Empreinte
Un lieu à soi rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf prononça en 1928 à l'université de Cambridge. Ce vaste sujet a donné naissance à une tout autre question, celle du lieu et de l'argent, qui donne son titre à l'essai : Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. À la manière d'un roman, et s'appuyant sur l'histoire littéraire, Virginia Woolf retrace ainsi le cheminement qui l'a conduite vers cette célèbre thèse, qui reste incontournable de nos jours. Chef-d'oeuvre de la littérature féministe, Un lieu à soi brille d'un nouvel éclat sous la plume de Marie Darrieussecq. Jouant de l'humour et de l'ironie de Virginia Woolf, cette traduction propose une remise en perspective essentielle de la question de l'écriture et des femmes au sein de la littérature contemporaine.
Un lieu à soi rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf prononça en 1928 à l'université de Cambridge. Ce vaste sujet a donné naissance à une tout autre question, celle du lieu et de l'argent, qui donne son titre à l'essai : Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. À la manière d'un roman, et s'appuyant sur l'histoire littéraire, Virginia Woolf retrace ainsi le cheminement qui l'a conduite vers cette célèbre thèse, qui reste incontournable de nos jours. Chef-d'oeuvre de la littérature féministe, Un lieu à soi brille d'un nouvel éclat sous la plume de Marie Darrieussecq. Jouant de l'humour et de l'ironie de Virginia Woolf, cette traduction propose une remise en perspective essentielle de la question de l'écriture et des femmes au sein de la littérature contemporaine.
Une réflexion essentielle sur le rôle et la place des femmes avant, maintenant et après... On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans les textes fondateurs de notre culture. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Juliette, Iseut ou encore Jeanne d'Arc. De quelle façon ces figures emblématiques influencent-elles notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge ces destins spectaculaires en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de nos amies, soeurs, voisines, ces femmes inconnues croisées tous les jours dans la rue... D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Une réflexion essentielle sur le rôle et la place des femmes avant, maintenant et après... On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans les textes fondateurs de notre culture. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Juliette, Iseut ou encore Jeanne d'Arc. De quelle façon ces figures emblématiques influencent-elles notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge ces destins spectaculaires en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de nos amies, soeurs, voisines, ces femmes inconnues croisées tous les jours dans la rue... D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
De temps à autre, il est bon qu'un poète, que n'effraie pas l'air raréfié des cimes, ose s'élever au-dessus du vulgaire pour, dans un souffle épique, exalter notre aujourd'hui. Car ne nous y trompons pas : ces courageux jeunes gens qui, au plus fort de la guerre, ont tout tenté (en vain, hélas !) pour éviter l'enfer algérien à un jeune militaire qui criait grâce, ce sont les vrais successeurs d'Ajax et d'Achille, d'Hercule et de Télémaque, des Argonautes, des Trois Mousquetaires et même du Capitaine Nemo, de Saint-Exupéry, de Teilhard de Chardin... Quant aux lecteurs que les vertus de l'épopée laissent insensibles, ils trouveront dans ce petit livre suffisamment de digressions et de parenthèses pour y glaner leur plaisir, et en particulier une recette de riz aux olives qui devrait satisfaire les plus difficiles.
"Trois lingots d'or fin de douze kilos brillaient dans l'herbe. Rafael Juntunen les caressa. Sa main était moite, son coeur battait plus vite qu'à l'ordinaire. Jamais il n'accepterait de partager ce butin avec quiconque. Il cacherait plutôt ce trésor au fin fond des forêts, par exemple en Laponie, mais il n'en céderait pas une once... Au matin, il monta dans sa voiture et pointa le capot vers le nord... Au bout d'un jour et demi, il constata qu'il était perdu. Mais tant mieux. S'il ne savait pas où il était, personne d'autre ne le saurait." Le gangster ne va pourtant pas rester seul très longtemps. Il est bientôt rejoint par un ex-major de l'armée, viré pour alcoolisme, et une Lapone nonagénaire enfuie d'un asile de vieillards. Les trois compères vont résister à tout, aussi bien aux complices de Rafael, décidés à récupérer leur part du magot, qu'aux représentants de la "civilisation". Mais on ne transgresse pas impunément les lois qui règlent la vie en société...
«Rutja, velu, la stature imposante, se leva. Il portait une cape en fourrure d'ours, une coiffure de plumes de rapace et un gourdin noueux à la ceinture. Il regarda calmement son père et les autres dieux puis dit d'une voix puissante : "Je suis prêt à tout. [...] Absolument tout !"» Et c'est ainsi que le fils du dieu de l'Orage descend aujourd'hui du ciel jusqu'en Finlande avec pour mission de reconvertir les Finnois à la vraie foi de leurs ancêtres. Tel un Candide venu du fond des âges, il découvre avec stupéfaction les mystères de la condition humaine et les méandres incompréhensibles de la civilisation. Son apparence ayant de quoi terroriser les populations, il se réincarne en un paisible propriétaire terrien - mais n'hésite pas à frapper de la foudre quiconque lui déplaît. Réussira-t-il à atteindre son objectif ?
La Grèce en son déclin assiste au triomphe de l'individualisme : disparition de la cité, effondrement de la famille, éclatement de la morale et des moeurs, dispersion des valeurs traditionnelles. Qu'on lise Ménandre ou les épigrammes de l'Anthologie de la Couronne de Méléagre, ou Hérondas ou Télès le Cynique, ou Polybe, ou Athénée, on retrouve un même milieu qui est tout proche du nôtre. Beaucoup plus proche de notre sensibilité que la Grèce du Ve et du IVe siècle, emprisonnée dans la gangue de la cité. Plus proche aussi que le monde antique de l'Empire, peu soucieux des choses de l'esprit. Le lecteur trouvera que cette époque - de la mort d'Alexandre à la mort de César - a bien des analogies avec la nôtre. C'est apparemment un monde sans inquiétude, prospère, raffiné, heureux et tranquille, mais où surgissent, chez les jeunes surtout, des notes de mélancolie et de désarroi. Les bases traditionnelles de la vie sociale, autrefois si fortes, vascillent. L'homme se sent de plus en plus seul et, se repliant sur lui-même, cherche un genre de vie qui le mette à l'abri. L'auteur évoque ce monde et ses besoins à travers une suite de portraits des hommes les plus humbles à ceux des classes les plus élevées. Le livre s'achève sur un choix de poésies de Catulle dont le génie poétique, mûri par la poésie grecque, s'élève à des sommets lyriques rarement atteints.