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J'aime, je clique. Le web se résume-t-il à ça ? La joie, la peur, la tristesse, la colère mais aussi l'ennui sont un ensemble d'affects qui circulent sur les réseaux sociaux. Cette circulation est facilitée par le design des interfaces. C'est même une stratégie pour les principales plateformes numériques. Nos émotions sont provoquées, capturées, évaluées : mais quelle valeur les acteurs économiques du web accordent-ils à nos impulsions ? Quel bénéfice en tirent-ils ? L'émotion est-elle une monnaie à partir du moment où son échange permet d'enrichir nos expériences ? Ou bien suppose-t-elle une nouvelle forme de travail de milliards d'internautes ? En tant qu'usagers du web, comment ce travail affectif change nos manières de nous exprimer et de nous informer ? Au travers d'une analyse à la fois technique, socioéconomique et critique, cet ouvrage propose des éléments de réflexion pour saisir l'émergence d'une économie numérique des émotions.
Dans notre univers économique globalisé et dérégulé, quelques startups autrefois sympathiques ont donné naissance à des multinationales oligopolistiques qui régissent le coeur informationnel de nos sociétés : les GAFAM. Sous le prisme de l'économie politique, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ne sont pas examinés comme des réussites exceptionnelles mais comme les produits emblématiques d'un ordre néolibéral qu'ils contribuent eux-mêmes à forger, et qui s'inscrit résolument contre le projet originel de l'internet. Le livre décrit précisément le déroulement du processus de marchandisation qui a permis aux logiques financières de pénétrer le champ de l'informatique connectée, conçue initialement comme un bien public au service de l'émancipation collective. Il propose une synthèse claire et accessible des stratégies sophistiquées des GAFAM pour éviter l'impôt, capter la valeur produite en ligne par les utilisateurs et exploiter les données récoltées Ainsi, pour penser l'avenir de l'internet, il invite à s'interroger sur la place que nous voulons donner, dans la société future, au travail, aux inégalités sociales et économiques et, en dernier ressort, à la démocratie.
L'Anthropocène, nouvelle période géologique, est caractérisé par l'impact de l'activité humaine sur le système terre. Il fait de l'humain une force géologique et fait se percuter la temporalité longue de la Terre et la temporalité de l'histoire humaine. L'entrée dans l'Anthropocène amène des questions existentielles sans précédent, dont celle de la fin possible de l'aventure humaine. Au-delà du doute portant sur l'amélioration de la qualité de la vie dans l'avenir, c'est sur l'existence même d'un avenir possible que porte l'incertitude contemporaine. L'Anthropocène peut être investi comme un révélateur de nos fondements éducatifs et permettre de penser autrement l'éducation. Bousculant des paradigmes éducatifs, un chantier de définition de ce qu'est éduquer en Anthropocène est à entreprendre. En effet, pour que le sursaut politique espéré par bon nombre de citoyens imprègne durablement l'histoire humaine, c'est le niveau éducatif qu'il faut particulièrement investir. Et à cet égard il est nécessaire de dépasser la logique développementale de l'éducation au développement durable dont le drame est de ne pas avoir renoncé à la croissance.
À compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux États-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de « fact-checking ». Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du « debunking », de la démystification de rumeurs. Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles. À travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus. Laurent BIGOT est journaliste et maître de conférences à l'École publique de journalisme de Tours. Il y enseigne les genres journalistiques et y est responsable de l'ensemble des enseignements de presse écrite. Il est membre de l'équipe de recherche PRIM (Pratiques et Ressources de l'Information et des Médiations) de l'Université de Tours.
Figure vilipendée du XXe siècle, symbole de la dimension honteuse des années d'Occupation, le collaborateur incarne l'une des blessures mémorielles de la Seconde Guerre mondiale. Son intervention dans les fictions du petit écran est multiforme : hauts fonctionnaires et grands noms de la collaboration, miliciens ou petites mains de l'administration, femme tondue à la Libération pour s'être compromise avec l'ennemi... Les " collabos " télévisuels endossent une palette de comportements reflétant l'étendue des modes de compromission sous l'Occupation, de la collaboration d'Etat jusqu'aux formes plus individuelles d'accommodation. Si les stéréotypes collent à la peau de ces personnages, les scénaristes, réalisateurs et producteurs ont aussi à coeur de proposer des lectures nuancées et parfois renouvelées de la collaboration.
Figure vilipendée du XXe siècle, symbole de la dimension honteuse des années d'Occupation, le collaborateur incarne l'une des blessures mémorielles de la Seconde Guerre mondiale. Son intervention dans les fictions du petit écran est multiforme : hauts fonctionnaires et grands noms de la collaboration, miliciens ou petites mains de l'administration, femme tondue à la Libération pour s'être compromise avec l'ennemi... Les " collabos " télévisuels endossent une palette de comportements reflétant l'étendue des modes de compromission sous l'Occupation, de la collaboration d'Etat jusqu'aux formes plus individuelles d'accommodation. Si les stéréotypes collent à la peau de ces personnages, les scénaristes, réalisateurs et producteurs ont aussi à coeur de proposer des lectures nuancées et parfois renouvelées de la collaboration.