Cadastres
Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.
À travers quatre histoires michi saagig nishnaabeg autour d'Amik, le castor, Leanne Betasamosake Simpson invite à repenser les barricades autochtones. Comme les barrages du castor, les barricades sont des lieux de résistance et de vie, gouvernés par la relation entre territoire, nations humaines et non-humaines. Là, dans cet espace, l'autrice invite à bâtir ensemble, dans le dialogue, la gentillesse et le souci de l'autre, un autre monde. Vibrant hommage à l'art de vivre et à la résurgence autochtone.
« Ne parler qu'une langue... c'est comme vivre dans une maison avec une seule fenêtre », c'est ce que dit Tomson Highway. Dans son livre A Tale of Monstrous Extravagance : Imagining Multilingualism, l'auteur s'interroge sur la force avec laquelle les mots peuvent illuminer notre monde. Depuis sa naissance légendaire dans un banc de neige dans le nord-ouest du Manitoba à son illustre carrière artistique, il démontre que le cri, le déné, le latin, le français, l'anglais, l'espagnol, le brésilien, le portugais et le langage universel de la musique ont élargi les horizons de sa vie.
Dernier testament littéraire de Frankétienne, Chaophonie est une lettre vibrante adressée à son fils spirituel, Rodney Saint-Éloi.
Et si la poésie d’Aimé Césaire était d’abord une quête de soi ? Alfred Alexandre révèle, au-delà des discours politiques, l’intimité déchirante et prophétique d’une œuvre qui a marqué la littérature antillaise.
Bochra raconte sa quête d'amour, de justice et de liberté à son père Ahmad, qui lui avait écrit une longue lettre, il y a vingt ans. Vie sentimentale et conjugale, engagement politique, exil, condition de la femme arabe et musulmane se répondent. Entre la Tunisie, la France et le Québec, s'emmêlent les leçons de vie, les souvenirs et les rêves d'un père dont les convictions politiques ont guidé la famille. Lettre d'amour à Baba est une manière d'être fille, femme et mère.
Les archives d'une association missionnaire à Rome conservent des lettres de catholiques du Québec datant du 19e et 20e siècles. Que révèlent ces histoires intimes sur les rapports à la religion, à la colonisation, à soi, à l'autre ?
Place aux litteratures autochtones, a la fois histoire litteraire, essai et pamphlet, restitue quelques moments des litteratures des Premieres Nations en langue francaise. Simon Harel propose un parcours critique pour ces litteratures, trop souvent releguees en marge de l'espace litteraire. A partir de son parcours d'intellectuel, d'ecrivain et de theoricien, l'auteur invite a la reflexion et a une plongee a l'interieur de nous-memes en vue de repenser le territoire et les recits d'origine. Harel nous amene aussi a questionner un courant de la litterature quebecoise contemporaine, axee sur le retour au terroir. Point de vue de l'autrice En retournant la terre de mes mains, j'ai trouve maintes pepites de la litterature des Premieres Nations. Revelees au grand jour, elles ont beaucoup de choses a nous apprendre sur la qualite de ce sol quebecois, sur sa composition egalement. C'est toute la fondation symbolique du Quebec, aujourd'hui dans une impasse, qu'elles nous invitent a reexaminer.
L'Amériquoisie, c'est le pays rassemblant les gens des Premières Nations comme ceux qui vinrent en terre d'Amérique après Christophe Colomb. Amériquoisie rassemble des essais portant sur l'autochtonie, le nomadisme, le paysage et la nordicité. Témoin, auteur, promeneur et acteur, Jean Désy court le territoire et parle de cette aventure dite métisserie. Amériquoisie est une réflexion sur le fait métis. Jean Désy, poète amoureux du Nord québécois, connu pour ses récits inspirés de rencontres en tant que médecin, interroge ici la qualité de la relation nord-sud. S'inscrivant dans la liation de Louis-Edmond Hamelin, Jean Désy pose la question de l'identité collective, dépeint le territoire québécois à travers l'Amérique pour dire que, finalement, l'espoir dépend du métissage, « le métissage physique, bien sûr, mais surtout la métisserie culturelle. » Point de vue de l'auteur C'est au fil de mes pérégrinations dans tout le territoire de la péninsule Québec-Labrador, dans les villes le long du Saint-Laurent, au sud, mais surtout au nord, sur la Côte-Nord / Nitassinan, à la Baie-James / Eeyou Istchee et dans le Grand Nord / Nunavik, que j'ai fini par mieux comprendre les extraordinaires qualités de la vie métisse. À n'en point douter, l'avenir harmonieux de ce pays passe par la métisserie.
Nicole Brossard pose un regard singulier sur la traduction et ses résonances vibratoires. Dans Et me voici soudain en train de refaire le monde, elle observe diverses approches en traduction. Pris dans le tourbillon entre langues et sens, celle ou celui qui traduit invente son monde par cet exercice de liberté, de vérité et de souveraineté qui, à la fois, convoque et questionne l'altérité, la solidarité et le vivre-ensemble.
« Grâce à la mort, nous avons appris à raconter des histoires, et grâce aux histoires, nous avons appris à apprendre.» Nous sommes en 2115. Puisque la fiction est le meilleur mode de programmation des êtres humains, on a demandé à une cohorte de 2000 cyborgs écrivains d'enseigner la mort aux robots dotés de conscience, deuxième génération, les T******-******-879. Ce livre leur enseigne comment mourir. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez ne pas tenir compte de ce livre. Il n'a pas été écrit pour vous.
Et si l’image ne pouvait jamais tout dire ? Sotto l’immagine explore l’impossible traduction, entre cinéma, littérature et photographie. Nathanaël y mêle histoire, art et langage pour interroger ce qui échappe à toute capture.
Seize temps noirs pour apprendre à dire kuei raconte ces moments et ces gestes dont on ne parle pas et qui pourtant illustrent les proximités et les solidarités entre les communautés noires et autochtones au Québec. Histoire, scènes, archives se recoupent, se répètent en seize fragments, comme autant d'improvisations musicales, pour réimaginer à partir d'une perspective noire, l'histoire et les possibilités de la rencontre des peuples au-delà de la violence coloniale. Les brèches et les fissures, les gestes militants et les imaginations radicales se déplacent, se replacent, se recomposent, s'ajustent. Quelle sera leur texture ?