Yves Ternon
Yves Ternon
De 1917 à 1921, en Ukraine méridionale, un jeune militant anarchiste, Nestor Makhno, lève une insurrection et conduit une guerre de partisans. C'est un soulèvement de paysans pauvres, inspiré par la tradition cosaque, mais libre de tout préjugé nationaliste, religieux ou raciste. Le mouvement s'est fixé pour but l'instauration d'un communisme libertaire, utopie généreuse devenue concevable dans le chaos politique que connait alors l'Ukraine, déchirée par des forces contraires et où nul pouvoir ne parvient à s'installer. L'illusion apparait avec les Thèses d'avril de Lénine, mais l'espoir d'un terrain de conciliation entre anarchistes et bolchéviks sur le principe des Soviets et des assemblées populaires est rapidement dissipé par les événements. L'un des premiers, Makhno, dénonce l'imposture d'un parti totalitaire qui feint de s'appuyer sur une base populaire pour mieux imposer sa dictature. Il devient, dès lors, l'homme à abattre. Les bolchéviks s'y emploient, rompant à deux reprises une alliance avec les makhnovistes, les écrasant impitoyablement et poursuivant Makhno au-delà de sa mort pour en réduire l'importance historique et le présenter sous les traits d'un bandit anarchiste, fanatique et cruel. Il importait de sortir Makhno de la pénombre qui l'enveloppe, de le restituer à son environnement historique, infiniment complexe dans ses méandres, et de l'éclairer tel qu'il fût : un grand stratège et un compagnon fraternel, fils de la terre d'Ukraine, avatar des légendaires Cosaques Zaporogues et, en même temps, simple ouvrier agricole tentant de faire pousser l'anarchisme, en le greffant sur la steppe en ces jours de printemps des peuples où soufflait le vent de l'épopée.
Procureur emblématique de Nuremberg, juge à la Cour suprême et artisan du New Deal : voici l’histoire de Robert H. Jackson, un juriste dont la pensée éclaire encore nos démocraties en crise.
Maurice Ternon, sergent dans le 1er régiment de Zouaves, décède sur le front le 17 juillet 1918. D'août à décembre 1914, il a rapporté presque quotidiennement les faits dont il fut témoin, lui qui participa en première ligne aux batailles de Charleroi, de la Marne et de l'Yser. Ce carnet est complété d'une correspondance de plus de 200 lettres, à sens unique, qui racontent un homme simple, un homme égal comme il l'aurait aussi bien été à travailler les champs, et révèlent la tendresse qui unit ce garçon à sa famille. Sans emphase ni héroïsation, ses mots racontent la fatigue, l'attente, l'attachement aux siens, et une lucidité intacte face à la guerre. Dans le fracas de la Première Guerre mondiale, des millions de vies furent brisées, laissant derrière elles des trajectoires familiales à jamais bouleversées et une mémoire à reconstruire. En rassemblant ces archives familiales, l'historien Yves Ternon, le neveu de Maurice, propose une réflexion profonde sur le devoir de mémoire, entre liberté individuelle et exigence de vérité historique.
La gourmandise est un péché, la décoration tout un art. Associez les deux et vous focaliserez toute l'attention. Cupcakes, cake pops, gâteaux, cookies et autres douceurs fantaisies règnent en maîtres sur les jolies tables gourmandes. Apprêtez-vous à fondre de plaisir et à réveiller votre créativité avec ces dix-huit tables réalisées par neuf créatrices et un auteur d'exception qui vous livrent ici leurs trucs et astuces pour maîtriser l'art et la manière des Sweet Tables. Pour terminer, un riche carnet d'adresses complète judicieusement cet ouvrage. ATTENTION : la version EPUB de cet ouvrage est en fixed-layout. Elle est optimisée pour l'application iBooks pour iPad. Si vous lisez cet EPUB sur un autre reader, vous êtes susceptibles de rencontrer des problèmes d'affichage.
Les spécialistes Gérard Chaliand et Yves Ternon présentent une synthèse documentée et mise à jour sur le Génocide arménien de 1915.
À rebours des nombreuses légendes et mystifications qui ont pu courir autour de cet intime du dernier couple impérial, Yves Ternon propose une biographie objective et factuelle sur l'une des figures les plus fascinantes de la fin de la Russie impériale : Grigori Raspoutine. Qui était le véritable Raspoutine ?Le tsarisme chancelle. Les présages du désastre s'accumulent : un autocrate velléitaire, une impératrice mystique et névrosée, un Parlement muselé, une société en mutation travaillée par des partis révolutionnaires. Alors, des profondeurs du passé russe, surgit Raspoutine. Homme de Dieu et " diable sacré ", dévot et pervers, fascinant et repoussant, devin guérisseur et débauché impénitent, c'est un personnage de Dostoïevski qui débarque à la Cour. Son influence sur la tsarine Alexandra, son pouvoir inexpliqué sur la santé fragile du tsarévitch Alexis grandissent au cours de la guerre, au point qu'il pèse sur les destinées de l'Empire. De toutes parts, enflé par la rumeur, un cri s'élève : " Il faut tuer Raspoutine ! " Autour du prince Ioussoupov, la conjuration s'organise. Rejetant les faux bruits de complot et les légendes sur les " forces obscures ", Yves Ternon restitue à l'Histoire ce moujik insaisissable, incarnant l'irruption de l'irrationnel dans le politique, aux heures les plus tragiques de l'Empire.
À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorça son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes puis, au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque laïque et moderne. Yves Ternon est chirurgien et historien français. Spécialiste des génocides, il est l'auteur de nombreux livres sur le génocide arménien avant d'écrire ces dernières années sur le Rwanda.
Le XXe siècle aura eu le triste privilège de connaître la barbarie organisée, administrée, étatisée - dont le génocide reste la variante la plus affreuse. Qu'est-ce qu'un génocide ? Cet essai n'est pas un catalogue de l'horreur. Il est d'abord une tentative d'intelligibilité face à l'"Etat criminel". On y trouve les faits sur les génocides et autres massacres "génocidaires", de la Shoah aux violences de Bosnie et du Rwanda. Plus profondément, Yves Ternon, en utilisant les outils des différents spécialistes des sciences humaines, s'efforce de rendre raison du phénomène qui hante notre histoire contemporaine.
De 1914 à 1924, des communautés chrétiennes de l'Empire ottoman ont été détruites. Ces chrétientés orientales, pour certaines nées des schismes du Ve siècle, s'étaient maintenues dans leur diversité pendant la période ottomane dans un empire multiethnique et pluriconfessionnel. Nestoriens, chaldéens (également appelés assyro-chaldéens), syriaques et Grecs, disparaissent, les uns au cours du génocide des Arméniens (avril 1915-décembre 1915) et jusqu'en 1918, les autres dans un contexte différent, comme les communautés grecques dont la destruction s'étend de 1914 à 1924.Le responsable de cette destruction est le nationalisme turc. Exprimé sous la forme d'un turquisme, voire d'un panturquisme et d'un pantouranisme chez les Jeunes Turcs du Comité Union et Progrès, ou d'un turquisme moins conquérant dans le mouvement kémaliste de 1919 à 1924, il obtient le même résultat : un nettoyage ethnique et religieux qui exclut les chrétiens d'une Turquie où les musulmans sont, dans l'esprit de ces idéologues, les seuls à même d'adhérer à un projet national turc.Ce livre explore avec rigueur les différentes modalités de la disparition des chrétiens d'Anatolie, à partir d'une abondante documentation complétée par la récente publication des Archives du Vatican.
L'autobiographie d'un homme engagé, chirurgien et militant devenu, en quarante années, éminent historien et gardien de la mémoire des génocides du XXe siècle : Arméniens (1915), Juifs (1941-1944), Tutsis (1994)... Un siècle, trois génocides Jeune chirurgien, Yves Ternon se voit demander par la fédération de France du FLN d'opérer les blessés algériens de la guerre triangulaire que se livrent OAS, gaullistes et indépendantistes. Cette irruption tragique de l'Histoire dans son quotidien va déterminer son engagement pour la justice et les droits de l'homme, mais aussi sa volonté d'établir la vérité des faits.Dès 1965, il entame des recherches qui le conduisent à publier trois livres sur les crimes des médecins nazis. L'étude de la Shoah, par une série de hasards, l'amène à découvrir que les Arméniens de l'Empire ottoman, en 1915, furent eux aussi victimes d'un génocide oublié, auquel il s'intéresse au moment même où des voix s'élèvent contre sa négation par le gouvernement turc.Conduit sur près de quarante ans, son travail lui permettra de rapprocher les deux événements, mais aussi de proposer une définition juridique universelle de la notion de génocide. Celui des Tutsi au Rwanda, en 1994, viendra confirmer l'importance d'une telle approche comparée.À l'heure où la France commémore officiellement le génocide arménien, les mémoires d'Yves Ternon, guidé par les impératifs de liberté, d'égalité et de fraternité, sont un plaidoyer contre la haine raciale et le négationnisme.
Génocide. Ce néologisme, créé par Rafael Lemkin en 1943 pour signifier la destruction des Juifs d'Europe, assassinés pour ce qu'ils étaient, n'appartient hélas pas au passé. Avant la Shoah, le monde avait été témoin du génocide des Arméniens en 1915 ; plus près de nous, en 1994, les Tutsi furent également les victimes de ces destructions de masse. Yves Ternon s'est consacré depuis les années 1960 à l'étude de la médecine allemande sous le national-socialisme. Il est depuis devenu un historien de premier plan sur la question du crime de génocide. Cet ouvrage, qui constitue la synthèse de ses recherches sur la question, est consacré dans un premier temps à « décortiquer » les sources idéologiques, juridiques et historiques ; dans un second temps, aux paramètres ayant conduit à leur application visant à la destruction du peuple arménien de l'Empire ottoman, des Juifs d'Europe et des Tutsi du Rwanda. La préface de l'historienne Annette Becker revient sur le parcours d'Yves Ternon, parcours ayant abouti à cette réflexion autour de la genèse du racisme biologique et du crime de génocide. Une réflexion nécessaire à l'heure où le monde est de nouveau plongé dans d'autres formes de violences.
De 1917 à 1921, en Ukraine méridionale, un jeune militant anarchiste, Nestor Makhno, lève une insurrection et conduit une guerre de partisans. C'est un soulèvement de paysans pauvres, inspiré par la tradition cosaque, mais libre de tout préjugé nationaliste, religieux ou raciste. Le mouvement s'est fixé pour but l'instauration d'un communisme libertaire, utopie généreuse devenue concevable dans le chaos politique que connaît alors l'Ukraine, déchirée par des forces contraires et où nul pouvoir ne parvient à s'installer. L'illusion apparaît avec les « Thèses d'avril » de Lénine, mais l'espoir d'un terrain de conciliation entre anarchistes et bolcheviks sur le principe des Soviets et des assemblées populaires est rapidement dissipé par les événements. L'un des premiers, Makhno, dénonce l'imposture d'un parti totalitaire qui feint de s'appuyer sur une base populaire pour mieux imposer sa dictature. Il devient, dès lors, l'homme à abattre. Les bolcheviks s'y emploient, rompant à deux reprises une alliance avec les makhnovistes, les écrasant impitoyablement et poursuivant Makhno au-delà de sa mort pour en réduire l'importance historique et le présenter sous les traits d'un bandit anarchiste, fanatique et cruel. Il importait de sortir Makhno de la pénombre qui l'enveloppe, de le restituer à son environnement historique, infiniment complexe dans ses méandres, et de l'éclairer tel qu'il fût : un grand stratège et un compagnon fraternel, fils de la terre d'Ukraine, avatar des légendaires Cosaques Zaporogues et, en même temps, simple ouvrier agricole tentant de faire pousser l'anarchisme, en le greffant sur la steppe en ces jours de printemps des peuples où soufflait le vent de l'épopée.
En 1970, le chancelier allemand Willy Brandt s'agenouillait devant le mémorial du ghetto juif de Varsovie. En 1986, les États-Unis ont fait des excuses aux citoyens américains d'origine japonaise internés collectivement après l'attaque sur Pearl Harbor (1941). En 1990, l'URSS reconnaissait que les massacres de Katyn (1940) perpétrés contre des milliers d'officiers polonais avaient été commis par le régime stalinien. En 1993, par la déclaration de Kono, le Japon présentait des excuses à la Corée pour l'usage forcé durant la Seconde Guerre mondiale de plusieurs centaines de milliers de " femmes de confort ". En 2010, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'excusait en Irlande parce que lors du Bloody Sunday (1972), les forces de l'ordre britanniques avaient tiré sur une manifestation pacifique de catholiques. Tous ces États admettent leur responsabilité. Seule la Turquie, qui s'est fondée sur un crime de masse, présente un siècle après les faits ses condoléances aux " petits-enfants " des victimes en omettant de mentionner que l'anéantissement de la population arménienne a été organisé par le gouvernement jeune-turc. Livre de référence organisé chronologiquement, le Mémorial a pour ambition de refléter la totalité des connaissances actuelles sur le génocide des Arméniens. Accompagné de photos, de cartes et de tableaux, il rassemble des centaines de textes de l'époque, officiels ou privés, accompagnés des commentaires et analyses des auteurs. Préface de Gérard Chaliand