Yvonne Verdier
Yvonne Verdier
Et si en entrant dans la société de consommation nous avions oublié bien plus que des "recettes de grand-mère" ? Et si certaines "mauvaises habitudes" de nos aïeux n'étaient pas que des coutumes préscientifiques désuètes ? Alors que la modernité gagne la France rurale dans les années 1970, c'est à une véritable "ethnologie de sauvetage" que se livre Yvonne Verdier. Loin de dresser un simple inventaire des choses perdues, l'autrice identifie dans les gestes et les paroles des femmes de Minot, petit village de Côte-d'Or, la survivance de savoir-faire et savoir-être ancestraux qui accompagnent une vision du monde. De la profusion des destins singuliers, trois figures se détachent - la couturière, la cuisinière, la femme-qui-aide -, auxquelles l'ouvrage rend hommage. Se dessine alors la trame d'une culture féminine autonome dans laquelle les femmes entretiennent un rapport privilégié avec la nature et le temps : "Chacune, dans son expérience individuelle, prend la mesure du temps par la périodicité de son corps, alternance qui la relie aux grands rythmes cosmiques." De leurs "façons de faire", il ne reste souvent plus que la trace qu'elles ont laissée dans nos "façons de dire", ces locutions parfois étranges qui peuplent notre langue quotidienne.
Et si en entrant dans la société de consommation nous avions oublié bien plus que des "recettes de grand-mère" ? Et si certaines "mauvaises habitudes" de nos aïeux n'étaient pas que des coutumes préscientifiques désuètes ? Alors que la modernité gagne la France rurale dans les années 1970, c'est à une véritable "ethnologie de sauvetage" que se livre Yvonne Verdier. Loin de dresser un simple inventaire des choses perdues, l'autrice identifie dans les gestes et les paroles des femmes de Minot, petit village de Côte-d'Or, la survivance de savoir-faire et savoir-être ancestraux qui accompagnent une vision du monde. De la profusion des destins singuliers, trois figures se détachent - la couturière, la cuisinière, la femme-qui-aide -, auxquelles l'ouvrage rend hommage. Se dessine alors la trame d'une culture féminine autonome dans laquelle les femmes entretiennent un rapport privilégié avec la nature et le temps : "Chacune, dans son expérience individuelle, prend la mesure du temps par la périodicité de son corps, alternance qui la relie aux grands rythmes cosmiques." De leurs "façons de faire", il ne reste souvent plus que la trace qu'elles ont laissée dans nos "façons de dire", ces locutions parfois étranges qui peuplent notre langue quotidienne.
Quels rituels scandent la vie familiale et villageoise à Minot-en-Châtillonnais ? Avec qui se marie-t-on ? Comment se transmettent les biens ? Comment utilise-t-on l'espace communal selon que l'on est bûcheron, agriculteur ou artisan ? Tels sont quelques-uns des thèmes abordés dans les articles rassemblés ici, étapes d'un véritable « chantier » ethnographique de près de dix années. L'application à un terrain français des méthodes de l'ethnologie classique, la minutie et la qualité de l'observation, font de « Minot » une entreprise qui désormais fait référence. Dans ce village, semblable à bien d'autres, voisin en quelque sorte, les auteurs ont réussi à restituer la figure vivante d'une petite société rurale et son ordre profond.
Découvrez les versions secrètes et oubliées du Petit Chaperon rouge à travers les récits oraux collectés par l'ethnologue Yvonne Verdier. Un voyage fascinant au cœur des symboles cachés, des rites de passage et de la société rurale d’autrefois.