Ysabelle Lacamp
Ysabelle Lacamp
C'est l'histoire d'une princesse thaï pas comme les autres, ni blanche ni jaune, ni ange ni démon, ni femme ni enfant. Sirikit débarque dans ce Londres délirant des seventies, peuplé d'esthètes décadents, de travestis, de rock-stars blasées... avec toute la candeur et l'insolence de ses dix-sept ans... La presse est unanime : c'est l'éducation sentimentale d'une jeune princesse thaï dans une Angleterre saisie par le psychédélisme et l'érotisme. Séduisant... et pas triste ! Comment ne pas tomber sous le charme d'Ysabelle Lacamp, quand elle nous entraîne dans le Londres des seventies en compagnie d'une Lolita de sang royal, fille du ciel et fleur de péché... La langue coule, parlée, chantée, gouailleuse et provocante... du salé à l'acidulé, tout a goût de bonbon... À lire comme on redécouvre Le dernier tango à Paris. Pour se laisser surprendre, fasciner, déranger... « Les petites filles n'ont jamais mal longtemps ; elles guérissent toujours » écrit Ysabelle Lacamp. Mieux encore, parfois les petites filles écrivent des romans parfumés, qu'on dévore comme une somptueuse glace fruitée...
1958, Quito. Louisa, jeune femme audacieuse, ouvre un restaurant dans un ancien bordel et se lance dans une aventure aussi folle que son époque.
Elle n'avait pas le goût du scandale mais celui de la liberté, chevillé au corps et à sa plume. George Sand a osé porter des costumes et un nom d'homme, mener la vie sentimentale, littéraire et politique de son choix. Un affront aux préjugés du XIXe siècle et un personnage incontournable pour évoquer l'émancipation des femmes.
Mai 45, libération du camp de Térézin. Un air de jazz siffloté par un petit tchèque aux oreilles en choux fleur bouleverse l'un des rescapés des camps qui vient d'échouer ici, au terme d'une longue marche de la mort. L'enfant s'appelle Léo Radek. Il est le dernier enfant survivant de Térezin, antichambre de la mort pour des milliers de juifs, où les nazis parquèrent des artistes pour servir de vitrine en une sordide mascarade. Lui aussi est bouleversé par la rencontre qu'il vient de faire : cet homme décharné, fiévreux, au regard bienveillant et si transparent, parle ce français qu'il aime, et c'est un poète. Il s'appelle Robert Desnos. Comme un grand frère protecteur, le poète qui se meurt, trouve encore une fois les mots. Une rencontre inoubliable où la poésie triomphe sur la barbarie. Quand Ysabelle Lacamp écrit, c'est une vibration tellurique qui la parcourt, la transcende et la brûle. Lorsque cette fièvre s'empare d'elle, elle fait la fête au verbe, rêve puissamment ses personnages, et nous emporte avec eux. Voilà pourquoi sa rencontre avec Robert Desnos, le poète volcanique qui fit danser les mots et les morts jusqu'à son dernier souffle, est une évidence de la vie. Dans ce camp de Térezin où elle nous entraîne, l'émotion est toujours à fleur de rire.
En 1685, la révocation de l'édit de Nantes interdit le protestantisme en France. Marie Durand, jeune fille de famille protestante (son frère est pasteur) voit progressivement sa famille être decimée par les autorités royales. En 1730, elle est enfermée à son tour : sa captivité durera 38 ans. 38 ans durant lesquels elle n'aura de cesse d'écrire et de proclamer sa liberté de culte.
Elle n'avait pas le goût du scandale mais celui de la liberté, chevillé au corps et à sa plume. George Sand a osé porter des costumes et un nom d'homme, mener la vie sentimentale, littéraire et politique de son choix. Un affront aux préjugés du XIXe siècle et un personnage incontournable pour évoquer l'émancipation des femmes.
Séoul, les années cinquante, la guerre de Corée... Jetée sur les routes de l'exode dans un pays dévasté où les combats font rage, Yumi rencontre Aaron, jeune journaliste américain venu couvrir les événements... Deux solitudes, deux révoltes, deux regards sur la vie. À travers Yumi, Aaron apprendra à connaître les traditions et l'âme d'un peuple fier et meurtri, tandis qu'à son contact, elle découvrira que l'amour, au-delà des tabous et des différences, peut aussi s'épanouir et transgresser les interdits. Roman passion contre les préjugés et l'intolérance, Les Nuits Kimonos est aussi une descente aux Enfers, celle de Yumi confrontée à l'exclusion et au racisme dans le Tokyo d'après-guerre. Tombée aux mains des Yakusas, une lumière ne cessera pourtant d'éclairer sa nuit : Maureen, leur enfant, la petite Asiatique aux yeux clairs... Racontant une page brûlante de l'histoire contemporaine, Les Nuits Kimonos est un roman de chair et de sang, vibrant d'émotion, qui nous dévoile une face inconnue de l'Asie.
Chine du Sud, Xe siècle : le seigneur Tsao fait halte en son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement. Le trésor ne peut qu'exciter les convoitises. Pour deux cassettes de perles, les destins vont basculer. Celui de l'ingénue Shu-Meï, mais aussi ceux de Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Etron Pensif... D'intrigues en supplices raffinés, mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret les plus vils vont se défier en une aventure échevelée : orgies, cavalcades, trahisons... La ravissante Ysabelle Lacamp, comédienne, chanteuse, mais également diplômée des langues orientales, est maintenant écrivain. Le Baiser du dragon est un roman picaresque, truculent et cocasse comme on en lit peu. Dans ce monde rabelaisien, on se bat comme on aime. En riant.
On ne quitte pas aisément l'Angleterre orgueilleuse et conquérante de 1830, ses collèges rigoristes, sa société puritaine, pour basculer dans l'Afrique des marchands d'esclaves, la moiteur des tropiques, les fièvres épuisantes de l'Inde... Pourtant, c'est sans aucun regret que William-Erik Saunders et Ellis Ferguson abandonneront leurs valeurs pour sombrer dans la magie des « ailleurs ». Mais que ne ferait-on pas quand, par-delà les montagnes de Birmanie, on a découvert le pays Shan, la douceur de ses habitants, la pureté de son ciel, les langueurs de l'opium et... la beauté de Mara ! LES PARADIS LOINTAINS, c'est une éducation anglaise à la Barry Lyndon, une histoire d'amour à la Jules et Jim, une épopée asiatique à la Joseph Conrad... C'est aussi un voyage qu'on ne peut oublier.
À travers le Pays basque, dans la vallée du Baztán, des églises sont profanées. Alors qu'elle vient de donner naissance à son enfant, l'inspectrice Amaia Salazar est chargée d'enquêter discrètement sur cette affaire. Avec son équipe, elle doit aussi s'occuper d'une série de crimes conjugaux qui ont tous en commun d'horribles mutilations. Á chaque fois, le meurtrier s'est suicidé en laissant derrière lui une étrange inscription : TARTTALO. Pourquoi tous ces hommes laissent-ils ce même mot ? Que signifie-t-il ? Et pourquoi semble-t-il destiné à la jeune inspectrice ? La vallée du Baztán recèle encore de bien terribles secrets qu'Amaia devra affronter pour espérer enfin y vivre en paix...
Été 1917. Quelque part dans le nord de la France, un camp de travailleurs chinois sur la route des tranchées. Une Chine gouailleuse et drolatique, où se côtoient bandits de grand chemin, coiffeur de la Cité Interdite, coolies, républicains, bourreaux impériaux et laissés pour compte d'un Empire du Milieu déchiré par la guerre civile, la famine et les exactions des Seigneurs de la guerre. Dernier survivant de la petite communauté juive de Kaifeng, Isaïe, lui, n'est pas un Chinois comme les autres. S'il se retrouve à l'autre bout du monde, c'est en quête de ses racines incertaines. Une singularité qui lui vaut suspicion de la part de ses compagnons, pourtant eux-mêmes victimes du racisme quotidien déclenché par leur présence dans la région. Car c'est avec stupeur qu'on y accueille les « Oui Oui » - « parce que c'est tout ce qui savent dire ces pauv'gens ! » Stupeur mais surtout mépris et raillerie, pitié et jalousie. Jusqu'au jour où, brisant les tabous, Petite Marie osera tendre la main à Isaïe. Au risque de fâcher les dieux et de retourner le destin. De l'arrière-front au Paris folâtre des grisettes et des fumeurs d'opium, commence alors le périple initiatique de celui qui, rejeté comme Juif et honni comme Chinois, s'acharnera à découvrir l'harmonie entre ses deux moitiés de Ciel. À travers ce roman sur le regard, celui des autres, mais aussi celui qu'on se porte à soi même, Ysabelle Lacamp, auteur de nombreux succès - Le Baiser du Dragon, L'Éléphant bleu, L'Homme sans fusil - jette avec élégance, émotion et drôlerie, un pont entre les cultures.
Avril 43 : "Quand Werner, conduit par Anna, a débarqué dans les Cévennes, j'étais loin de me douter (tout comme Elise, mais pour d'autres raisons) que l'Allemand que cachait ma famille allait tournebouler notre paisible existence de paysans huguenots. Qui était donc cet étranger farouche et solitaire qui croyait encore pouvoir lutter contre Hitler par la seule force de son crayon ? Mais, comme un signe de Dieu, voilà que dans notre montagne rebelle, refuge des déracinés et des proscrits, s'organise un nouveau maquis - pour la plupart d'anciens de la guerre d'Espagne - regroupant Espagnols, Tchèques, Russes, Polonais, ainsi que d'autres Allemands anti-nazis". De ce roman subtil et foisonnant, histoire de guerre, d'amour et d'exil narrée avec un humour reviscoulant, s'élève avant tout le chant des esprits libres. Celui de ces "nouveaux Camisards" aux racines de vent que leur foi en l'humanité ne fait reculer devant rien.
-Aimez-vous votre femme? C'est demandé comme ça. Simplement. Avec cette sorte de gravité désinvolte qui sied après l'amour. -Oui, répond Il-Hwan embarrassé. (Après un silence). Parce que mon père me l'a choisie. Et vous (gêne polie), aimez-vous votre mari ? -Non (rire frais d'Éléna), parce qu'on me l'a imposé... 1905. Un amour au parfum d'Orient et aux jalousies d'Occident sous les lambris de la Belle Époque... Envoyé secrètement en Europe par l'empereur de Corée alors que la guerre russo-japonaise fait rage, Il-Hwan débarque à Paris accompagné de son fidèle Yu-Pok avec la conviction que l'on y entendra la petite voix de son peuple opprimé par les Japonais. Mission délicate. Entre fastes et Art Nouveau, poussière des antichambres et faux espions, il affronte l'incompréhension et le regard des autres, connaît l'espoir et la désillusion, mais découvre le rire d'Éléna et... l'amour. Prouvant ainsi qu'à travers la solitude de deux êtres qui se sont trouvés au-delà de leurs différences, l'Orient et l'Occident peuvent enfin s'aimer.