Yvette Guilbert
Yvette Guilbert
Deux cents ans ont passé. La Révolution n'est plus taboue. Le temps est venu de faire la synthèse des travaux qui permettent d'évaluer son coût, et celui de son épilogue impérial : coût en hommes, en territoires, en trésors artistiques, en termes d'industrie, d'agriculture, de commerce, de finance. Libre à chacun d'émettre, sur l'événement, un jugement subjectif et sentimental. Mais on a le droit et les moyens d'en estimer les bienfaits et les méfaits, d'en chiffrer les profits et les pertes. Combien de morts sur les champs de bataille, ou sur l'échafaud, combien de kilomètres carrés de territoires gagnés ou cédés, combien de chefs-d'oeuvre réalisés ou détruits, combien d'années de retard subies sur le terrain industriel ou commercial, quels déboires monétaires, quels déficits financiers imposés à la France et aux Français ? Et puis, la France est-elle réellement devenue la patrie des droits de l'homme, de la liberté, de la fraternité et de l'égalité ? En confrontant la France de 1789 avec celle de 1815, René Sédillot, économiste de formation, historien de vocation, auteur de tant d'ouvrages remarquables, propose, non pas le survol d'un quart de siècle tourmenté, mais son solde comptable humain, juridique, culturel, économique, social. Avec l'esprit libre et dans le style clair qu'on lui connaît, il dresse un bilan sans se soucier des légendes et des conventions.
L'une des plus célèbres chanteuses de la Belle Epoque, immortalisée par Toulouse Lautrec, raconte le monde des cafés minables et des troquets de province à travers l'histoire de Blanche Mésange... « Copyright Electre »
La première fois que je fus en Amérique, c'était en 1894, deux ans après mes heureux débuts Parisiens. Je parlais peu l'anglais, mais assez pour bien défendre mes intérêts et signer un contrat de 150.000 francs pour un mois, ce qui, à cette époque, était phénoménal.
Etoile mondiale de la chanson populaire française au début du siècle, Yvette Guilbert livre d'ici d'étonnants, d'amusants Mémoires (1927) dans le Paris de Zola, Lorrain, Toulouse-Lautrec. Après une jeunesse pauvre et des débuts à l'Eldorado, sa "silhouette définitive" fera sa gloire: longs gants noirs, robe de satin vert et petite tête coiffée de cheveux roux. Le trait est parfois féroce, mais le ton ne trompe pas: cette femme de gouaille a du coeur.