-ce le propre de l'amour ? Dans les salins d'Hyères, dans l'aveuglement de la lumière méditerranéenne, le descendant d'une chaotique lignée de paysans et d'ouvriers du Piémont italien, confondant bientôt les montagnes de sel avec les Alpes de ses ancêtres, marche sur une étroite ligne de crète entre passion et déraison. Chez Fayard, Vincent Jolit a publié Presqu'île en 2017.
La presqu'île, c'était une maison avec un grand jardin, orné d'un mimosa resplendissant ; c'était un four électrique où cuisaient les cannellonis qui seraient ensuite vendus à la boutique ; c'était ma grand-mère, bonne perdante au jeu de l'oie et turfiste chevronnée, à qui les gens du village demandaient des tuyaux et qui m'initiait patiemment aux mystères des cotes à trois contre un et des arrivées dans l'ordre. De la maison et du jardin ; du visage, des gestes et des paroles de ma grand-mère, ma mémoire peut reconstituer chaque détail. C'est dans ce lieu et près de cette femme que mon esprit m'emporte lorsque mon corps est immobilisé sur un lit d'hôpital. Car comment remplacer la lumière blafarde des néons par le soleil aveuglant de la Méditerranée ; où trouver la force de faire face aux aléas de la vie, sinon dans le souvenir des éblouissements de l'enfance ?
Un ours qui danse, roman à trois temps, puise dans la force des grandes sagas pour entraîner le lecteur des pirouettes de Fiodor aux postures de Franz, et de ces dernières aux pas hésitants de Françoise. L'auteur y raconte comment on peut échapper à son destin en jetant son corps dans la bataille, comment on peut cesser d'être spectateur de sa vie en se faisant danseur.
Vienne 1900. Tout le monde est là : Freud, Mahler, Schnitzler, Loos, Schiele. Et Arnold. Arnold est compositeur. De sa musique complexe et avant-gardiste, personne ne veut. Les spectateurs sifflent, les insultes fusent, les portes claquent. Mais, avec l'aide de ses disciples, Anton et Alban, Arnold insiste, persévère.
Vienne 1900. Tout le monde est là : Freud, Mahler, Schnitzler, Loos, Schiele. Et Arnold. Arnold est compositeur. De sa musique complexe et avant-gardiste, personne ne veut. Les spectateurs sifflent, les insultes fusent, les portes claquent. Mais, avec l'aide de ses disciples, Anton et Alban, Arnold insiste, persévère.
1929, Clichy. Aimée, secrétaire au dispensaire, se voit confier une mission hors norme : dactylographier le manuscrit du Voyage au bout de la nuit. Ce roman redonne vie à cette femme oubliée, première lectrice d’un chef-d’œuvre littéraire.
Lorsque le docteur Louis achève la rédaction de son premier roman, il demande à Aimée, la secrétaire du dispensaire de Clichy, de le dactylographier. Son titre : Voyage au bout de la nuit. De cette secrétaire et de son travail, nous savons infiniment peu de choses. Alors Clichy invente. Il fait réapparaître la première lectrice effacée. Il nous raconte son enfance, ses désirs d'émancipation et la tâche gigantesque qu'elle a accepté d'accomplir.