Brefs essais
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Qu'est-ce que le racisme systémique? Comment parler d'un phénomène, qui selon l'idée même de « système », est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières? Par racisme systémique, il faut entendre les oppressions diverses mais toujours connexes vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice pénale, la santé, l'éducation, le logement, etc. Ainsi, le simple nom de famille d'une personne peut représenter un obstacle majeur à l'obtention d'un emploi ou d'un logement, et le Québec n'est pas aussi distinct qu'on voudrait parfois le croire. Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous. Ce livre est aussi militant car il ne prétend pas à la neutralité : il contribue à sa modeste façon à une lente mais radicale transformation du monde dans lequel nous vivons. L'antiracisme gagne chaque jour des batailles importantes grâce aux efforts inlassables de femmes et d'hommes à qui nous devons beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer, à commencer par les treize militantes et militants de ces 11 brefs essais, qui persistent... et qui signent !
Le basculement planétaire dans les crises de l'Anthropocène renouvelle l'interrogation sur l'État-nation comme cadre politique adéquat pour adresser l'urgence climatique, les désordres géopolitiques, les crises économiques, les crises pandémiques, les séismes, les incendies, des inondations, les sècheresses, les catastrophes et les conflits qui ne manqueront pas d'accélérer les migrations massives de populations migrantes du Sud global vers les vieilles nations occidentales. Dans ce contexte de mégacrises, la nation est-elle toujours une forme politique porteuse d'avenir ou vouée à disparaître ? Quelles alternatives peuvent lui être substituées ? Bien que la nation continue de jouer le rôle de principal garant de la citoyenneté, l'égale participation, de la justice et de la solidarité sociale, son charme s'estompe et sa cohésion interne s'effrite. Cet ouvrage collectif examine la capacité de la forme nation à se hisser à la hauteur des besoins d'appartenance et du devoir d'actualisation qu'imposent les défis émergents qui installent d'ores et déjà le réfugié (climatique, politique, économique, etc.) comme la principale figure du XXIe siècle. Avec des textes de Marilou André, Étienne-Alexandre Beauregard, Sylvain Campeau, Félipe Goulet-Letarte, Julie-Isabelle Laurin, Philippe Lorange, Radjoul Mouhamadou, Amadou Sadjo Barry, Béatrice St-Pierre, Kristel Tremblay, Rémi Villemure.
On estime qu'au rythme où vont les choses, il faudra encore deux cents ans avant de résorber les inégalités qui perdurent entre les hommes et les femmes. De la rémunération pour un travail égal au partage de la charge mentale, en passant par la représentativité dans les rôles de pouvoir et la prise en charge des plaintes pour agression sexuelle, on connaît les combats à mener. Le féminisme a beau connaître un regain de popularité, il continue de susciter des réactions négatives, voire carrément hostiles. Mais de quoi a-t-on peur quand on craint le féminisme et ses revendications? Et que se passerait-il si on cessait de résister? Les brefs essais qui composent ce livre explorent les entraves à l'égalité entre les sexes en anticipant les manières dont cette égalité s'articulerait si elle était atteinte. Les autrices et auteurs imaginent et décortiquent avec inventivité les moyens par lesquels la société serait devenue égalitaire, tant du point de vue du travail, de l'urbanisme, de l'économie, de la famille, que du couple. Ils proposent des repères pour envisager l'égalité entre les sexes comme un projet dont la portée est autant politique et économique qu'elle est intime. En imaginant les avancées rêvées, les angles morts à considérer et les territoires où le changement reste à générer, ce livre est une réponse à ceux qui affirment qu'on n'a plus besoin du féminisme.
L’austérité n’est pas une fatalité économique, mais un choix politique aux conséquences dramatiques. Ce collectif percutant dénonce, preuves à l’appui, comment ces mesures démantèlent l’État.
Le système d'éducation au Québec est présentement bâti sur un modèle industriel. On manufacture des diplômés comme on le fait de n'importe quelle autre marchandise. Dans cet essai, la philosophe et professeure au collégial Joëlle Tremblay explique comment les décisions politiques des dernières décennies ont éloigné le système d'éducation de sa mission centrale héritée de la Révolution tranquille et en condamne les conséquences néfastes. Au-delà de la dénonciation, l'auteure offre un plaidoyer passionné pour la défense d'une solide éducation générale qui permette le développement de la pensée critique et la réflexion citoyenne, essentielles à la bonne santé de notre vie démocratique.