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Enseignants, éducateurs, aux prises chaque jour avec toutes formes de violences, nous voulons dire ici comment nous tentons d'y faire face, comment nous résistons à ces forces de mort. Paroles autorisées non d'un savoir universitaire sur la question, qui se satisferait de l'élégance de ses vues d'ensemble ou de la pertinence de ses analyses, mais paroles qui se soutiennent au contraire de pratiques toujours en question, de tâtonnements, et d'efforts de théorisation. « Ne rien dire que nous n'ayons fait ou vécu ». La violence dans les collèges, nous ne la nions pas. Et même, nous ne l'évitons pas. Nous ne la considérons pas comme le mal absolu qu'il faudrait enrayer à coup de sanctions. Agir ainsi, serait croire qu'on peut évacuer le problème. La violence est, pour nous, d'abord une question à ne pas éluder, à laquelle il est vital de faire place : qu'est-ce qui se dit là ? Quel discours du refus ne trouve pas d'autre manière de se dire ? Que faire de cette force qui, trop souvent, détruit ? La violence n'est pas étrangère au désir. Au lieu de la reléguer dans les marges, ou de s'en détourner avec effarement, il s'agit de la traiter.
Dans cet ouvrage daté de 1984, la question des langues régionales est abordée sous un angle militant, réaffirmant le droit des populations à faire valoir leurs particularités régionales. Il aborde les questions suivantes au travers des témoignages de chaque communauté culturelle : Pourquoi l'envie d'apprendre ces langues ? Quelle est la situation actuelle des langues et cultures de France ? Quelles revendications se dégagent et quelles sont les objections avancées pour ne pas les satisfaire ? Quel rôle peut jouer l'école dans leur maintien et leur développement, en particulier dans un objectif de bilinguisme ? Et enfin, quelle création culturelle régionale existe-t-il, quelle place occupent ces langues et cultures dans les medias et la vie publique ?
Aimer la poésie empêcherait-il de l'enseigner ? Ou, à l'inverse, ceux qui l'enseignent ne seraient-ils que d'insensibles pédants ? Vielles querelles certes mais le malentendu est tenace. L'Association française des enseignants de français refuse ce partage injuste et fait état ici des initiatives pédagogiques les plus heureuses, de la maternelle à l'université. Les auteurs, tous gens de terrain, nous livrent leur pratique et leur réflexion : au-delà du jeu poétique, quel enjeu ? Au-delà du cadavre exquis, quelle poésie ? Au-delà des classiques, quels contemporains ? Au-delà de la pédagogie, la parole vivante du poète.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'histoire de l'école communale de la rue Vitruve, à Paris appartient manifestement à l'histoire de l'éducation au XXe siècle. Pendant une vingtaine d'années un groupe d'instituteurs publics y a conduit une aventure « pédagogique » qui demeure l'une des plus originales et des plus audacieuses qui soient après celle du cavalier seul Célestin Freinet. C'est sans-doute l'expérience d'enseignement la plus libérée des pièges de la pédagogie, peut-être la plus aboutie du siècle, du moins en France. Ces gens de Vitruve, que j'ai rencontrés en 1976 et 77, à l'époque de leur plein essor, m'ont profondément impréssionné et en quelque sorte émerveillé. Ils ont fait, concrètement, jour après jour, année après année, sans peur et presque sans reproches, ce que d'aucuns rêvaient alors, ou souhaitaient, ou disaient qu'il faudrait faire. Claude Duneton
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.