Walter Benjamin
Walter Benjamin
"Donner une idée de ses convictions théoriques, de sa façon de converser, voire de son allure extérieure, importe bien plus que de dévider le fil de ses oeuvres dans l'ordre chronologique, en fonction de leur contenu, de leur forme et de leur efficace." Extraites du premier essai de ce livre, ces lignes programmatiques indiquent déjà qu'il s'agit d'un ensemble vivant. La théorie du théâtre épique, la conception du Roman de Quat'sous, la question de "l'auteur comme producteur" se mêlent à des conversations, à des lettres, à des rencontres qui ont comme toile de fond les années 1930, l'exil, la montée du nazisme. Et dans ces années de crise aiguë, transparaît la synergie entre la pensée-Benjamin et la pensée-Brecht comme par exemple lorsque Benjamin fait du trauerspiel baroque l'ascendant du théâtre épique, ou lorsqu'il met en avant chez Brecht le geste, surtout le geste inapparent, infinitésimal, ne se situant pas dans la ligne d'attente. Un dialogue des plus actuels entre deux grands esprits du XXe siècle : deux exilés, deux allemands, deux amis, dans une traduction nouvelle de Philippe Ivernel.
La collection "Paris à Travers les Âges : 9 Ouvrages Classiques sur son Évolution Urbaine" offre un regard fascinant sur l'évolution de Paris à travers le temps, déployant des oeuvres littéraires qui vont du récit historique à la critique urbaines. Les thèmes principaux de la collection incluent la transformation des espaces parisiens, les influences culturelles qui ont façonné la ville et une exploration captivante de l'âme parisienne. Les styles littéraires varient, passant du réalisme détaillé à la prose poétique, reflétant ainsi la richesse et la diversité de la ville elle-même. Les oeuvres notables, anonymes ici, capturent l'esprit de Paris avec une intensité poignante et un regard visionnaire. Les auteurs et rédacteurs, tels que Walter Benjamin, Eugène François Vidocq et Gustave Aimard, apportent chacun leurs perspectives uniques, enracinées dans des mouvements historiques tels que le romantisme, le réalisme et le naturalisme. Leurs contributions collectives témoignent d'une compréhension profonde de Paris comme entité vivante. Les voix réunies sous cette anthologie illustrent comment divers courants littéraires et culturels convergent pour enrichir notre compréhension du passé parisien tout en offrant des réflexions sur son impact contemporain. Recommandée à ceux qui souhaitent explorer Paris sous des angles multiples, cette collection présente une opportunité rare de plonger dans le maelstrm intellectuel et esthétique qu'est cette métropole. Les lecteurs y trouveront une richesse éducative et des perspectives rendant hommage à la complexité et au charme intemporel de Paris. Chaque oeuvre incite à un dialogue permanent, approfondissant l'appréciation non seulement de la littérature mais aussi de l'évolution urbaine d'une des villes les plus emblématiques du monde.
Paris, 1850 : entre les passages couverts, les expositions universelles et les intérieurs bourgeois, Walter Benjamin déploie une analyse fulgurante de la modernité naissante.
L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique annonce, dès son titre, le tournant opéré par la modernité : Benjamin montre dans cet essai lumineux que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". L'auteur met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Un texte fondamental, dont les échos ne cessent de se prolonger dans les réflexions contemporaines.
Faire ou ne rien faire ? Nos actions doivent-elles toujours avoir une utilité ? Quelle est la charge politique de l'oisiveté ? Ne serait-elle pas un moyen de résister à l'accélération généralisée du monde et à la pression envahissante des cadences de travail ? Dans ces pages tirées de Paris, capitale du XIXe siècle - et publiées ici dans une traduction inédite d'Olivier Mannoni -, on croisera la figure du dandy et celle du flâneur, ainsi que les réflexions de Walter Benjamin sur notre rapport au travail et au loisir, mais aussi à la paresse, à l'expérience, aux sensations, et à l'ennui.
Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale. Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.
"Le monde va finir", affirmait Baudelaire. Walter Benjamin ne voit pas plus dans le progrès et son idéologie de quoi se réjouir. Il consacre à cette question une importante section de "Paris, capitale du XIXe siècle", dont on trouvera ici une nouvelle traduction par Frédéric Joly, où l'on croisera en particulier Marx, Baudelaire et Simmel, et qui fournit un précieux éclairage aux textes fameux de "Sur l'histoire".
"In God We Trust" : la formule orne les billets de banque américains. Mais qu'est-ce que l'argent a à voir avec Dieu ou la religion ? Le capitalisme comme religion, l'un des textes les plus célèbres de Walter Benjamin, soutient que l'investissement, la spéculation, les opérations financières, les manoeuvres boursières, l'achat et la vente de marchandises, sont les éléments d'un culte et que le capitalisme est une religion à part entière. Les textes qui composent se recueil sont suivis du "Caractère fétiche de la marchandise et son secret", de Marx. Avec une préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste, spécialiste de la décroissance et l'un des promoteurs du revenu minimum universel.
Voici réunis en un seul volume sept textes essentiels de Walter Benjamin, parmi les plus populaires de ce grand philosophe allemand disparu en 1940. Leur thématique principale est celle de la transmission, de notre attitude vis-à-vis du passé ; mais ils parlent aussi du pouvoir de moins en moins fort des mots et de plus en plus puissant des images ; et ils interrogent notre capacité à changer le monde et à aimer follement. Le Conteur.- La Tâche du traducteur.- Petite histoire de la photographie.- L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique.- Paris, la capitale du XIXe siècle.- Le surréalisme.- Sens unique.
Voici un ouvrage d'un genre nouveau, dans lequel Walter Benjamin pratique le collage à la manière de ces amoureux des télescopages poétiques que furent Dada et les surréalistes. Rue à sens unique se compose de notes autobiographiques, de souvenirs d'enfance, d'aphorismes, de scènes de la vie urbaine, de considérations acérées sur l'état du monde, et de l'Allemagne en particulier, mais aussi de réflexions sur l'écriture elle-même, sur la graphologie. Benjamin se penche par exemple sur l'entrelacs des manuscrits arabes. Voire va-t-il jusqu'à donner des conseils à l'écrivain : par exemple, ne jamais faire lire une oeuvre non encore achevée ; une musique et quelques voix en fond sonore sont recommandées, de même que l'attachement maniaque à tel type de papier ou à telle plume. Benjamin rend compte par la même occasion de l'éclatement de l'écrit dans la signalétique qui émaille nos villes, désormais parsemées de messages à décrypter. Arrachée du livre imprimé, son asile de prédilection, l'écriture se retrouve désormais dans la rue, à travers la publicité, prise dans le chaos d'une économie devenue toute-puissante. Et l'auteur ne manque pas d'humour en ce sens, reprenant pour titre de ses pensées les recommandations, mises en garde et autres slogans assenés dans nos villes : "Travaux publics", "Défense d'afficher", "Attention aux marches" ou encore "Allemands ! Buvez de la bière allemande". Emprunter cette Rue à sens unique, c'est se laisser entraîner dans une dérive au coeur d'une ville certes de papier mais dont les mots fournissent autant de repères urbains pour qui sait jeter des passerelles. Du reste, entre la ville décrite et le paysage fait de mots que dessine l'écrivain, il n'y a pas loin, quand Benjamin nous propose de découvrir les "principes des pavés ou l'art de faire des livres épais".
On le sait peu. Durant son exil parisien dans les années 1930, guidé par la critique Helen Grund, Walter Benjamin assista plusieurs fois à des défilés de haute couture, et la mode prit chez lui une place de choix, non seulement d'un point de vue théorique, mais aussi dans l'élaboration de son grand-oeuvre inachevé, l'immense livre des passages (Paris, capitale du XIXe siècle), d'où son extraites ces pages. On y croisera Georg Simmel et Apollinaire, la notion d'image dialectique, des réflexions sur la silhouette et le corps, les matières à la mode, l'érotisme, le lien de la mode avec le surréalisme, et plus généralement sur une manière moderne de penser notre rapport au passé.
C'est dans cette fameuse histoire critique de la photographie que Walter Benjamin définit pour la première fois le concept d'aura, clé de voûte de sa théorie esthétique, ainsi que la notion d'inconscient optique, ce quelque chose qu'en prenant une photo nous captons sans le savoir et que, par exemple, certains psychogénéalogistes vont traquer pour éclairer notre histoire. Petite histoire de la photographie (1931) est suivi de Un portrait d'enfant (1934), où Benjamin, analysant une photographie du jeune Kafka baignée de tristesse, se trouve soudainement renvoyé à sa propre enfance. Avec ce livre, qui est l'autre volet de L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, partez en compagnie d'un maître penseur à la recherche de la puissance des images.
On ne sait rien de la voix de Walter Benjamin ; il n'existe aucun enregistrement de ce philosophe qu'on imagine plus facilement au milieu des livres que sur les ondes. Et pourtant, l'auteur de "Sens unique" fut aussi un homme de radio : pendant cinq ans, de 1929 à 1933, il fit avec un certain succès des dizaines de causeries littéraires à la radio allemande. Pensées spécifiquement pour ce support, nerveuses et rythmées, portant sur la culture européenne, elles offrent un regard malicieux ou critique sur des auteurs fétiches ou qui l'ont marqué, de Gide à Thornton Wilder, ainsi que sur des domaines comme la graphologie, qui fut l'une de ses passions. Les neuf conférences publiées ici sont totalement inédites en français.
Pas de pensée sans langage. D'où vient donc le langage et sert-il à quelque chose ? Pour les philosophes, le XIXe fut le siècle de l'histoire et le XXe, le siècle du langage. Ce n'est pas un hasard si 1916 est l'année où paraît le Cours de l'inguistique générale de Saussure et où Walter Benjamin rédige, à 24 ans, l'un des textes fondateurs de sa pensée, "Sur le langage en général et sur le langage humain". Le langage a-t-il une utilité ? Sert-il à communiquer un message ou à révéler un sens caché ? A-t-il une dimension intuitive, poétique ? Ces questions l'occuperont jusqu'à sa mort. Ce recueil, préfacé par l'écrivain et psychanalyste Sébastien Smirou, regroupe les textes qui composent la théorie du langage de Benjamin : le texte de 1916, ainsi que deux fragments des années 1920 sur le « squelette du mot », un micro-conte ("Pourquoi l'éléphant s'appelle éléphant"), et deux essais des années 1930 : "Sur le pouvoir d'imitation" et "Problèmes de sociologie du langage"
Penser, c'est ressentir. Et c'est à une expérience intime, intuitive, des sens et des formes, de l'espace et du monde que nous invite Walter Benjamin dans cet essai de 1939 qyu reste son texte le plus populaire.
Grâce à sa diversité, ce recueil devrait permettre au lecteur de mieux percevoir les différents visages de Walter Benjamin, le critique littéraire toujours soucieux de ne pas séparer la littérature de l'histoire, le philosophe dont la pensée flânant loin des corpus consacrés affronte des problèmes souvent peu traités, le pêcheur de perles (selon Hannah Arendt) à qui son intimité avec la littérature allemande permet de sauver des textes aussi beaux que puissants et, enfin, le théoricien critique réfléchissant sur les tendances du présent au regard de l'émancipation. Si le présent volume est composé de textes de Walter Benjamin inédits en français ou introuvables, car publiés dans des revues confidentielles ou difficiles à consulter, il ne s'agit pas pour autant de curiosa. Ces essais, en ef
Comment concilier action et rêve, vie et poésie ? Walter Benjamin pensait que l'art pouvait transformer le monde et changer la vie. D'où son intérêt pour le surréalisme dans trois textes fascinants des années 1920-1930 : "Le kitsch du rêve", "Le surréalisme, dernier instantané de l'intelligentsia européenne" et "Sur la localisation sociale actuelle de l'écrivain français", où ce philosophe passionné de littérature développe son célèbre concept d'illumination profane et explore les forces de la créativité contre le capitalisme.
De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. » Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à
Bienvenue au "pays des voix". Ce pays sans frontière où règnent les personnages les plus attachants : Peter Munk le Charbonnier, le petit homme de verre, le roi de la piste de danse ou encore Ezéchiel. Dans Le Coeur froid, merveilleuse adaptation pour la radio d'un conte pour enfants de Wilhelm Hauff, Walter Benjamin nous fait sentir toutes les possibilités poétiques de ce médium, qui vient alors tout juste de faire son entrée dans les foyers européens. Le seul micro parvient à nous entraîner dans un récit aux péripéties rocambolesques. Le bien-nommé Charivari autour de Kasperl donne lui aussi naissance à des caractères bien taillés, tel Monsieur Forgengueul ou encore Lipsuslapus, plongés dans une brume épaisse qui figure tout ce que l'on ne peut voir à la radio. L'imaginaire, celui des enfants autant que celui des adultes, avec des pièces comme Lichtenberg, va nécessairement galopant. Un théâtre radiophonique est né.À l'image d'Orson Welles qui, en 1938, terrorisa les américains avec son canular radiophonique annonçant une pseudo attaque martienne, Walter Benjamin perçoit très rapidement l'incroyable popularité de la radio et la possibilité qu'elle offre d'influer sur la vie de chacun. Dans ses Modèles, il met en scène des situations de la vie quotidienne, que ce soit la manière idéale de négocier une augmentation de salaire ou les écueils à éviter pour qu'une dispute de couple ne finisse en divorce. Ces Modèles, si stupéfiants soient-ils, se veulent avant tout didactiques. L'espace radiophonique, non comme outil de vulgarisation mais pour l'intérêt qu'il suscite auprès d'un large public, devient pour Benjamin le lieu par excellence d'application pratique de ses réflexions sur les moyens de reproductibilité technique et la popularisation de la culture. Il esquisse ici une théorie de la radio, comme le montre un ensemble de lettres et de textes inédits en français qui viennent compléter cette édition. Un nouveau visage de Walter Benjamin, ou plutôt une voix nouvelle, se fait ici entendre. Avec humour, un talent incontestable de metteur en scène et une verve de dialoguiste, Walter Benjamin montre que la radio est un outil, littéraire, pédagogique et culturel, d'exception.
Paris, capitale du XIXe siècle constitue l'exposé programmatique de l'oeuvre de Benjamin : le livre des passages. Tous les thèmes de ses recherches y sont présentés sous une forme concise : le flâneur, les passages, l'architecture comme concrétisation de l'idéologie d'une époque, la figure emblématique de Baudelaire, la mode, l'intérieur, etc. Le tout est une tentative d'interprétation globale du XIXe siècle et de son équivoque modernité.
La collection 'Balades dans le Paris du XIXe siècle : Trois Ouvrages Classiques' offre une immersion fascinante dans les thèmes de l'urbanité et de la transformation sociale. Les oeuvres réunies présentent diverses approches littéraires, allant de l'essai philosophique au récit autobiographique en passant par le roman naturaliste. Parmi les pièces notables, on trouve des descriptions vivides du Paris en pleine mutation industrielle et des réflexions sur la vie urbaine trépidante. Chacune des oeuvres incluse explore à sa manière la beauté et la complexité du Paris du XIXe siècle, soulignant la diversité du style et de la perspective littéraires de l'époque. Les auteurs de cette anthologie, tels que Walter Benjamin, Eugène François Vidocq, et Joris-Karl Huysmans, apportent chacun un éclairage unique sur les transformations sociales et culturelles de Paris. Benjamin, par ses réflexions philosophiques et poétiques, analyse la modernité naissante, tandis que Vidocq partage son vécu de détective et Huysmans brosse le tableau d'une société en mutation par ses récits naturalistes. Ensemble, ils illustrent l'ébullition intellectuelle du Paris du XIXe siècle, enrichissant notre compréhension de cette période charnière. Ce livre est recommandé aux passionnés d'histoire et de littérature souhaitant découvrir une richesse de perspectives dans un volume unique. L'anthologie permet de saisir l'essence complexe et dynamique du Paris du XIXe siècle, offrant une opportunité inestimable d'explorer la multitude de voix qui ont façonné notre vision du passé.
Et si nous pouvions revivre le Paris d'autrefois... Et si la machine à remonter le temps existait vraiment ? Laissons-nous donc porter par la prose de G. Lenotre ou de Walter Benjamin pour bien se rendre compte que cette machine existe bel et bien. Une machine faite de mots et d'imaginaires, de sentiments et d'odeurs, d'accents, de paroles, de gens, de lieux, de rues, de monuments, de palais, un voyage dans le passé, dans le Paris d'autrefois et qui devient, peut-être, le plus sublime des voyages. Sous la direction de Nicolas Polczynski, Contenant : « Histoire de Paris à travers ses rues, ses vestiges, ses palais et monuments » suivie de « Paris, capitale du XIXe siècle ». D'après les textes originaux de de G. Lenotre : « Le Louvre et les Tuileries » (Éditions Bernard Grasset, 1901) « Paris et ses fantômes » (Éditions Bernard Grasset, 1933) et « Paris qui disparaît » (Éditions Bernard Grasset, 1937) ainsi que suvis de l'essai intégral de Walter Benjamin « Paris, capitale du XIXe siècle ». Format professionnel © Ink Book édition
Comment transmettre le passé ? Est-ce possible dans un monde régi par l'information brute et l'immédiateté ? Les trois célèbres textes réunis ici - La tâche du traducteur (1923), Expérience et pauvreté (1933), Le conteur (1936) - sont traversés par cette idée : depuis la Première Guerre mondiale, l'expérience a perdu de sa valeur, ce que l'on a soi-même vécu n'est quasiment plus mis en mots et transmis d'une génération à l'autre. Benjamin livre ici une poignante réflexion sur la beauté de ce qui disparaît, le sens de l'histoire et notre attitude ambiguë vis-à-vis du passé.
Le destin, la violence, la mort : écrits entre 1921 et 1929, les textes qui composent ce recueil (Critique de la violence, Destin et caractère, Le concept de destin dans le drame de la fatalité, Brèves ombres) contiennent en germe toute la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin et poussent leurs ramifications jusque chez Michel Foucault et Giorgio Agamben. Ils nous parlent de nous, du pouvoir, de nos luttes.
Walter Benjamin est sur le point d'embarquer quand un kamikaze se fait exploser à quelques mètres de lui. Violemment projeté en arrière, il découvre hébété qu'il a perdu une jambe. Nous sommes le 22 mars 2016, il est 7 h 58 à l'aéroport de Bruxelles. Autour de lui, des corps brûlés, un homme décapité... Une scène apocalyptique. Amené à l'hôpital dans un état critique - il a perdu énormément de sang -, les médecins parviendront tout de même à le sauver. Débute alors le récit d'une reconstruction, les longs mois d'hospitalisation, les opérations, la rééducation... Walter doit mener un combat quotidien, contre ses angoisses, ses idées noires, réapprendre à vivre dans ce nouveau corps, s'autoriser à aimer aussi...Un témoignage qui touche par son exemplarité et la capacité de résilience de son auteur. Aujourd'hui, Walter Benjamin - qui partait pour Israël ce jour-là voir sa fille - a noué une amitié très forte avec son sauveur Hassan, un musulman. En quête de réponses, il est parti à la rencontre des jeunes de Molenbeek, pour comprendre qui ils sont. Et il se rend régulièrement dans le service où il a été soigné pour insuffler aux patients gravement handicapés l'espoir et l'envie de se battre.
Ce serait un leurre de croire que ce texte, parce qu'il est l'un des rares écrits de fiction que nous ait laissés Walter Benjamin, consiste seulement en une description brillante du carnaval niçois. Certes, le narrateur regarde passer le corso en ce jour de Mardi gras - mais pas en simple spectateur amusé, comme la foule qui suit les chars. Pour lui, cette manifestation publique est l'occasion de nouvelles réflexions sur l'art du divertissement, et les déguisements chatoyants se révèlent autant de symboles à décrypter...
Ces aphorismes forment le texte le plus commenté de Benjamin.
Paris, capitale du XIXe siècle offre une plongée unique dans l’âme d’une époque où la modernité, entre rêves et illusions, redessine Paris et le monde.