Actuels
Et si la jeunesse québécoise redéfinissait notre vision de l’engagement et de la société ? Le souffle de la jeunesse rassemble cinq essais percutants, lauréats d’un concours d’écriture.
Printemps 2012. Ce qui n'était à l'origine qu'une nouvelle grève étudiante s'est rapidement transformé en une crise sociale comme le Québec n'en avait pas connu depuis longtemps. Six mois de grève et des dizaines de milliers de personnes dans les rues plus tard, une question reste sur toutes les lèvres : comment ont-ils fait? Mêlant l'anecdote et l'analyse, les auteurs tentent d'y répondre, dans ce premier récit militant de la grève étudiante de 2012, en nous plongeant au coeur du mouvement. Rapports entre la CLASSE et l'État, planification depuis 2010, organisation et mobilisation, démocratie directe, discours, stratégie médiatique et offensive 2.0, voilà autant de facettes abordées qui nous transportent dans les coulisses de la plus importante grève étudiante du Québec. Mais c'est au bénéfice des mouvements sociaux en général que les auteurs nous invitent à tirer des leçons. Car comme ils le soulignent avec justesse, « puisque nous savons maintenant nous soulever, il ne nous reste plus qu'à recommencer ».
Problèmes environnementaux, écart grandissant entre les riches et les pauvres, stress et sentiment de vide provoqués par le tourbillon du productivisme et du consumérisme, dépolitisation des citoyens : voilà autant de symptômes d'un monde en crise. Face à cela, néolibéraux et progressistes n'ont généralement que la croissance économique à offrir comme remède. Au risque de se répéter : une croissance économique infinie sur une planète aux limites finies est-elle possible? Pour faire face aux défis qui sont les nôtres, c'est plutôt d'un changement de paradigme dont nous avons besoin. Ce que proposent justement les idées de la décroissance. "Objecteurs de croissance" dresse un état des lieux sur la décroissance et sur ses rapports avec la simplicité volontaire. Pour rompre avec la croissance, ne faudrait-il pas déconstruire certains mythes comme ceux du développement durable ou de la peur de la rareté comme constante de l'histoire humaine? D'après les auteurs, la voie de la décroissance permettrait d'accéder à une société plus solidaire et plus démocratique.
Et si le capitalisme n’était qu’une parenthèse de l’histoire ? Par-dessus le marché ! rassemble des réflexions percutantes sur les crises économiques, les mouvements sociaux comme Occupy, et les alternatives à l’État-providence.
Depuis la crise des accommodements raisonnables, le Québec interroge son identité : faut-il une laïcité stricte ou une laïcité ouverte ? Ce livre rassemble des voix progressistes pour un débat essentiel sur religion, égalité et société.
Depuis des années, les dissidents pensent, écrivent, luttent : ils risquent pour cela la prison, les camps, les tortures psychiatriques et, parfois, la mort au bout du chemin. En France, l'intelligentsia qui, naguère, ignorait - voire méprisait - leurs luttes, les encense aujourd'hui. Cette reconnaissance arrive à temps pour les enfants de Mai 68, avides de se forger, grâce au combat des autres, de nouveaux mythes. Mais cette adhésion aveugle ou frivole, qui ne débouche trop souvent sur aucune action de solidarité, n'est-elle pas contradictoire avec l'idéal qui anime les opposants aux dictatures totalitaires d'Europe de l'Est ? Aussi, l'objet de ce livre est-il de présenter les différentes sensibilités qui constituent la dissidence - unie et diverse - dans chacun des pays d'Europe de l'Est, non pour établir on ne sait quel palmarès, ou pour faire un tri entres les « bons » et les « mauvais » dissidents, mais avec la conviction que la connaissance des débats, qui les partagent mais surtout qu'ils partagent, peut - seule - nourrir le soutien sérieux qu'exige leur combat pour la liberté.
Tout commence par une histoire de mots : sodomites, homosexuels, pervers, c'est toujours le même regard de haine ou de commisération qui se porte sur une minorité, jusqu'à lui faire porter le triangle rose dans les camps d'extermination nazis. Mais si la répression et l'oppression sont multiformes, voici que se faufilent, dans la trame du tissu social, une parole, un vécu qui cessent de se cacher. Un mouvement pluriel sera-t-il capable non seulement d'être le haut-parleur de cette émergence, mais surtout de porter l'interrogation jusque dans les replis de l'identité de chacun et chacune. Au fond, ce qu'on est encore obligé d'appeler l'homosexualité n'est qu'une composante de ce qui peut faire basculer notre fin de siècle en un début de nouveau millénaire.