Yvon Rivard
Yvon Rivard
Cet essai part d'un constat inquiétant : malgré tous les efforts pour l'endiguer, la violence, qui toujours procède de la rivalité entre les États et les individus, demeure omniprésente. Comment aller au-delà de la violence ? Par l'école, dont l'enseignement doit se consacrer à la formation de l'être plutôt qu'à la seule maîtrise de compétences ; par un projet politique généreux, qui doit se définir non plus sur la base de considérations stratégiques, mais à l'aune de l'infini qui gît au fond de l'humain ; et par l'apprivoisement de la mort, qu'il faut réintroduire dans la vie afin de nous réconcilier avec notre propre finitude. Au fond, il s'agit de comprendre l'humanité et de l'aimer, d'accomplir ce saut de la pensée qui ouvre sur la meilleure part de nous-mêmes. Yvon Rivard propose ici un livre ambitieux et « total », à l'écriture ample et généreuse, un livre choral qui dialogue avec de nombreuses oeuvres littéraires et philosophiques, une sorte de testament intellectuel, dans la mesure où la mort elle-même n'est rien d'autre que la vie sans cesse recommencée.
Yvon Rivard propose ici une vision de l'éducation qui va à contre-courant de la pédagogie contemporaine et de l'idéologie utilitariste du savoir : défense de l'école comme lieu privilégié à l'abri de la rumeur publique, reconnaissance de l'autonomie du professeur, apologie de la lenteur et de la gratuité, éloge de la pensée en mouvement entre les mots et les choses, la parole et le silence. Le chemin de l'école souligne la finalité éthique de l'éducation qui brise la solitude des êtres en les éveillant à la beauté du monde considéré comme une oeuvre à laquelle tous les vivants participent. Cet essai peut aussi être lu comme une introduction à la lecture et à l'écriture d'oeuvres littéraires.
En 1974, Yvon Rivard est un jeune professeur qui n'a pas encore publié, alors quePierre Vadeboncoeur est un essayiste consacré sur le point de prendre sa retraite. Les deux hommes entreprennent à ce moment-là une correspondance qui ne se concluera qu'avec la mort de Vadeboncoeur, en 2010.Une amitié libre permet de découvrir ce qui a d'abord réuni ces deux intellectuels, de même que l'étroite relation qui se tissera entre eux, où deux écrivains se donnent la parole, sont attentifs l'un à l'autre. La hauteur du style de cet échange est rien de moins qu'extraordinaire.L'essayiste contemporain Mathieu Bélisle signe la préface de ce livre et en dit ceci: «On ne peut s'empêcher de remarquer à quel point chacun a exercé une influence sur l'autre, s'est laissé bouleverser, émouvoir, déranger par l'autre, au risque de l'effronterie ou de l'inconvenance. [...] C'est cette sincérité de ton, cette franchise dans le propos qui rendent cette correspondance admirable et nécessaire: la vérité partagée n'est pas une chose à redouter, encore moins à cacher ou à taire, mais le bien le plus précieux, la marque de l'authenticité, cela même qui rend libre.» L'ouvrage comporte également une postface d'Yvon Rivard.
Depuis la rencontre de Marguerite, après des années d'errance entre Françoise et Clara, la vie d'Alexandre est devenue un long fleuve presque tranquille. Maintenant dans la soixantaine, il vient d'acheter dans le Bas-Saint-Laurent un petit chalet juché sur les rochers, où il réfléchit à ce qu'il devrait faire du reste de sa vie. Inquiet des êtres chers dont il s'est éloigné, Alexandre n'est plus sûr que sa dernière tâche soit de se retirer ainsi du monde. La réponse lui sera donnée - peut-être trop tard - alors qu'il s'apprête à fermer le chalet à la fin de l'automne.
« Depuis des années, j'entends qu'il faut se méfier des idées simples, du rêve, du bonheur, car le réel est complexe (aucune idée ne peut y être un chemin sûr), opaque (aucun rêve ne peut l'éclairer ou l'élargir) et fatal (aucun bonheur ne peut résister à la mort). Il est difficile de s'opposer à cette prudence lorsqu'on sait à quelles aberrations religieuses, sociales et politiques s'expose quiconque entreprend de changer la vie et le monde sans accepter ses limites. Si on oublie que nous ne savons rien et que nous sommes mortels, la vie et la culture qui s'en fait l'écho ne manquent jamais de nous le rappeler : je sais que je ne sais pas, le mieux est l'ennemi du bien, l'homme est un loup pour l'homme, etc. Si en écrivant ce livre j'ai été amené à prendre le contre-pied de cette sagesse, c'est que j'ai essayé d'obéir à cette idée simple, énoncée par Hermann Broch, que le premier devoir de l'intellectuel, dans l'exercice de son métier, est de porter assistance à autrui. » Y. R.
Entre Françoise et Clara, un écrivain déchiré tente de concilier l’amour, l’écriture et la vie. Le milieu du jour explore avec une prose lumineuse les tourments du cœur et les silences de la création.
Et si nos origines n’étaient qu’une énigme à résoudre ? L’Ombre et le Double d’Yvon Rivard plonge le lecteur dans une quête intime et littéraire, où chaque page interroge l’identité et la mémoire. Un roman inoubliable, entre silence et révélation.
En 1925, la célèbre pirate scientifique Janni Nemo s'est rendue aux confins gelés de l'Antarctique afin de se confronter au souvenir pesant de son père. Nous sommes maintenant en 1941 et, lorsque la reine des pirates apprend que ses proches sont retenus prisonniers à Berlin, elle n'a d'autre choix que de conduire son Nautilus au coeur de la métropole. Dans les entrailles de cette ville maléfique, elle devra faire face à des monstres, des criminels et des légendes, dont les derniers "héros de l'ombre".
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.