HISTOIRE HORS COLLECTION
Voici un portrait inédit de l'Empereur. Un Napoléon mystique que l'on découvre jusque dans le secret de ses croyances. Un Napoléon intime, singulier, éclairé par les lumières de la raison et illuminé par les éclairs du surnaturel. Entre légende dorée et légende noire, voici l'envers du mythe. Napoléon était-il le héraut du rationalisme que l'on croit connaître ? Ou nourrissait-il en vérité les superstitions de son temps ? Pétri des traditions de la Corse et fasciné par les mystères de l'Égypte, désireux de s'attirer les faveurs de la fortune pour mieux défier la fatalité, il s'est toujours voulu l'instrument de la Providence. Alexandra W. Albertini et Marie-Paule Raffaelli nous font découvrir un autre Empereur, sensible à l'ésotérisme, au symbolisme occulte, soucieux des signes et du sort. Un Empereur ambivalent qui fut l'incarnation de l'histoire, de la science, du progrès, sans jamais cesser de croire en sa bonne étoile et de s'interroger, sa vie durant, depuis le soleil d'Austerlitz jusqu'aux brumes de Sainte-Hélène, sur les mystères de la destinée. Une enquête magistrale. Maître de conférences et directrice des études de lettres à l'Université de Corse, Alexandra W. Albertini est administratrice de l'Institut Napoléon et l'auteur, entre autres, de La superstition, des origines à la critique rationaliste au xviie siècle. Docteure en littérature comparée, Marie-Paule Raffaelli est l'auteur, aux Éditions du Cerf, de Napoléon et Jésus, l'avènement d'un messie (prix Georges-Mauguin de l'Académie des sciences morales et politiques).
Constantin, Athanase, Arius : voici le grand récit qui vous fera rencontrer les personnalités parfois tonitruantes, les rivalités souvent féroces et les questions toujours épineuses ayant animé la première assemblée planétaire de l'histoire. Nicée : dix-sept siècles après le premier concile oecuménique, que sait-on encore de ce moment devenu mythe ? Nicée, dont le credo retentit aujourd'hui encore sur les lèvres des assemblées chrétiennes. Nicée, qui ne cessera d'inspirer tous les synodes ultérieurs, jusqu'aux grands conciles contemporains, catholique de Vatican II, orthodoxe de Crète. Historienne de renom, Claire Reggio nous transporte à la fois dans le temps et dans l'espace pour revivre, une à une, les étapes décisives qui ont mené Constantin à prendre une décision fatidique : convoquer tous les évêques de l'Empire romain pour sauver la fragile paix de l'Église menacée par l'hérésie arienne. Car, par-delà la doctrine trinitaire, Nicée marque aussi les débuts du droit canon, avec des décisions majeures touchant à la discipline ou la liturgie de l'Église comme le choix de fixer la date de Pâques. Que vous soyez novice ou initié, voici l'ouvrage-événement qui vous aidera à décrypter l'événement-concile. Enseignante à l'université d'Aix-Marseille et à Domuni Universitas, guide-conférencière, Claire Reggio est une spécialiste reconnue en histoire de l'Antiquité tardive et du christianisme. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Repentances catholiques. L'Église face à l'histoire (1990-2010), et Le christianisme des premiers siècles.
Camille Claudel est une « icône » qui fascine toujours. Voici enfin la grande biographie non romancée de l'artiste à l'existence singulière, pleine de paradoxes et de contradictions, dont on croyait tout connaître. Mais si la relation avec son frère adoré Paul a été abondamment commentée, que sait-on de Louise, la jeune soeur détestée ? De sa mère, Louise Athanaïse, avec laquelle elle a une relation compliquée ? De son père, Louis Prosper, trop peu présent ? Loin des poncifs, Claude Pérez s'en tient au plus près de ce qu'a été sa vie. Mobilisant, avec la rigueur de l'historien, la totalité des archives existantes, il cerne au plus près les singularités de Camille Claudel : ses amours avec Rodin, bien sûr, mais aussi ses liens avec d'autres artistes, son antisémitisme, les circonstances polémiques de son internement. Il interroge enfin l'ensemble de son héritage artistique. Car si elle a été sculptrice, elle a aussi été peintre et dessinatrice de grand talent. Et nous livre les réflexions inédites et pertinentes de Camille Claudel elle-même sur son oeuvre. Un portrait fascinant, lucide et sans concession. Professeur émérite à l'université d'Aix-Marseille, Claude Pérez a notamment publié Paul Claudel : « Je suis le contradictoire » aux Éditions du Cerf. Grand Prix catholique de littérature en 2022, l'ouvrage fait désormais figure de biographie de référence.
Où et quand trouver le temps et le lieu d'une assemblée liturgique ? Comment les prêtres, religieux, laïcs déportés par l'Allemagne nazie ont-ils vécu leur foi ? Quelle dimension insoupçonnée a-t-elle revêtue pour l'attestation de l'Évangile ? Yves Chiron révèle ici une page méconnue de la terrible chronique des camps. Grâce à de nombreux documents et témoignages inédits, recueillis notamment dans les archives de l'Aumônerie des prisonniers de guerre, il nous dévoile la permanence de la quête du Christ jusque dans l'expérience crucifiante de la captivité. Il nous montre la diversité des situations selon les lieux de détention. Si dans les camps de prisonniers de guerre, les catéchèses, les prédications, les sacrements et même les formations de séminaristes étaient autorisés, dans les camps de concentration, la moindre manifestation de piété était strictement prohibée et sévèrement punie. Toutefois, grâce à la sollicitude d'organisations comme la Croix-Rouge ou l'Aumônerie des prisonniers, le culte put se perpétuer, même clandestinement, jusque dans les circonstances les plus extrêmes. L'expérience du courage et de la souffrance, parfois jusqu'au martyre, marqua profondément toute une génération de croyants. Le renouveau théologique et liturgique d'après-guerre en est discrètement mais profondément tributaire. La conscience spirituelle de l'événement pascal également. Un livre d'histoire qui se lit comme un traité d'espérance. Spécialiste du fait religieux contemporain, Yves Chiron est l'auteur d'une oeuvre de référence qui allie biographies des papes, enquêtes sur les apparitions mariales, monographies afférentes aux miracles, béatifications et canonisations ainsi qu'essais apologétiques dont récemment Françoisphobie, publié aux Éditions du Cerf.
En guerre pour sa survie, en lutte pour son avenir, voici l'histoire d'un peuple vivant, déterminé à prendre son destin en main. L'histoire d'un peuple deux fois millénaire. L'histoire de son génie et de ses gloires, de son martyre et de ses espoirs. D'où viennent les Kurdes ? Quel est leur passé ? Quel est leur avenir ? Hamit Bozarslan a réuni, pour cet ouvrage sans précédent, les meilleurs spécialistes internationaux. Ensemble, ils présentent l'histoire du peuple kurde, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, depuis ses origines préislamiques jusqu'à la lutte héroïque contre Daesh, depuis la naissance des premiers émirats jusqu'au combat pour l'indépendance. Cette histoire, c'est l'arrivée de l'islam, c'est l'épopée du général kurde Saladin, c'est le déferlement des hordes venues de la steppe, c'est la querelle des dynasties concurrentes et la lutte des empires rivaux. C'est le partage d'un pays entre Perses et Ottomans. Et l'actuel éclatement entre Syrie et Turquie, Irak et Iran d'une nation qui se nomme Kurdistan. Voici, pour la première fois, une histoire de deux mille ans. Une somme monumentale. Un livre incontournable. Docteur en histoire et en sciences politiques, Hamit ozarslan est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Docteur en physique nucléaire, Kendal Nezan préside l'Institut kurde de Paris dont il est le fondateur.
Voici l'histoire secrète du Troisième Reich. Elle dévoile une nouvelle facette du criminel absolu que fut Hitler. Car si l'on connaît les génocides, les camps de concentration et les massacres de la Seconde Guerre mondiale, qui sait que le Führer fut aussi un assassin ayant personnellement commandité des meurtres ciblés ? La nuit des Longs Couteaux, en juin 1934, en est le prélude. Hitler en personne vient arrêter dans un hôtel, pistolet au poing à la manière d'un gangster, son compagnon de route, le chef des sections d'assaut, Ernst Rhm. Refusant le suicide en prison, Rhm est exécuté à la va-vite par un SS. D'autres crimes sont, eux, passés inaperçus. Au cours du règne du dictateur nazi, la liste des morts suspectes est longue : Bernhard von Bülow, Georges Mandel, Marx Dormoy, mais aussi Hindenburg ou Pie XI L'immense historien François Delpla rassemble les preuves sur ces cold cases, confronte les hypothèses, fait apparaître la préméditation. Et démontre la responsabilité d'Hitler. Une enquête inédite. Un thriller vrai. Ancien élève de l'École normale supérieure, docteur habilité à diriger des recherches en histoire, François Delpla est un spécialiste du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. Il a écrit plusieurs ouvrages dont, dernièrement, Martin Bormann, homme de confiance d'Hitler.
Qui sont les musiciennes du Moyen Âge ? Que chantent-elles ? De quels instruments jouent-elles ? Sont-elles de simples interprètes ? Des compositrices ? On connaît la mystique Hildegarde de Bingen ou la reine Aliénor d'Aquitaine. Elles sont pourtant bien plus nombreuses qu'on ne le pense : chanteuses, compositrices, instrumentistes, religieuses, copistes, ménestrelles, trobairitz et trouveresses, mécènes... Issues de toutes les strates de la société, familières des cours, des couvents ou arpentant les rues, elles sont ici étudiées sous un angle inédit, dans l'intimité de leur vie quotidienne. Du xiie siècle jusqu'au début du xve, voici racontées ces musiciennes oubliées, consacrées ou profanes, protectrices et dédicataires, ainsi que les grandes figures de la fiction : héroïnes de poèmes et de chansons, en France et en Europe. Une plongée inédite et passionnante au coeur de ce Moyen Âge musical au féminin. Docteure en musicologie, chercheuse associée à l'IReMus (Sorbonne Université), Anne Ibos-Augé enseigne l'histoire de la musique et l'analyse musicale. Elle est l'autrice de plusieurs ouvrages sur la musique médiévale. Collaborant régulièrement au magazine Diapason, elle intervient également dans la « Tribune des Critiques » sur France Musique.
Quand on évoque les grandes figures spirituelles du Moyen Âge, on pense spontanément à Bernard de Clairvaux, François d'Assise ou Bonaventure. Mais à côté d'eux, plusieurs femmes ont marqué leur temps et bénéficié parfois d'une réputation de sainteté. Certaines sont connues, au moins de nom - Hildegarde de Bingen, Claire d'Assise ou encore Catherine de Sienne -, mais la plupart d'entre elles, surtout des laïques, sont restées dans l'ombre. Exhumant des archives inédites, compulsant les textes hagiographiques ou analysant les représentations iconographiques, c'est en expert qu'André Vauchez ressuscite quelques-unes de ces personnalités dans une série d'enquêtes monographiques passionnantes, assorties de superbes illustrations. Et nous fait ainsi découvrir l'efflorescence de la sainteté féminine des derniers siècles du Moyen Âge. Une référence incontournable.
« Je veux l'insécurité et l'inquiétude Je veux la tourmente et la bagarre » Ils ne sont que deux, Joseph Kessel et André Zirnheld, à nous avoir légué un hymne universel à la Résistance. Mais si tout le monde connaît Le Chant des partisans, qui, en dehors des cercles combattants, a déjà lu la sublime Prière du compagnon de la Libération Zirnheld, le premier officier para FFL foudroyé en pleine guerre du Désert, à 29 ans ? Son poème, passé à la postérité sous le nom de « Prière du parachutiste », fut pourtant repris sur tous les fronts de la Libération. C'est l'extraordinaire destin de cet intellectuel antifasciste, de la bohème parisienne et du groupe « Esprit » aux troupes de choc de la France Libre, que retrace pour la première fois cette magistrale biographie. « Il était de la taille des Saint-Exupéry », disait le général Bergé de ce philosophe tombé sous l'uniforme des mythiques SAS Rogue Heroes, une fabuleuse unité fantôme de pirates des sables. À l'heure où la guerre fait son grand retour en Europe, cette passionnante enquête, fondée sur des archives inédites, entre roman d'apprentissage, récit d'aventures, épopée et quête initiatique, se révèle d'une brûlante actualité. Ou comment se tenir debout par gros temps. L'odyssée intime d'un héros à découvrir, à méditer et à transmettre absolument. Préface du général de corps d'armée Olivier Tramond
1925. Camille Flammarion disparaît. Astronome passionné. Vulgarisateur de génie. Investigateur infatigable. Il se fit pèlerin des étoiles mais aussi arpenteur des âmes. Incroyablement libre, mêlant contemplation et recherche, précision mathématique et admiration du firmament, sa vie fut rythmée par les calculs et les découvertes. Élevé dans la religion catholique, il s'en éloigna peu à peu, fasciné par les mouvements spirites de son époque. Il puisait dans ce territoire immense et attrayant le matériau pour assouvir son insatiable curiosité. Aucun sujet ne lui fit jamais baisser les bras, des canaux de Mars à l'hypothèse d'extraterrestres en passant par la survie de l'âme après la mort. Étudier toujours plus ardemment, explorer toujours plus avant les profondeurs de l'humain et celles du cosmos, le passé et l'avenir, l'esprit et le corps : tel était son mot d'ordre. D'une plume vivante et puissante, Jacques Arnould conte l'histoire du scientifique et raconte la vie du « croyant » pour qui l'univers n'était que l'apparence d'une force vitale, l'effet d'une pensée intelligente, la manifestation d'une âme universelle. Voici le portrait décisif qui éclaire la captivante destinée d'un pèlerin moderne. Historien des sciences, théologien, auteur de biographies sur Darwin, Einstein, Teilhard, Jacques Arnould enracine sa recherche dans les rapports entre science et religion. Il a publié de nombreux ouvrages dont La Lune m'a dit... Cinquante ans après le premier homme sur la Lune aux Éditions du Cerf et, dernièrement, Dieu n'a pas besoin de preuve.
Les disciples de Jésus étaient-ils pauvres ? Concrètement, de quoi vivaient-ils ? Et qui a bien pu financer leur mission ? Autant de questions que ce livre nous invite à affronter sans a priori. De la petite communauté de Jérusalem où l'on mettait « tout en commun », selon les Actes des Apôtres, jusqu'à la veille des constructions de basiliques sous Constantin, on découvre ici le fonctionnement économique des premières générations de chrétiens : les systèmes d'entraide - bien réels -, la caisse commune, la solidarité spirituelle mais aussi matérielle. Sujet sensible s'il en est, auquel les exégètes se sont trop longtemps contentés d'appliquer des lectures idéologiques, plutôt que de reconnaître ce qui est historiquement avéré. C'est une compréhension renouvelée du christianisme antique, religion faite de pratiques et non de seuls discours, que nous propose Jonathan Cornillon, avec brio et pédagogie. Un ouvrage capital sur un fait radical.
Pourquoi Noël ? Pourquoi cette universalité ? Cette pérennité ? Pourquoi Jésus ? La crèche ? Minuit ? Le sapin, la bûche, le Réveillon, les cadeaux et les bougies ? En amont et en aval de la Nativité du Christ, des banquets grecs invoquant Dionysos et des fêtes romaines honorant Saturne au culte de saint Nicolas et à l'invention du Père Noël, voici sur vingt-cinq siècles l'histoire de la célébration cosmique et cyclique du solstice d'hiver où, la lumière triomphant de la nuit, recommence l'enfance du monde. C'est en savant qu'Olivier Grenouilleau nous fait voyager à travers les significations, les représentations et les mutations de cette Fête des fêtes qui unit le rite et la réjouissance, le délice et le don, le plaisir et le partage. C'est en conteur qu'il nous fait visiter le musée imaginaire qui dépeint cet instant merveilleux où alternent fresques antiques, enluminures médiévales, tableaux classiques, images populaires, artefacts folkloriques et panneaux publicitaires. Répondant à toutes vos questions, cette fresque éblouissante, superbement écrite et richement illustrée, vous fera goûter comme jamais la joie de Noël. Historien, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), auteur d'une oeuvre internationalement réputée et couronnée de nombreux prix, Olivier Grenouilleau a créé et dirige, aux Éditions du Cerf, « La Bibliothèque à remonter le temps ».
Voici l'histoire d'une prodigieuse aventure intellectuelle. Celle de Michel Maffesoli, par lui dévoilée. Comment est-il devenu le grand sociologue de la postmodernité que l'on connaît ? Quelles sont les racines de son oeuvre ? Et comment a-t-elle rayonné dans le monde entier ? Malgré les vents contraires, les effets de mode et les cabales, Michel Maffesoli a forgé une pensée originale, fondée sur une attention infatigable à l'harmonie des contraires. Tel qu'en lui-même, il raconte sa jeunesse et ses années de formation. Ses études et ses maîtres. Ses élèves et ses rencontres avec de célèbres philosophes. Et nous offre, ce faisant, un formidable tableau d'époque traversant le xxe siècle. De ses influences premières à ses évolutions récentes, du tribalisme au nomadisme, c'est tout son cheminement qu'il retrace, celui d'un penseur incontournable. Une grande épopée pour (re)découvrir le parcours d'un intellectuel majeur, français et planétaire, de notre temps. Sociologue, professeur émérite à la Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, Michel Maffesoli est l'auteur d'une oeuvre fondamentale. Il a récemment publié, aux Éditions du Cerf, Le Temps des peurs et Logique de l'assentiment.
Que nous raconte, pour aujourd'hui, le récit biblique du Déluge, de l'Arche et de Noé ? À quelle histoire du salut renvoie ce sauvetage du monde ? Comment le cep de la faute tourne-t-il à la coupe de l'alliance ? En quoi la gloire du divin se révèle-t-elle l'ivresse de l'humain ? Voici la prodigieuse saga, jaillissant des eaux originelles et de la nuit des temps, de la vigne et du vin. C'est en conteur que l'historien et géographe Jean-Robert Pitte nous fait remonter le temps, nous transporte dans le premier jardin, nous emmène à la rencontre de la descendance d'Adam et Ève. Et qu'il nous fait revivre l'heure où l'Éternel, afin de restaurer sa Création, choisit Noé pour piloter la barque du Vivant. C'est en écrivain qu'il se fait archéologue et anthropologue de la vigne, symbole du monde, à la lumière des sources les plus anciennes, juives et chrétiennes, des commentaires primitifs sur les commandements et la corruption, les espèces et la destruction, les peuples et la domination. Et sur le renversement final de la déchéance en espérance. Jean-Robert Pitte rend ici Noé à son destin d'initiateur de Dionysos, Silène et de leurs libations, de prophète du Christ et de sa communion. Un manifeste célébrant le vin, à déguster sans modération. Historien et géographe du paysage et de la gastronomie, président de la Société de géographie, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, Jean-Robert Pitte est l'auteur d'une oeuvre renommée et primée qui embrasse les genres de l'atlas à la biographie.
Comment les premiers chrétiens ont-ils compris et exprimé l'identité de Jésus ? Voici une réflexion neuve sur les origines du christianisme, les manuscrits de Qumrân, les écrits de saint Jean et saint Paul, par un maître de l'École biblique de Jérusalem. « Messie », « Crucifié », « Serviteur souffrant », « Juste condamné », « Saint », « Fils de Dieu ». Comment les premiers chrétiens ont-ils nommé et identifié Jésus ? C'est en immense spécialiste, internationalement reconnu, qu'Étienne Nodet renouvelle cette question cruciale et se livre à une enquête historique qui l'amène à réexaminer la question synoptique et à étudier l'appellation de « Fils de Dieu ». Oui, le thème du Serviteur souffrant de rang divin, annoncé par Isaïe, présent dans les manuscrits de la mer Morte, est essentiel. Oui, parmi les quatre évangiles, le récit de Jean, sans procès au Sanhédrin, est le plus proche des faits, avec une bonne chronologie. Oui, le titre de Fils de Dieu, a des précédents bibliques depuis David, romains depuis Auguste. Oui, Paul, dont l'influence est perceptible dans la rédaction finale des évangiles, l'a utilisé. Mais en le rattachant à la résurrection. Car, non, les premiers chrétiens n'ont pas cherché à diviniser Jésus. Au contraire, ils ont voulu affirmer son humanité. Un extraordinaire renversement de vue qui restitue enfin le sens primordial de la Passion.
Zeus, Athéna, Aphrodite... Nous croyons tout savoir des dieux grecs, et pourtant ils ont encore bien des secrets à nous dévoiler. Nous les réduisons à quelques clichés éculés, et pourtant ils sont bien plus riches et complexes. Quelle est leur véritable existence ? À quoi ressemblent-ils vraiment ? Sont-ils des êtres parfaits et sans défaut, ou bien menteurs, amoureux et querelleurs, comme nous ? Ils s'aiment, se déchirent, se trompent, se combattent. Mais il serait excessif de voir dans la vie des dieux et déesses de l'Olympe une simple suite de tragédies sanguinaires. Car leur existence se dessine dans des récits en clair-obscur et aux mille variations. Dans un panorama plein de sève et d'humour, Romain Brethes entend redonner toute leur profondeur à ces figures tour à tour lointaines et familières, bienveillantes et terrifiantes, grandioses et burlesques. Il offre ainsi des éclairages inattendus sur des mythes dont la vitalité témoigne du rapport singulier qui nous unit à eux par-delà les siècles. Redécouvrez les Olympiens comme vous ne les avez jamais vus. Préface de GIULIA SISSA Professeur de langues et cultures de l'Antiquité en CPGE (lycée Janson de Sailly) et à Sciences Po, membre de l'équipe AnHiMa, Romain Brethes est notamment l'auteur de Romans grecs et latins et de Celebriti (avec Laure de Chantal) aux Belles Lettres.
D'un côté, l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph - le mari de Sissi -, navigateur hors pair, idéaliste qui ne rêve que de voyages exotiques. De l'autre, Benito Juárez, un orphelin parti de rien, Indien du Mexique, qui conquiert la plus haute magistrature d'une ancienne colonie espagnole plombée par le racisme. Des destins qui vont se percuter : l'empereur Napoléon III décide une expédition au Mexique et veut installer Maximilien à la tête du futur empire. Menée par ces deux personnages que tout oppose, la « guerre d'intervention » ou « campagne française » qui s'ensuit contribue à la chute de Napoléon III et plonge le Mexique dans un conflit sanglant, dont les emblèmes sont les batailles de Puebla, fête nationale mexicaine, et de Camerone, cette dernière encore commémorée par la Légion étrangère. Par-delà les ambitions personnelles, s'affrontent ici deux visions du monde : les jeunes démocraties du Nouveau Monde et les vieilles royautés européennes conservatrices, à peine teintées de libéralisme. Une relecture décisive d'un événement historique, crucial. Archéologue franco-mexicaine, docteure en anthropologie, Rosario Acosta Nieva a publié, avec Éric Taladoire, Pepita, la femme du traître, biographie de l'épouse du maréchal Bazaine, et Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine aux Éditions du Cerf. Historien et archéologue mexicaniste, professeur émérite à Paris 1, Éric Taladoire a publié D'Amérique en Europe. Quand les Indiens découvraient l'Ancien Monde (1493-1892) et Mercenaires, anarchistes et bandits en révolution. Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917).
C'est en tant qu'il y réside et qu'il y vit qu'Olivier Catel nous raconte ici la ville trois fois sainte et cependant mille fois divisée. Son regard n'est pas celui du voyageur, ni même du pèlerin, mais de l'habitant. Il nous emmène dans un périple où se succèdent les bas et les hauts, les murs et les ponts, les haines et les grâces. Déambulant en sa compagnie, les monuments, les rues, les gens, de même que les mémoires, les émotions, les attentes prennent un tout autre sens, à la fois inouï et intime. Il ressuscite en fait Jérusalem devant nous, l'offre à nos yeux et à nos oreilles, la rend nôtre. Cette promenade commentée, à la fois biblique, archéologique, exégétique, historique, est d'abord vibrante d'humanité. Où trouver la quiétude ? Où rencontrer l'autre ? Où échanger la parole ? Comment faire la paix ? En quatorze chapitres qui s'apparentent aux stations du Chemin de croix, entrez à votre tour dans la cité sans égale, plongez dans l'urgence de la réconciliation et immergez-vous dans l'espérance que seul donne l'Éternel. Frère dominicain à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, membre d'une association de dialogue judéo-chrétien en Israël, Olivier Catel enseigne la lecture juive des Écritures.
Où est le Suaire ? À Turin, en Italie ? À Cahors, en France ? À Oviedo, en Espagne ? Ailleurs ? Vénérée comme le linceul de la Résurrection, la relique la plus célèbre et la plus controversée du Christ est aussi la plus disputée. Depuis le Moyen Âge, une foule de sanctuaires à travers tout le Vieux Continent revendique posséder cet objet, joyau pour l'Église et énigme pour l'Histoire. Pourquoi une telle abondance ? Parce que promu par les papes et les évêques, célébré par l'érudition catholique comme une preuve de la Passion du Christ, réputé opérer des miracles et octroyer des indulgences, un Suaire a le pouvoir de mobiliser les talents et les énergies, d'agréger le peuple, de susciter un pèlerinage. Il constitue, à tous les sens du terme, un trésor. Cette multiplicité s'est perpétuée jusqu'aux Lumières. Bien qu'amoindrie par les épisodes de vandalisme révolutionnaire, elle a été questionnée par les sciences positives à l'époque contemporaine. Le Vatican s'est interrogé : fallait-il les remiser au musée, ces Suaires concurrents, ou laisser subsister leur dévotion locale ? Pour la première fois, cette magnifique plongée dans notre passé restitue la grande saga des Suaires en Occident. Au terme d'une enquête menée tambour battant au fil des siècles et aux quatre coins de l'Europe, Nicolas Sarzeaud nous offre un livre passionnant qui se lit comme un thriller théologico-historique. Docteur en histoire médiévale de l'EHESS, Nicolas Sarzeaud est enseignant chercheur à l'Université de Lorraine. Il est l'auteur de nombreuses publications en histoire de l'art et des images.
Préface de François Delpla Juin 1940. Les Allemands prennent possession de Paris, réquisitionnent les hôtels, investissent les terrasses. Qui sont ces occupants qui répriment, raflent, déportent ? Et qui se flattent de littérature, de peinture, d'opéra ? Pourquoi échapperont-ils au jugement de l'histoire ? La vérité sur un grand trucage intellectuel. Quatre-vingts ans après la Libération, la fable perdure. La Wehrmacht ne s'occupait pas des basses besognes. Tous les officiers n'étaient pas nazis. Certains étaient des opposants passifs. Quelques-uns des amoureux et des protecteurs de la Capitale. Autant d'idées reçues qui ont la vie dure. Autant de contrevérités qui sont ici infirmées. Pierre Abou fait parler des archives inédites et dévoile la face cachée d'un mythe pseudo-intellectuel. C'est la lourde machine du commandement militaire allemand en France qui est ici décryptée. Les responsabilités dans le crime d'esthètes présumés tels Werner Best, Hans Speidel ou Ernst Jünger qui sont ici prouvées. Leur rôle dans la répression et l'organisation des premières rafles qui est ici révélé. Un récit captivant. Un ouvrage iconoclaste. La vérité sur la barbarie. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'université Paris I, Pierre Abou a notamment publié Les bâtisseurs (1773-1815) et Les joyaux de la couronne.
Qui sont les Samaritains de la Bible ? Comment se sont-ils agrégés dans la Palestine antique autour de leur temple sur le mont Garizim ? Quel effet a eu sur eux le fait de ne pas connaître l'Exil ? À quoi doivent-ils leur si mauvaise réputation ? Comment se fait-il que, de l'Ancien Testament à l'Évangile, leur judaïsme dégradé les érige en contre-exemple, ce dont le « bon Samaritain », qui fait mentir l'image reçue, constitue la preuve indirecte ? Et pourquoi se sont-ils étiolés à partir de la romanité chrétienne ?Voici la plus grande investigation jamais entreprise sur l'origine des Samaritains, établissant leur généalogie, dévoilant leur histoire. L'examen critique des écrits de Flavius Josèphe, la confrontation des traditions juives et de l'histoire, l'étude comparée des sources archéologiques permettent au bibliste Étienne Nodet d'éclairer leur mystère et de restaurer leur identité israélite.Un ouvrage éblouissant.Dominicain, ancien élève de l'École polytechnique, Étienne Nodet est professeur de littérature intertestamentaire à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem.
Le temps, c'est de l'argent. Mais l'histoire, c'est aussi celle de la fausse monnaie. Un phénomène qui n'a épargné aucune société et aucune époque. En voici le grand récit, les affaires les plus retentissantes, les personnages les plus étonnants. Pour toute nouvelle monnaie créée, des sesterces romains aux billets en euros, apparaît immanquablement son double hors-la-loi. Et ce, malgré une législation toujours d'une sévérité extrême. Cette répression d'exception s'explique par un fait fondamental : la monnaie est indissolublement liée au pouvoir régalien et à la souveraineté. Mais elle aussi est un moyen politique. Au point que les faussaires de génie Warneke et Bojarski coexistent avec les faux-monnayeurs d'État Napoléon et de Gaulle. Une immersion inédite, richement documentée et illustrée. Docteur en histoire et en économie, chercheur associé à Paris I Sorbonne, ancien président du congrès mondial d'Interpol consacré à la lutte contre le faux-monnayage, Arnaud Manas dirige le service du Patrimoine historique et des Archives de la Banque de France. Il est notamment l'auteur de L'Or de la guerre froide aux Éditions du Cerf.
Voici l'aventure d'un trio improbable, parti de Marseille en 1707 chercher fortune dans les Indes occidentales. Sous la direction du capitaine-corsaire Jean-François Doublet, le Saint-Jean-Baptiste dit le Lévrier, armé par le négociant Jean-Baptiste Bruny, se lance à la conquête des richesses du Pacifique, avec, à son bord, le père Louis Feuillée, moine minime et astronome. Les archives, les mémoires, les livres de bord et de comptes permettent de reconstituer, comme jamais, ce périple de plus de trois ans, avec ses tempêtes, ses corsaires, l'escale sur le Rio de la Plata, le franchissement périlleux du cap Horn, le cabotage le long des lointaines côtes du Chili et du Pérou. Là, dentelles, rubans, chandelles, tissus, toute la « pacotille » se change en piastres et lingots d'argent. Avec cette épopée, l'histoire de France apparaît sous plusieurs facettes. Histoire économique, histoire sociale, histoire scientifique, mais aussi histoire locale, avec l'ouverture d'un port, Marseille, à l'économie-monde, et le destin collectif d'une ville. Plus qu'un livre, un roman.
Vichy a survécu après Vichy. Clandestinement. Mais richement. Voici les carnets secrets de Josée de Chambrun, la fille de Pierre Laval, enfin révélés par Yves Pourcher. Et qui montrent comment, dans les années 1960, le Tout-Paris mondain a fait le pont entre la Collaboration et aujourd'hui. Elles se nomment Arletty, Coco Chanel, Louise de Vilmorin. Ils s'appellent Paul Morand, Marcel Jouhandeau, Jean Jardin. Mais aussi René Bousquet, l'organisateur de la rafle du Vel d'Hiv. Jacques Isorni, l'avocat de Brasillach. Abel Bonnard, le ministre de Pétain. Arno Breker, le sculpteur de Hitler. Josée Laval les reçoit dans son magnifique appartement ou ses somptueux châteaux. À sa table réservée chez Maxim's ou au Fouquet's. Dans sa loge personnelle de Longchamp ou d'Auteuil. En Balenciaga, Dior ou Saint Laurent, la fille du fusillé de 1945 mène la valse des dîners et des galas. Entre gens de bonne compagnie, on s'amuse, on se fréquente, on partage la même nostalgie pour le temps du Maréchal. Exhumant ses carnets qu'on croyait perdus, l'historien Yves Pourcher dévoile et décrypte comment les protagonistes de la Collaboration, pris entre amertume et aisance, en ont perpétué la mémoire et réécrit l'histoire. Un document crucial. Un commentaire magistral. Une grande leçon contemporaine. Professeur émérite à l'IEP de Toulouse, Yves Pourcher est anthropologue et historien. Il est l'auteur de nombreux livres dont Pierre Laval vu par sa fille et dernièrement, au Cerf, L'Exil des collabos.
Seule femme en charge du renseignement militaire dans la Résistance, Marie-Madeleine Fourcade (1909-1989) aura été toute sa vie une combattante de la liberté. En 1941, à trente ans, elle est la tête du réseau SR Alliance et de ses 3 000 membres, dont de nombreuses femmes. L'occupant nazi tente sans relâche de le réduire à néant, mais il est incessamment rebâti par sa cheffe. Elle-même fait preuve d'une ténacité exceptionnelle : arrêtée par la police de Vichy, puis par la Gestapo, elle réussit chaque fois à s'évader. La guerre terminée, Marie-Madeleine met un point d'honneur à enterrer les morts et à célébrer les survivants parmi ses compagnons de lutte. Elle parvient à s'imposer dans les domaines politique et humanitaire afin de garder haute la flamme de la France libre et de lutter pour les droits des peuples. Véritable modèle pour les femmes, Marie-Madeleine Fourcade restait secrète. Pour la première fois est révélée ici l'incroyable modernité d'une femme engagée. Présidente de Res Femina, association que Sylvette Dionisi a fondée en 2009 avec le soutien de Simone Veil, cette ancienne élue de Paris, très attachée au rôle des femmes dans la vie publique est experte en intelligence économique, auditrice de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).
Voici l'histoire d'une vie. Voici l'histoire d'un peuple. Voici, contre l'oppression et l'oubli, le combat de la communauté assyrochaldéenne pour la vérité, celui de ces chrétiens d'Orient qui, entre martyre et splendeurs, s'attachent à cultiver la mémoire des siècles et s'efforcent de construire un avenir possible. Plongeant dans les profondeurs de sa langue maternelle, l'araméen, la langue du Christ, et dans son patrimoine religieux, qui remonte à l'aube du christianisme en Orient, Joseph Yacoub nous entraîne aux sources de sa Syro- Mésopotamie natale et raconte l'histoire de sa communauté marquée par le génocide dont ses parents furent rescapés. Une histoire d'errance courant de l'Iran au Caucase, de la Géorgie à la Syrie et du Liban à la France qui l'a conduit à s'interroger : Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? Quelle place en diaspora, c'est-à-dire dans les pays de la dispersion ? Éclairant l'actualité brûlante à l'aune du terrible passé, une histoire bouleversante qui délivre le plus universel des messages. Professeur honoraire à l'université catholique de Lyon et premier titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, cultures et interculturalité », Joseph Yacoub est l'auteur de nombreux ouvrages dont Oubliés de tous : les Assyro-Chaldéens du Caucase, co-écrit avec Claire Yacoub, et Qui s'en souviendra ? Écrivain-voyageur et photographe, Pascal Maguesyan est le cofondateur de l'association Mesopotamia. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Chrétiens d'Orient : ombres et lumières et Mesopotamia, une aventure patrimoniale en Irak.
Qui sont les « casseurs » ? À chaque manifestation, chaque mouvement social, chaque émeute, la même question revient dans les journaux comme sur les écrans. D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qu'est-ce qui les rassemble ? Voici, pour la première fois, l'histoire totale d'un mouvement issu des marges. Ultra-gauche ? Anarchistes ? Black blocs ? Zadistes ? Composé d'une multitude de courants, de bandes et de groupes souvent opposés, à la fois très localisé et entretenant une dimension internationale, évoluant de poussées insurrectionnelles en traversées du désert, le mouvement autonome a bien rarement été étudié dans sa globalité. Apparu aux lendemains de Mai 68, ce mouvement aurait dû être un baroud d'honneur. Depuis, pourtant, de renouvellements théoriques en rassemblements militants, à travers les querelles idéologiques et les scissions politiques, il a tracé son sillon. Dans les squats des grandes villes comme dans les villages de campagne, il étoffe ses rangs. Héritier d'une tradition révolutionnaire qu'il veut réinventer, témoin d'une radicalité politique qui se refuse à mourir, menant la lutte dans les actes et par les mots, le mouvement autonome n'a pas renoncé à l'action directe. Faite de pratiques, d'acteurs, d'idées et d'événements-clés, voici son histoire. Docteur en sciences politiques, Arthur Pouliquen est spécialiste de l'histoire des idées politiques et travaille sur les radicalités et les mouvements contestataires français et européens. Il est l'auteur, au Cerf, de Georges Sorel. Le mythe de la révolte.
Tout le monde connaît Nostradamus et ses légendaires prophéties. Mais sait-on vraiment d'où il vient ? Au cours d'un fascinant voyage à travers le temps, cet ouvrage part à la recherche de son histoire familiale et dévoile le secret de ses origines. Jusqu'alors, seuls ses ancêtres paternels juifs avaient été identifiés, mais le versant maternel restait encore à élucider. Recourant aux témoignages les plus irrécusables du passé que sont les archives, s'appuyant sur des sources méconnues, éparses, puisées dans les fonds notariés de Marseille, Danièle Iancu-Agou a peu à peu recueilli de nombreux documents matrimoniaux, testamentaires, religieux et fiscaux. Ils ont fourni le matériau inespéré pour retrouver les chaînons manquants de la généalogie du plus grand astrologue de l'histoire. Et nous faire plonger au coeur de la Provence du tournant du xvie siècle, au contact des « néophytes », ces Juifs nouvellement convertis au christianisme. Mieux comprendre d'où il vint pour mieux appréhender qui il fut : voici les racines de Nostradamus enfin exposées. Une synthèse inédite pour découvrir une toute nouvelle facette de l'historiographie nostradamienne. Directrice de recherche émérite au CNRS (Laboratoire d'études sur les monothéismes), professeure associée à l'Institut du judaïsme Martin-Buber de Bruxelles, Danièle Iancu-Agou est membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier. Elle est l'autrice de plusieurs ouvrages, dont Régine-Catherine et Bonet de Lattes, paru aux Éditions du Cerf.
Zahhak, le redoutable Roi aux Serpents, Rostam le Pahlevan, chevalier le´gendaire et intre´pide, Zâl et Roudabeh, les amoureux, Siavach, le premier exilé de l'histoire du monde : autant de héros magnifiques de la mythologie iranienne, aussi célèbres que ceux des Mille et Une Nuits. Cette saga immortelle, le Shâhnâmeh, retranscrite en vers au xe siècle par le poète persan Ferdowsi, explore la grandeur et la tragédie humaines empreintes de luttes et de résistances. Rahmat Baniasadi nous en livre ici une version modernisée, magnifiquement illustrée, et nous transmet l'âme de cette culture iranienne, ses croyances, ses valeurs et sa vision du monde. Des destinées fascinantes qui entrent en résonance avec les événements actuels. Un incontournable. Écrivain, journaliste et traducteur iranien, Rahmat Baniasadi a travaillé pour la télévision iranienne et au sein du journal Keyahn. Il a également enseigné la langue et la littérature persanes à Téhéran. Ayant à coeur de défendre la liberté d'expression et les droits de l'homme, il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Illustrations de Farhad Djamshidi.
Philippe Ariès n'a pas livré tous ses secrets. Voici rassemblés, pour la première fois, les textes fondamentaux et jusqu'alors inédits d'un « historien du dimanche » qui a marqué le siècle de son empreinte. Alors que l'Europe n'en finit pas de s'interroger sur son identité, le voilà qui pose la question de l'existence d'une civilisation occidentale en remontant à ses sources. Alors que notre école est en crise, le voilà qui mesure le poids de cette institution dans la transformation de la famille et qui met en évidence le rôle nouveau de la mère et de l'enfant. Alors que les débats bioéthiques font rage, le voilà expliquant à quel point l'homme occidental a été dépossédé de sa mort, de plus en plus médicalisée et de moins en moins ritualisée. On reconnaît un penseur à l'actualité toujours prégnante de ses écrits. Par leur diversité et par leur richesse, les articles ici présentés permettent de mesurer la modernité des travaux du célèbre historien. Dont les méditations irriguent notre présent et dont les leçons continuent d'éclairer notre avenir. Une introduction essentielle pour découvrir toute la profondeur d'une oeuvre magistrale. Préface et édition réalisées par Guillaume Gros Traduit dans une trentaine de langues, Philippe Ariès (1914-1984) a été l'un des grands historiens de sa génération avec plusieurs ouvrages de référence tels que L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime et L'Homme devant la mort. Docteur en histoire et chercheur, Guillaume Gros a consacré sa thèse à Philippe Ariès, il a notamment dirigé la publication de ses Pages retrouvées au Cerf.
Comment la Vendée s'est-elle embrasée ? Comment une troupe spontanée, hétéroclite, désorganisée s'est-elle constituée pour passer la Loire ? Qui étaient les insurgés ? Quels furent leurs faits d'armes ? Avant les chouans, les colonnes infernales, la répression et le triomphe des bleus, il y eut ces treize journées qui virent tout un peuple se lever. Voici l'épopée de l'Armée catholique royale. Voici comment des humbles se rebellèrent. Voici comment des paysans se firent les premiers partisans. Il fallait Gérard Guicheteau pour plonger dans l'océan des archives et des écrits, en exhumer l'histoire enfouie, dresser la chronique oubliée de ces quelques jours qui ébranlèrent à jamais le mythe révolutionnaire. Place au récit, aux témoignages, aux noms et aux visages de ces inconnus convaincus de la justice de leur combat. Gérard Guicheteau raconte avec science et passion cet exode parti du bocage pour y retourner au prix du sang versé. De la mobilisation dans les paroisses à l'échec devant les murailles de Nantes, en passant par la prise de Saumur et la déroute de Cholet, on suit le périple héroïque de ces 100 000 hommes, femmes et enfants. Qui hésiteront à marcher sur Paris. Qui ne parviendront pas à rallier la Bretagne. Qui craindront que, prêts à s'embarquer pour l'Angleterre, leurs chefs ne les trahissent. Et qui connaîtront l'errance, la faim et la mort. Voici le mémorial de leur martyre.
Plus de 600 notices, 80 auteurs. Un ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent aux thèmes théologiques, aux institutions, aux fonctions, aux titres, aux rites, à la liturgie, bref à tout ce qui a tissé l'histoire de la vie chrétienne. Comment connaître l'histoire de l'Église ? Comment comprendre quantité de termes, de concepts aujourd'hui éloignés du vocabulaire de la vie quotidienne ? Pour relever ce défi, quelque quatre-vingts auteurs, provenant de différents continents, ont accepté d'unir leurs connaissances afin de proposer un dictionnaire de consultation facile, qui offre des informations de qualité, non seulement sur des thèmes importants, mais aussi sur des notions et des mots peu connus. Chaque notice aborde la signification des termes et, le cas échéant, leur évolution au cours des siècles. Des renvois à d'autres notices contenues dans le dictionnaire ouvrent des perspectives nouvelles de recherche. Dans l'intention d'ouvrir des pistes de consultation, chaque notice est accompagnée d'une proposition bibliographique succincte : les ouvrages essentiels de référence dans les langues les plus courantes. Enfin, dans un souci d'objectivité, ce dictionnaire se limite strictement à des concepts inhérents à la nature de l'Église et à son histoire. Un instrument indispensable.