La Biblimobile/Gallimard
« Maman dit que cette langue de terre qui s'avance sur les flots s'appelle Nami-no-kuni, ce qui veut dire le pays des vagues en japonais. Elle dit que nous ne serons bientôt plus seules, qu'en apprenant que certains sont parvenus à survivre ici, d'autres nous rejoindront. Alors chaque jour, je guette la mer, la forêt, les rizières. Je suis la sentinelle de Nami-no-kuni. »
« Ce soir, Papa est arrivé emportant sous le bras une caisse en plastique poussiéreuse, apparemment très lourde. Il l'a posée sur la table basse du salon, en a ôté le couvercle et tada ! une machine à écrire est apparue. Une vraie machine à écrire d'autrefois, du temps d'avant les ordinateurs. »
« J'ai beaucoup de mal à m'endormir cette nuit-là. C'est la pleine lune. Vers deux heures du matin, quand je me lève, un petit avion me barre le passage dans le couloir ! Ses feux de position clignotent dans une lumière bleuâtre. Son fuselage est percé de deux places en tandem. Son gros museau pointe vers le ciel et l'hélice tourne au ralenti, sans un bruit... »
« - Je veux que tu rédiges un livre qui contiendra pour ma fille tout ce qui pourrait l'aider à trouver le bonheur et à le répandre autour d'elle. Le marchand songea que c'était finalement un roi plus pacifique qu'il n'en avait l'air. Mais comme pour le démentir, le roi conclut son discours en ajoutant : - Sinon, ce sera ta tête servie sur un plateau ! »
« Tout en travaillant, Eugène réfléchissait. Il pensait rouages, engrenages et mécaniques. Quoi de mieux pour épater la fille d'un horloger ? Le cadeau qu'il voulait lui faire était prêt depuis longtemps dans son esprit... »
« Tout à l'heure, les icebergs vont devenir dorés, puis ils seront bleu sombre avant de s'effacer dans la nuit. C'est le moment où je peux faire trois fois le tour d'Afeq et de son petit, en prenant garde de ne pas les déranger. »
«Romy écrit la même phrase, page après page, dans son cahier : "Je veux une soeur ou un frère, l'un ou l'autre, pour jouer avec moi." Elle aimerait avoir les deux mais il ne faut pas trop demander. »
« Krrrooo ! Salut les Normaux ! Moi c'est Fafnir. Je sais, vous allez me dire, Fafnir, c'est pas un nom. C'est vrai, c'est pas un nom... pour un humain ! Mais moi je suis un corbeau. Un corbeau qui pense et qui parle (certains disent un peu trop, mais ce sont de mauvaises langues). »
« J'ai moi-même été un enfant et j'ai moi-même eu envie de dire cent fois à mes parents ou à mes professeurs : cause toujours, tu m'intéresses ! Prenons un exemple, sinon ce serait ennuyeux, l'exemple le plus connu et qui tient en trois mots : range ta chambre ! »
C'est justement ce calme qui m'inquiète, Hermès. Voilà des semaines que je me repose en Sicile, juste en face, bercé par les chants lointains des Sirènes qui protègent cet îlot. Mais il y a quelques jours, tout s'est tu brutalement. Plus une seule mélodie, pas même une note de musique. N'est-ce pas étrange ?
« Écoute-moi bien, et n'oublie jamais une chose Gaëtan : il n'a pas l'air comme ça, mais ton père est un héros. » J'ai pouffé, mais maman a posé un doigt devant ses lèvres. Elle a approché son visage près du mien et a articulé une nouvelle fois : « Crois-moi et ne le répète à personne, ton papa est un héros. »
« - Des lapins ? je demande, dissimulant mal ma déception. - Des lapins de Pâques, plus exactement. Ils appartenaient à une famille d'elfes qui n'en veut plus. Il paraît qu'ils refusent de pondre du chocolat... En me portant volontaire à l'association SOS Animaux Magiques, j'espérais qu'on me confierait un yéti. Ou au moins un phénix ! »
"- Papa, Juliette d'Airain a une question ! prévint Mathieu. - Encore ? soupira M. Hidalf. J'espère que ce n'est pas la même question que la semaine dernière et la semaine d'avant ! Mais c'était exactement la même question. - Au fait, papa, pourquoi déteste-t-on la famille Pompous ? demanda Juliette d'Airain d'une voix décourageante d'innocence."