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1 mort, 2 milliards envolés, 3 secondes gravées à jamais dans ma mémoire. Hugues Armand-Delille n'aurait jamais dû travailler dans le milieu de la finance. À 23 ans, alors qu'il n'avait pas les diplômes requis, le destin lui fait croiser la route de Thierry de la Villehuchet, l'un des brokers les plus célèbres de la place, qui décide de le prendre sous son aile. De Paris à New York, le jeune homme découvre alors le monde des golden boys, son exubérance, son hystérie, ses plaisirs et ses côtés sombres. Malgré lui, Hugues devient le spectateur privilégié de l'affaire Madoff. Avec ce récit nerveux et captivant, l'auteur dévoile les coulisses du plus gros scandale financier de notre époque.
Un philosophe peut m'instruire ou m'éclairer, mais son oeuvre n'exerce sur moi aucun charme si en filigrane de ses concepts, de ses thèses, de ses arguments, je ne perçois pas le récit d'un chagrin personnel. Sous le masque du cérébral, j'aime deviner l'orphelin, l'amoureux, l'abandonné, le déclassé, le décalé - l'« animal malade ». Les auteurs que je cite dans ces pages, en exergue de chaque chapitre, n'appartiennent pas à une même sensibilité intellectuelle ou littéraire. Si, cependant, leurs pensées m'accompagnent depuis longtemps et me reviennent à l'esprit comme des refrains, sans doute est-ce parce que j'y entends une semblable tonalité mélancolique. Que j'aie à m'en féliciter ou à m'en blâmer, c'est à Schopenhauer, mais aussi à Nietzsche, Pessoa, Proust, l'Ecclésiaste, Chamfort, Montaigne, Freud, Rosset, Ortega y Gasset, que je dois ma vocation de philosophe sentimental.