Criminalité internationale
Des milliards de dollars issus du trafic de drogue transitent chaque jour par des circuits financiers opaques. Finance criminelle lève le voile sur les mécanismes du blanchiment, la corruption et les krachs provoqués par l’économie souterraine.
Les mafias : au-delà des faits divers, des entreprises immenses, discrètes - finalement mal connues. Surtout en Europe où, exception faite de l'Italie, aucune vraie mafia n'a jamais vu le jour. Cosa Nostra, Camorra et Ndrangheta en Italie ; cartels de Colombie et du Mexique ; mafia italo-américaine, mafias russes et turco-kurdes ; Triades chinoises et Yakuzas japonais : n'hésitant ni à tuer ni à corrompre, ces organisations criminelles transnationales brassent chaque année de 30 à 50 milliards de dollars (300 milliards de francs français) et en recyclent jusqu'à la moitié dans l'économie mondiale. Leur première source de profit ? Le trafic des stupéfiants. En novembre 1994, le secrétaire général d'Interpol déclare-t-il ainsi : « Le narcotrafic est entre les mains du crime organisé... Interpol gère un fichier mondial de 250 000 grands criminels, 200 000 d'entre eux sont liés au narcotrafic. » Aujourd'hui, les mafias opèrent la fusion du trafic illicite des stupéfiants, des armes et des migrants clandestins, rapprochant et renforçant ainsi leurs centres de profit. Loin du sensationnel, voici ces mafias présentées - pour la première fois toutes ensemble - avec rigueur, dans leur réalité d'aujourd'hui.
Selon l'office spécialisé des Nations-Unies, la vente en gros de stupéfiants (par quintaux, ou même par tonnes) rapporte, chaque année, 300 milliards de dollars aux narcotrafiquants - 1500 milliards de francs français. La moitié de ces milliards - gigantesque bénéfice - entreprend alors de s'infiltrer dans les flux financiers mondiaux légitimes. Il en va de même pour les profits d'autres entreprises criminelles et trafics illicites : détournements de fonds publics, organisation de migrations illégales, marché noir des armements, etc. Blanchir : recycler cet argent, est un crime. Mais quelles sont les lois en vigueur, en France, dans l'Union Européenne, au niveau international ? Comment lutter, légalement, contre cette injection massive de capital criminel dans l'économie mondiale ? Appareils judiciaires contre blanchisseurs : qui gagne ? Qui perd aujourd'hui ? Pour la première fois, deux magistrats spécialisés exposent en un volume les méthodes du blanchiment et les techniques judiciaires de lutte contre l'argent noir et expliquent les textes (France et Europe) réprimant le recyclage des capitaux criminels.
Willie Sutton, légendaire braqueur américain, disait jadis qu'il s'attaquait aux banques parce que c'est là que se trouve le fric. Aujourd'hui où se trouve le fric ? Dans les entreprises et grands groupes en voie de mondialisation. Or, cette mondialisation a sa face noire : l'explosion du crime organisé transnational. Vite, les prédateurs du nouveau désordre mondial, mafias, sectes, guérillas dégénérées, narco-trafiquants, éco-terroristes, etc., ont saisi la fragilité des entreprises s'aventurant dans des pays inconnus, confrontées à des situations pour elles inouïes ou peu compréhensibles. D'ores et déjà, les dégâts pour ces entreprise sont graves, dégâts méconnus, dangers sous-estimés : il fallait réagir. Pour la première fois, un ouvrage expose et détaille, exemples concrets à l'appui, les nouvelles menaces (criminelles ou autres) pesant sur les entreprises, moyennes ou grandes, lancées à la conquête du marché mondial.
Le trafic des biens culturels est une activité criminelle en pleine expansion, très internationale, qui rapporte aux malfaiteurs un milliard de dollars par an - leur seconde source de profit derrière les stupéfiants. Frontières perméables, nouveaux marchés, nouveaux clients : tout cela a encouragé le vol, le pillage des oeuvres d'art, les escroqueries et contrefaçons faites à partir d'elles. Mais, jamais, on n'avait rapproché en un livre le crime artistique des méthodes et textes s'intéressant à sa répression. C'est désormais chose faite : des sommets de l'esthétique aux marigots de l'art-business, du monde virtuel d'internet à l'univers souterrain des nécropoles mayas, du confort feutré des banques genevoises aux bars louches fréquentés par les mafieux, voici un ouvrage informé, et sans concessions, sur les mille et une facettes de la criminalité propre au monde de l'art.
Ce livre répond aux questions que se posent les professionnels. Il s'adresse non aux gouvernants, mais aux acteurs locaux de la prévention, en leur proposant des solutions pragamatiques pour faire reculer des manifestations précises de la délinquance dans les écoles, les HLM, les établisssements commerciaux, les débits de boissons... Il accorde sa préférence aux actions de proximité, à celles qui pèsent sur les causes prochaines des délits. L'auteur traite ainsi autant des actions visant à empêcher le développement de l'inadaptation chez les jeunes que celles permettant de réduire les occasions de délit. Portant à la fois sur la prévention sociale et la prévention situationnelle, c'est l'ouvrage le plus complet et le mieux informé sur ce sujet sensible.
En mars 2000, l'Association nationale des institutions financières colombienne, publie un rapport révélant que la narco-économie (toutes drogues confondues) représentait en 1999 un chiffre d'affaires de 300 milliards de francs français soit 56 % du PIB de ce pays : « L'économie de la cocaïne, une clef pour comprendre la Colombie ». Principaux bénéficiaires de cette « manne » colossale, les cartels. En février 2000, le chef de la police de l'importante ville-frontière mexicaine qu'est Tijuana est abattu en pleine rue par des hommes surgis de trois voitures, les coupables sont des tueurs à gages d'un cartel mexicain. Industrie lourde (464 tonnes de cocaïne exportées de Colombie en 1999, 135 000 hectares plantés en coca, pavot et cannabis dans ce pays) milliards de dollars et incroyable sauvagerie : les cartels de la drogue sont célèbres mais peu connus. Deux experts étudient et analysent la forme criminelle du cartel de la drogue latino-américain : organisation, évolutions, chiffres-clés ...
Janvier 2000 : des experts financiers révèlent qu'en 1999, 390 milliards de francs (français) ont été blanchis dans la région Caraïbes-Amérique centrale. En février, un rapport du Centre des Nations-Unies pour le contrôle des drogues (UNDCP) souligne que cette région sert toujours plus au transit d'importantes cargaisons de cocaïne et de marijuana latino-américaines vers les États-Unis et l'Europe. Dans la région, pullulent casinos, banques offshore, paradis fiscaux aux sociétés-écrans fort opaques, dans un climat de corruption quasi babylonien. Cette marquetterie d'îles et de micro-États - colonies, départements, États indépendants ou sous tutelle - sert de Cour des miracles et de base arrière des guérillas, des barons de la cocaïne colombiens et mexicains, des mafieux new-yorkais, des grands criminels de l'ex-URSS. Pour la première fois, la réalité criminelle de cette fort stratégique région du monde - plaque tournante entre les Amériques, l'Afrique et l'Europe - est décrite avec précision, chiffres-clé à l'appui.
L'auteur, rédacteur en chef adjoint pour l'étranger à l'AFP, présente une scène balkanique d'autant plus préoccupante qu'elle se trouve à l'orée même de l'Europe. « Copyright Electre »
Aux confins de la Birmanie, de la Chine, de la Thaïlande et du Laos, le Triangle d'Or est la principale zone de culture du pavot à opium - donc de production d'héroïne - du monde. Dans des dizaines de raffineries, plus de 2 000 tonnes d'opium sont transformées chaque année en 200 tonnes d'héroïne, dont la célèbre China White, la plus pure de toutes. Au prix de gros, la vente de ces stupéfiants par les Seigneurs de la guerre locaux, rapporte chaque année soixante milliards de francs. Pire : le Triangle d'Or est devenu le plus gros producteur d'amphétamines d'Asie - selon la police de Bangkok, 12 millions de cachets de cette drogue excitante passent, chaque mois, la frontière Birmanie-Thaïlande. Comment cette narco-enclave s'est-elle développée au cours du dernier demi-siècle ? Qui tient vraiment aujourd'hui le Triangle d'Or ? Quel jeu joue la junte birmane avec les narco-trafiquants ? Quel rôle l'argent noir provenant de cette authentique zone grise a-t-il joué dans le récent krach financier de la Thaïlande, dans l'explosion de la corruption, du crime et des trafics au Cambodge voisin ? Les réponses à ces questions sont dans cette enquête qui place, pour la première fois, le Triangle d'Or dans la logique du nouveau chaos mondial.