Désordres
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Kindergarden
- Elementary
- Junior High School
- Senior High School
- Technological Hich School
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Avec le sexe économique, le droit au plaisir, avec le couple prothèse et autres communications truquées, avec la famille comme norme, la ghettoïsation homosexuelle et la femme-mesure-de-toute-virilité, nous sommes entrés dans le grand jeu des impostures. Michel d'Hermès, d'un élégant mais corrosif coup de plume, démonte la mystification d'une pseudo-ère d'érotisme et de liberté du corps, et nous transplante dans le « territoire interdit » d'un désir qui nous situe face à nous-mêmes, dans le champ fragile - hors la loi - de nos homo-logies. « Le double, autre moi-même, rien de plus étrange, de plus inquiétant que ce qu'il m'annonce. » Mais qu'annonce-t-il ? Un tête-à-tête avec l'accomplissement d'une perte ou les possibles rédemptions de l'amour ?
Enfiler une blouse de médecin, inoculer un mystérieux sérum pour que s'institue en catimini avec le malade un dialogue savant ; revêtir l'uniforme noir de motards hargneux pour assouvir une inextinguible soif de violence et de voyeurisme sale ; mener au suicide le gros industriel Zampfir pour le plaisir de savourer un « écoeurant parfum » ; provoquer une avalanche humaine du haut d'un escalier ; se dédier à l'horreur de l'anthropophagie. Et toujours ce besoin de posséder diaboliquement l'autre, les autres, régner sur les esprits et sur les corps avec l'absolue volonté de faire le mal jusqu'à sa plus lointaine frontière. Souvent on pense à Bataille et à Sade. On songe aussi à l'ami Baudelaire : « Il m'a paru plaisant... d'extraire la beauté du mal. » Chez Orcan, dont c'est le deuxième roman après « L'extorsionnaire », étonnant écrivain de ce siècle pourrissant, il y a une façon princière de glisser au fond de la misère humaine. À coups de sarcasmes riches, il fait indubitablement oeuvre de lucidité noire. Ce sont ces premiers signes cinglants qui attestent à l'évidence de la naissance d'un écrivain aux épaules larges, et aux mains très fines. (...) Jérôme Garcin